| Rungis

Le potager de Marianne : une passerelle économe vers l’emploi

Insérer des personnes en situation d’exclusion professionnelle pour limiter le gaspillage alimentaire sur les marchés de fret, tel est l’objectif du chantier d’insertion Le Potager de Marianne de Rungis (Val de Marne), géré par l’A.N.D.E.S (Association Nationale du Développement des Epiceries Solidaires). C’est ce projet qu’est venu encourager la ministre en charge de la lutte contre l’exclusion,  Marie-Arlette Carlotti, ce mardi15 janvier. 

Ouvert en avril 2008, le Potager de Marianne se bat pour valoriser les fruits et légumes invendus du marché de gros pour améliorer la qualité de l’alimentation des personnes en situation d’exclusion alors que 8,2 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et sont amenées à solliciter l’aide des structures alimentaires (INSEE 2009).

En faisant le constat du gâchis alimentaire résultant chaque jour de la’activité du MIN de Rungis, l’A.N.D.E.S a créé ce chantier d’insertion pour récupérer les invendus et les redistribuer vers les structures d’aides alimentaire de la région (épiceries solidaires, Restos du Cœur, Emmaüs, …). En 2011, 740 tonnes de marchandises ont ainsi été triées et livrées par le Potager de Marianne. Et 67% des employés qui y travaillent 26h par semaine ont trouvé un emploi ou choisi une formation à la suite de leur passage dans l’entrepôt rungissois.

Un tremplin vers l’emploi

Pour mener à bien son action caritative, le Potager de Marianne fait appel à des « personnes éloignées de l’emploi » : chômeurs de longue durée ou anciens détenus peuvent par exemple prétendre à un poste dans l’association. Leur mission : trier les invendus qui peuvent être livrés dans la journée, préparer les commandes et les livrer. L’association bénéficie également d’une enveloppe de l’Etat pour acheter des produits frais et compléter son offre de livraison.

Les salariés du Potager de Marianne signent un CUI (Contrat unique d’insertion) d’une durée initiale de 6 mois et reconductible 3 fois (l’expérience pouvant ainsi durer jusqu’à 2 ans). En plus du travail et des compétences logistiques acquises, ils sont suivis individuellement (formations, aides administratives, techniques de recherche d’emploi…). Une formule qui a permis à Hédi, 59 ans, de trouver un poste de chauffeur-livreur aux Délices d’Alice (traiteur basé à Créteil). Cet ancien de la restauration a intégré le chantier d’insertion en février 2009 et a rejoint les Délices d’Alice en septembre 2009, après que le traiteur ait fait appel à l’A.N.D.E.S pour le recrutement d’un livreur.

Pour en savoir plus sur le réseau d’épiceries solidaires A.N.D.E.S, cliquez ici.

 

 

 


 

 

 

 

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