Initiée depuis juin dernier par une intersyndicale*, la grève nationale dans l’Education de ce mardi 27 septembre devrait concerner dans le Val de Marne quelques 60 % des enseignants (dans le primaire) selon les informations du Snuipp, syndicat majoritaire dans le premier degré de l’Education nationale. Ces chiffres émanent des déclarations des enseignants, tenus de prévenir 48 heures avant dans le primaire afin de permettre aux communes de mettre en place un service minimum. Un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale, estimée à 53,75%, mais moins important que celui de la Seine Saint Denis, estimé à 65%, contre 60 % dans le Val d’Oise et la Seine et Marne, 55 % dans les Hauts de Seine et 30 % dans l’Essonne.
Alors que plusieurs manifestations et occupations d’écoles ont déjà eu lieu dans le Val de Marne depuis la rentrée, une nouvelle est du reste prévue devant la préfecture de Créteil mercredi 28 septembre, pour protester notamment contre la diminution de la scolarisation des moins de 3 ans, le non renouvellement des enseignants spécialisés dans les difficultés d’apprentissage au sein des réseaux d’aide (Rased), la suppression de 500 postes d’enseignants malgré l’augmentation des élèves et celle d’assistants aux directeurs d’établissement, la manifestation nationale de ce mardi 27 septembre, dont le rassemblement est prévu à 14h30 devant le jardin du Luxembourg, s’attaque aux mesures budgétaires concernant la rentrée 2012, qui prévoient une diminution supplémentaire de 14 000 postes sur l’ensemble du pays.
Participation inédite des enseignants du secteur privé
Fait nouveau, cinq syndicats enseignants du secteur privé (Fep-CFDT, Snec-CFTC, Spelc, SNPEFP-CGT, Synep-CFE-CGC) ont appelé à se joindre à la grève. Les raisons de leur colère : les suppressions de poste, de l’ordre de 1400 à la rentrée 2011 et 1350 à la rentrée 2012.
Réaction de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale
Invité de l’émission 12-13 dimanche sur France 3 la semaine dernière (18 septembre), le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a défendu les réformes entreprises au nom de la personnalisation et du sur mesure plutôt que de la quantité. Concernant les revendications liées aux suppressions de postes, il a affirmé qu’il y avait aujourd’hui 5000 professeurs de plus qu’en 1990 pour 500 000 élèves de moins.
*L’intersyndicale est composée de la Sgen-CDFT, la CGT Ferc, l’U FSU, le Snuipp, l’Unsa Education, rejointe par la fédération de parents d’élèves FCPE et les syndicats étudiants Unef et Unl.
Voir l’appel de l’Intersyndicale
Voir l’interview de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale


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