| Val de Marne

Le Parti pirate prêt à l’abordage des municipales!

Avec un score multiplié par 3,5 entre juin et décembre, frisant les 3% lors de la législative partielle du Val de Marne malgré un déficit de notoriété et une campagne à petit budget, le Parti pirate a les voiles gonflées à bloc pour venir saborder les navires des grands partis aux élections municipales de 2014.

Contrairement au Parti du vote blanc qui a clairement indiqué ne pas souhaiter se présenter lors des élections municipales, afin de ne pas interférer dans des enjeux concrets locaux, le Parti pirate entend bien jouer les outsiders au-delà des marqueurs droite-gauche lors des prochaines échéances électorales. Un rôle qu’avait su incarner le MoDem en 2008, attirant à l’époque une génération moins clivée mais que l’appareil n’a pas vraiment réussi à garder motivée les années qui ont suivi. « Mais le MoDem était issu d’une formation traditionnelle de centre-droit et il lui était par essence impossible de se sortir réellement de l’échiquier politique classique« , analyse Txo, l’un des porte-parole du Parti pirate.

Une vision de la politique économique qui reste à construire

Le Parti pirate, qui se revendique un peu comme le porte-voix de la génération Y, se positionne de manière libérale sur les questions de société (pas au sens économique) comme par exemple le mariage gay, et a surtout développé ses positions sur les questions d’éthique politique et de gouvernance des nouvelles technologies, prenant clairement position contre la loi Hadopi. « La réflexion sur les questions économiques est en cours, indique le porte-parole du parti. Nous réfléchissons par exemple à la question du revenu de vie inconditionnel. » Un point qui est aussi inscrit dans le programme du Parti pirate allemand.

Une internationale pirate ?

Si le parti s’inscrit en dehors de l’échiquier traditionnel, le parti né en France en 2006 s’ancre en effet au-delà du seul hexagone, inspiré de mouvements similaires d’autres partis d’Europe. « Notre vocation est pleinement européenne et internationale, et l’un de nos objectifs est d’organiser un congrès international des partis pirates, avant les élections de 2014″, poursuit Txo.

Provocation ou proposition ?

Le tournant du coup de gueule contre Hadopi vers un parti doté d’un programme pour gouverner au quotidien reste néanmoins à franchir. Et l’étape ne va pas forcément de soi. « Au sein de notre mouvement, il y a les deux tendances, celle de l’aiguillon et de l’alternative crédible.  Le bon score du Parti du vote blanc lors de la législative partielle du Val de Marne me fait penser que les gens qui ont voté pour nous ont aussi adhéré à nos propositions car il y avait déjà un exutoire pour le vote entièrement protestataire, détaille le porte-parole. Personnellement, je pense qu’il y a de nombreux sujets sur lesquels nous pouvons nous positionner en réfléchissant autrement. Concrètement, l’organisation du parti laisse une certaine latitude à chacun pour développer des propositions. Celles qui sont votés à plus de 50 % par les adhérents sont déclarées compatibles avec notre coeur de programme. On peut aussi défendre certaines mesures à titre personnel, à condition de préciser d’où l’on parle, en son nom ou celui du mouvement. »

Pour l’instant, le parti pirate compte un peu plus d’un millier d’adhérents au niveau national, essentiellement recruté après les élections législatives de juin 2012, et s’appuie sur 25 sections locales. La section Ile de France accueille par exemple quelques 150 membres. Le Parti pirate n’a pas de président mais uniquement des porte-paroles.

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