| Val de Marne

La grève des praticiens libéraux très suivie dans les cliniques du Val de Marne

Chirurgiens, anesthésistes et autres praticiens privés des blocs opératoires sont particulièrement représentés dans le mouvement de grève entamé le 12 novembre pour protester contre la suppression progressive des compléments d’honoraires suite à la signature fin octobre de l’avenant numéro 8 à la convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’assurance maladie,

avenant signé par trois syndicats de médecins libéraux (CSMF, SML et MG France) et les organismes complémentaires (UNOCAM).

Au niveau de l’Ile de France, la Fédération de l’hospitalisation privée Médecine Chirurgie Obstétrique (FHP-MCO) a déclaré hier une mobilisation de l’ordre de 80%. Une proportion qui semble correspondre dans le Val de Marne, après appel des hôpitaux privés qui déclarent en très grande majorité être concernés par le mouvement, surtout au niveau de leur bloc opératoire où seules sont assurées les urgences.

«Lorsque je me suis installé à Vitry en 1996, le tarif sécurité sociale de l’arthroscopie était de 180 euros et je payais 2000 euros d’assurance. Aujourd’hui, il est toujours de 180 euros mais je paye 20 000 euros d’assurance car la chirurgie orthopédique est un secteur de plus en plus attaqué, et les autres charges ont également augmenté. Les dépassements d’honoraire représentent 20 à 25% de mes revenus», témoigne ainsi Philippe Planté-Bordeneuve, chirurgien orthopédiste exerçant à la clinique Pasteur de Vitry sur Seine.

Les exemples de tarifs d’actes chirurgicaux affluent, de l’appendicectomie bloquée à 190 euros à la cure d’hernie de l’aine à 200 euros, qui rendent compte d’une stagnation des tarifs sécurité sociale depuis vingt-cinq ans. Et les chirurgiens et anesthésistes de comparer avec les tarifs des coiffeurs et plombiers, qui eux ont augmenté chaque année. « Nous avons fait quinze ans d’études et exerçons un métier risqué et stressant, il est légitime de bien gagner notre vie », reprend Philippe Planté-Bordeneuve.

«Nous ne sommes pas opposés par principe à la suppression de compléments d’honoraires, mais à condition de revaloriser le montant des actes médicaux. Les compléments d’honoraire ne font que compenser l’augmentation coût de la vie. Et nous devons également payer notre aide opératoire, police d’assurance et autres charges. Nous demandons une convention spécifique des acteurs du bloc opératoire», motive pour sa part Jean-François Gillion, spécialiste de chirurgie viscérale à Thiais exerçant dans une clinique des Hauts de Seine et membre du Bloc, collectif qui rassemble plusieurs syndicats de praticiens en bloc opératoire qui s’est mobilisé contre l’avenant n°8.

Entamée lundi 12 novembre, la grève doit se poursuivre au moins toute la semaine. Une manifestation est prévue à Paris le mercredi 14 novembre à 14 heures devant le ministère de la Santé.

Voir l’avenant n°8.

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