Société | Nogent-Sur-Marne | 24/03/2014
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Municipales à Nogent : les résultats bureau par bureau

Les résultats détaillés du premier tour des municipales dans les 22 bureaux de vote de Nogent-sur-Marne :

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13 commentaires pour Municipales à Nogent : les résultats bureau par bureau
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  • Pas de surprise : Martin a un double bastion Mairie-Bois, et peu de points de faiblesses
    La gauche est un peu plus forte que la moyenne dans le centre et les maréchaux.
    Les opposants à Martin récoltent plus de voix dans les Viselets et sur le coteau.

    Rien de nouveau sous le soleil finalement…

  • Nous ne sommes pas parvenus à mobiliser suffisamment donc pas la peine de chercher à incriminer tel ou tel. Martin fait un score énorme. A nous de faire le nécessaire pour progresser et pouvoir limiter son emprise sur la ville et les néfastes conséquences de son action.

  • Alors rassemblez maintenant ! Vous étiez prêt à le faire mais vous demandez la tête de liste en arrivant troisième ! FAITES LE !!

  • Le message principal du premier tour est clair. L’électorat de gauche est resté à la maison. 30% des électeurs de F. Hollande ont voté Nicolas Leblanc, verdict un peu moins sévère pour les électeurs du Front du Gauche. Pas facile de se mobiliser pour un combat perdu d’avance.

  • Ce qui me manque, ce sont les commentaires des fans de Marc Arazi, quand même… Anne ? Mme Godin ? Où êtes vous ???

  • @Alternative, le message principal, c’est que les Nogentais veulent à nouveau de JJPM comme maire. Ni la version light proposée par Renouil ni les versions plus ou moins opposantes ne leur ont convenu.

  • @Alternative

    Il s’agit d’une analyse, et pas d’une volonté polémique.

    La sociologie électorale montre que les changements sont souvent lents et difficiles.

    Nogent n’y échappe pas : le « malheur » de l’opposition de centre droit, c’est de défendre un Nogent (et un mode de vie qui s’y attache) qui porte prioritairement vers les familles en pavillon. Or, avec 15 % des logements qui sont des pavillons, la clientèle électorale de base est réduite. Les 85 % de logement collectifs (et ceux qui y habitent) ne votent pas Martin comme un seul homme, mais sont simplement moins portés à voter pour le centre droit. De plus, l’opposition de centre droit se présente sans avoir le bénéfice d’une investiture claire qui leur offre un surplus de crédibilité et une identification nette (malheureux à dire mais bien réel : une liste « sans étiquette » part avec un déficit sur une liste avec étiquette, des études l’ont montré) : du coup, les électeurs qui cherchent un message de soutien ou de défiance sur le national doivent être convaincus deux fois plus (je pense particulièrement au Bois). Je rappelle que quand Estelle Debaecker l’a emporté, elle a bénéficié de circonstances exceptionnelles (quadrangulaire, rejet d’un maire vieux, présence du FN, si mes souvenirs sont bons), mais aussi et surtout de reports de voix de gauche : je rappelle que les deux zones de « force » de la gauche (notion relative sur Nogent) sont les endroits où il y a des logements sociaux, Maréchaux et centre-ville. Halte au béton, ça n’est pas une offre politique qui leur parle ! La baisse des impôts locaux, au vu de la politique d’abattements de Martin, que peuvent-ils y gagner ?

    En plus, quand vous regardez bien, la majorité des élus (et surtout des élus qui « comptent », comme les adjoints) sont issus des quartiers Bois et Coteau : il n’y a pas de représentation politique assurée pour le centre ville et les Maréchaux. Si l’opposition veut l’emporter, ses terres de missions sont là ! (plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens !)

    Une autre problématique, c’est l’âge : les personnes âgées votent plus, et à Nogent, c’est pour Martin… Les classes d’âges plus jeunes votent moins, sont plus dispersées sur le spectre électoral. Du coup, comme Nogent se vide de ses vingtenaires, et gagne peu de trentenaires, en maintenant sa population âgée, la clientèle électorale de Martin est sauve et ne risque pas d’être remplacée. Mais ça, ça demande des études plus poussées je pense (là, sur l’âge, c’est un peu à la petite semaine).

    Ensuite, que 30 % des électeurs de F Hollande se soient déplacés, c’est une transposition particulièrement aigue sur Nogent d’une situation nationale (différentiel de mobilisation de 12 points entre droite et gauche). L’abstention n’est pas la même pour tous, et il est certain que ceux qui n’ont pas d’étiquette partisane souffrent aussi d’une participation faible. L’urbanité en général, le fait que de nouveaux arrivants ne connaissent pas Nogent en particulier, la défiance de plus en plus répandue envers la politique sont aussi des raisons expliquant l’abstention.

    Agitez, secouez, servez : vous avez peu ou prou une explication de la situation nogentaise selon moi …

    [la notion de clientèle électorale n’a pas de visée péjorative, mais c’est une notion qui permet d’englober électeurs et électeurs potentiels]

  • bonne analyse.
    la liste UMP a bénéficié de la vague bleue.
    ceci dit il aurait du faire plus et passer au premier tour comme ses copains.
    Karine Renouil aurait du demander investiture UDI que JJPM n’avait pas encore reçu.
    il ne l’a eu que lundi 24!

  • @flemme
    nos propositions relatives à la fiscalité et aux impôts ont en effet pris le pas sur d’autres axes de notre campagne mais aussi sur l’action de Michel Gilles au sujet du transfert du parc HLM à Valophis. Nous avons aussi insisté sur l’impérieuse nécessité de ne pas laisser des quartiers sans équipements publics. La question des étiquettes est plus difficile à trancher : une liste telle que la nôtre mixe des indépendants, des Modem, des UDI, des UMP et ce contexte ne justifie pas d’accoler une étiquette qui ne couvre pas l’ensemble de ses membres. Nous sommes les premiers à déplorer cette faible mobilisation. Elle devrait pousser à une réflexion collective.

  • @anticor #8 Merci

    @alternative #9
    Il est certain que cet aspect a pris le pas sur le reste, et pour une raison simple : c’est ce qui vous différencie des autres ! Vous avez aussi choisi de mettre ça en avant, notamment lors du débat.

    Sur la question des étiquettes, les refuser est tout à votre honneur, mais cela n’en rend votre combat que plus difficile.

    Quant à la faible mobilisation, force est de constater que la vie municipale ne passionne pas une large partie des nogentais, et c’est dommage.

    Puis-je déduire de votre silence sur tous les autres points que vous validez mes analyses ? 😉

  • Je dois vous avouer que pris dans le feu de la dernière ligne droite je n’ai pas pris le temps de me livrer à une analyse plus fine. Rien de ce que vous avez écrit ne m’a choqué. Le choc est vraiment celui du désintérêt pour la chose publique. C’était d’ailleurs prévisible au vu des réactions que des Jean Lassalle ou des Axel Kahn ont pu recueillir au cours de leurs marches.
    http://www.jeanlassalle.fr/index.php/nous-pouvons-vaincre-la-resignation-la-marche-rapport-de-jean-lassalle/

    http://axelkahn.fr/blog/

    Ce message est inquiétant : une population résignée, difficile à intéresser. Ce constat impose une sérieuse remise en question de celles et ceux qui, comme nous, prétendent conduire les affaires publiques. Il nous va falloir cogiter sérieusement.

  • La lassitude est générale. Les gens ne croient plus à grand chose de positif, à droite comme à gauche. Par contre, ils ont encore une capacité au « rejet », mais cela s’émousse…

    Hier, par exemple, la République, ça parlait, des gens s’engageaient pour la République. Aujourd’hui, ça ne parle plus vraiment : on la défend contre l’extrême-droite, parce que l’extrême droite, c’est mal, mais où est l’argumentaire fort ? Quand JF Copé nous dit « voter FN, c’est voter PS », le message qu’il fait passer, c’est que le FN met à mal la droite républicaine. Ok ? So what ? Où est le débat de fond là-dedans ? C’est quoi les raisons, les fondements idéologiques qui poussent Copé à refuser l’extrême-droite ? A force de ne raisonner qu’en termes tactiques, on en vient à laisser mourir l’idéologique, le stratégique, ce qui compte finalement.
    Je vais faire un détour par des propos un peu « bullshit » et peut-être un peu outranciers, mais qui j’espère aideront à penser le débat : notre époque est rétive aux « méta-récits », ces récits englobant qui donnent une vision du monde, forcément partielle et forcément partiale, mais qui structurent une vision. Aujourd’hui, l’état de la société et du monde est tel que vous trouverez toujours un contre-argument, un petit caillou dans la chaussure, et votre méta-récit tombe à l’eau. Or, sans ces méta-récits, la société n’est qu’un « nuage de mots », qui cristallisent plus ou moins selon les périodes, les personnalités, les relais médiatiques etc. (pour exemple : « travailler plus pour gagner plus », « Indignez-vous », « le changement, c’est maintenant », …). Or, dans ce nuage de mots, il n’y a rien qui permette fondamentalement de penser le monde.
    Il y a 50 ans, vous pouviez avoir une « contre-société communiste », un « ghetto paysan » (Hervieu, le terme de ghetto n’a pas de connotation négative, il désigne simplement les organisations que les agriculteurs ont maintenu pour se différencier d’une société qui évoluait parallèlement à eux), des compagnons gaullistes, toutes réadaptations de la République. Il y avait combat entre ces visions, mais aussi des points de cohérence forts (la République, mais pas forcément la même pour tous, dans ce cas précis). Aujourd’hui, entre (attention, je caricature) un homme de droite qui veut « faire du fric », un homme de gauche qui dit « mon ennemi, c’est la finance », quel est la force, la cohérence, le récit qui peut nous emporter tous dans un élan commun ?

    Après ce détour, j’en reviens aux élections municipales : ces élections n’ont pas été, à mon sens, des élections de combat. La mobilisation électorale est trop faible, il n’y a pas des blocs idéologiques bien définis qui s’affrontent, mais des cartels électoraux, plus ou moins bien dégrossis… Ces élections n’ont pas été non plus des élections de débat : y a-t-il un thème fort qui soit ressorti de la campagne ? Le test sur la popularité ou le rejet des socialistes… De plus en plus, les élections intermédiaires sont traitées comme un baromètre, et pas un lieu où l’on discute réellement de l’avenir de la collectivité (dans ce cas là, les Sans-étiquettes sont laminées). Il n’y a qu’à voir les réflexions sur la Métropole du Grand Paris : les candidats en ont dit peu de choses, et le Maire n’a cessé de la dénoncer comme un monstre technocratique qui va nous avaler tout cru (si la droite s’en empare, il va falloir voir le rôle qu’il y joue et ce qu’il en dit, au passage…). Jamais il n’a parlé de solution de rechange. Jamais il ne s’est exprimé en disant ce qu’il fallait faire pour atténuer la chose. Il a juste répondu (au passage, en annexant pour son compte des documents Paris Métropole non siglés) « y travailler » ! Pour le fond, merci, bonsoir, repasser en deuxième semaine…
    A mon sens, cette transformation rampante des élections intermédiaires en élections « barométriques », de plus en plus déconnectées par les médias des enjeux locaux (ce qui influence le vote, ne nous leurrons pas) vient d’une surpolarisation sur la fonction présidentielle, et dans une moindre mesure sur l’exécutif. Une mesure chasse l’autre, un ministre succède à un autre, et aux élections, on voit si les électeurs sont réceptifs ou pas. La cohérence et la lisibilité sont oubliés, au nom d’une accélération du temps médiatico-politique.

    Alors, comme disait Lénine, Que faire ? Bonne question, et je vais tenter d’y apporter une réponse.
    Déjà, informer. Le blog de Marc Arazi a tiré une certaine force de sa régularité, avec parfois des textes bien écrits. C’est une initiative qu’il faut approfondir, élargir, mais dans des formes que je ne maîtrise pas (les nouvelles technologies sont bien, mais ça ne remplacera jamais la proximité humaine).

    Ensuite, vérifier : le fact-checking (cf. le blog Décodeurs du Monde) progresse. Les citoyens veulent comprendre, ça implique qu’ils veulent savoir quand on leur ment. Mais la technicité les rebute de plus en plus (alors qu’il n’y a pas de réponse simple aux questions complexes). Vérifier pour eux permet de les informer de façon plus complète, et qu’ils se forgent une opinion.

    Enfin, évaluer. L’évaluation des politiques publiques, c’est quelque chose de fondamental de nos jours. Ca participe de la vérification et ça nourrit l’information, mais (pour avoir consulté l’évaluation du PLH), je HURLE quand je vois le compte-rendu qui est fait dans le journal de la ville de l’évaluation à mi-parcours du PLH. Evaluer, c’est rendre du pouvoir décisionnel à l’homme poltiique, pour qu’il ait la main sur le personnel administratif, et c’est aussi donner les outils aux citoyens, sans être trop technique.

    Pour moi, ces trois points là sont essentiels. Avec ça, on peut faire comprendre aux citoyens les enjeux, quotidiens et à long terme. C’est ça qui, à mon sens, leur donnera envie de se prendre en main, et d’agir, dans un sens ou dans un autre (et si cette envie là n’est pas sucitée, alors rien de nouveau ne se fera).

    Aussi, on peut envisager, à l’échelle nogentaise, une plate-forme, participative et sans étiquette politique (mais pas apolitique), de vérification des données et de diffusion des informations importantes [là, mon idée comme ça, cest publication Web permanente, et diffusion d’une feuille (avec une diffusion la plus large possible)]. Il ne s’agit pas de faire un tribunal politique permanent, mais de pointer ce qui n’est pas vrai, ce qui est ambigu, ce qui est vrai, en pointant ce qui ne marche pas, et ce qui marche. De pointer la gabegie là où elle se trouve, etc. C’est un travail de longue haleine, qui impose de la présence, mais le travail au fond, « au corps » est pour moi le seul moyen de réussir à intéresser, et, in fine, de ramener de la participation politique dans notre ville.

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