| Maisons-Alfort

L’école vétérinaire de Maisons Alfort aux abois

Rien ne va plus pour la prestigieuse et historique école nationale vétérinaire de Maisons Alfort (Enva). Après s’être vue amputer d’une importante partie du budget de rénovation qui lui était promis quelques années plus tôt, l’école doit aujourd’hui faire les frais d »une gestion passée insuffisamment rigoureuse, acculée dans une impasse financière dont le mariage avec l’Université Paris Est Créteil en 2012 ne suffira pas à la sortir.

Le déficit prévisionnel 2013 de l’établissement est évalué à 2,2 millions d’euros, et devant cette échéance, le remède de cheval pourrait bien achever la bête. Au programme :  une réduction de la masse salariale de 15%, soit une trentaine d’emplois, afin de réaliser une économie de 640 000 euros. En parallèle, l’établissement qui accueille un peu plus de 700 étudiants, augmentera ses effectifs de quinze personnes à la rentrée 2013 et d’une centaine d’ici 2017. La dotation du ministère, dont le budget n’est pas trop extensible par les temps qui courent, reste pour sa part plafonnée à 2.2 millions d’euros.

Conséquences : plusieurs enseignements pourraient être supprimés et le centre d’application de l’Enva de Champignelles (Yonne) fermé pour non rentabilité, bien qu’il permette aux étudiants de pouvoir pratiquer sur des animaux dès la première année. Surtout, le prestige de l’école créée en 1776 en prend un coup, l’Enva devrait perdre l’accréditation de l’association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire (Aeeev), renouvelée depuis des années. Pour éviter l’humiliation, le nouveau directeur de l’école, Marc Gogny, lui-même diplômé de l’Enva en 1979,  a annulé le passage de la commission d’accréditation.

C’est dans ce contexte que le secrétaire de la section socialiste de Maisons Alfort, Xavier Cohard, vient d’écrire au ministre de l’Agriculture, Stéphane, Le Foll, afin de solliciter un entretien.  Fin décembre, des enseignants et élèves avaient déjà témoigné de leur colère auprès de la directrice de l’enseignement et de la recherche au ministère de l’Agriculture, Mireille Riou-Canals, venue visiter l’établissement.

« Créée sous Louis XV, l’Enva est l’une des plus anciennes grandes écoles encore installée sur son site initial. Elle siège dans des bâtiments classés monuments historiques, et accueille un musée unique au monde, dont la collection est issue de l’ancien cabinet de curiosité. Dès lors, la structure des coûts de cette école est tout à fait particulière. Les frais d’entretien sont élevés mais justifiés au regard de la richesse architecturale de son patrimoine. Le budget exploitation-maintenance s’élève à 2,2 millions d’euros, somme équivalente à la dotation du ministère. L’Enva ne saurait donc faire l’objet d’une approche purement comptable, égale à celle des autres écoles vétérinaires« , défend le responsable local du PS.

 

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5 réponses à L’école vétérinaire de Maisons Alfort aux abois

  1. Lejeune dit :

    bonjour
    franchement attention n emmenez pas votre lapin dans cet hôpital, le notre y est rentré dans 1 état normal et sorti mort, et quand il nous l on rendu, ils ont prétendu qu il dormait en fait, il était dans le coma ;arrêt du coeur après 6h à être trimbalé d un endroit à l autre d un examen plus ou moins utile à 1 autre , pour élever la facture?? pendant tout ce temps on a pas pu le voir pour le rassurer…, la vétérinaire qui l a reçu vraiment incompétente, allez ailleurs, conseil d amie !

    • Ecole veterinaire maison alfort dit :

      Je pense que c’était un malheureux accident comme dans de nombreuse hôpitaux, je dirait même la plupart des hôpitaux, mais l’hôpital en lui même est très utile pour nos bêtes.

  2. brault dit :

    Je confirme egalement
    mon chat presentait une petite tumeur il devait lui retirer apres nous avoir féliciter de l avoir vue trs tôt, au final sans rentree dans le sordide de retour mais cette fois-ci aux urgences sans pouvoir nous l expliquer il nous on proposer la reanimation etc…..mon chat et mort samedi 3 jour apres avoir subit cette petite intervention …..
    Pour le moment 120euros la 1er visite devis 304euros pour l intervention au moment de recuperer notre chat 580euros probleme oui et non car le doc remis comme devis n est pas un devis mais une estimation etle pire pour la reanimation on vous fait rebelote un devis remis en tant que tel cette fois nous reprenons que il ne devrait pas utiliser de tel termes et la fort d avouer qu effectivement il y a abus de langage ….bref estimation 380euros pour finalement etre dans l obligation d euthanasié notre chat et la nous attendons la derniere facture
    J
    Nous avons financer la mort de notre chat …

  3. Cyril dit :

    J’y avais amené mon chat en 2011, et j’avais trouvé le personnel très compétent sur une maladie pourtant très pointue, les tarifs très intéressants, le vétérinaire avait même trouvé la disponibilité pour échanger avec moi par mail sur l’avancée de la maladie, seule chose à redire uniquement les délais pour un rendez-vous et l’attente sur place, je pensais que l’hôpital était pénalisé par son succès.

    Peut-être cela a-t-il changé depuis 2011 ? Si oui, l’état doit renforcer son soutien, cet hôpital, seul abordable pour beucoup, est essentiel.
    Sinon d’autres témoignages seraient les bienvenus (et pas que des négatifs) car en effet au sein des hôpitaux et avec la biologie animale et le hasard rien n’est acquis à 100% (rien qu’une anesthésie peut très mal tourner).

    Une pensée amicale pour votre lapin et votre chat.

  4. TEXIER Thierry dit :

    Notre femelle cocker noire souffrait du ventre depuis la veille, avons été très bien reçu par le personnel de l’établissement, la consultation suivi d’1 radio a révélé la présence de graviers dans l’estomac, le lavage d’estomac en a permis l’évacuation et sauvé notre compagnon à 4 pattes. Merci à la vétérinaire, aux élèves et à toute l’équipe médicale.

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