Politique locale | Nogent-Sur-Marne | 21/01/2008
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Les propositions de Marc Arazi sur l’urbanisme, la fiscalité et la gouvernance

Marc Arazi Photo Marc AraziMobilisation contre les antennes relais à proximité des écoles, contre la destruction à des fins de promotion immobilière d’une maison rue André Pontier, contre un projet d’immeuble en lieu et place de l’école Marie Curie (après sa décontamination), participation à la réflexion autour du réaménagement de la jonction A4-A86 avec les élus et associations des villes voisines,  remise en cause du projet de réaménagement urbain autour du RER A… Marc Arazi n’en est pas à son premier combat sur Nogent. Installé ici depuis 2000 après avoir revendu la société d’aide à l’implantation des professionnels de santé (Mediforce) -cofondée lorsqu’il était jeune médecin- à Bnp Paribas, il s’est très rapidement investi dans l’association de son quartier (l’ACN, association du coteau de Nogent) dont il est devenu président (il en a démissionné depuis l’annonce de sa candidature).

A 47 ans, c’est dans le prolongement de cet engagement associatif au service de sa ville qu’il a décidé de se présenter aux municipales, indépendant comme il tient à le souligner : des partis politiques comme des promoteurs. Voici ses positions concernant l’urbanisme, la fiscalité et la gouvernance :

Sur l’urbanisme

  

Quels objectifs en terme de densification ?

Marc Arazi : Je suis fondamentalement opposé aux méthodes du SDRIF (schéma directeur régional d’Ile de France) qui consistent à imposer une direction de manière unilatérale. Il n’est pas question de se laisser dicter notre urbanisation par qui que ce soit, ni la région, ni les promoteurs. Nogent a une identité remarquable qu’il faut protéger définitivement. Ce qui n’empêche pas de densifier certains axes comme le boulevard de Strasbourg.

Quel projet urbanistique ?

Marc Arazi : Je m’engage à lancer un PLU dès ma première année de mandature, en concertation avec les habitants. Concrètement, je veux faire du boulevard de Strasbourg un axe majeur du développement économique, en y installant des entreprises et des commerces. Je souhaite également désenclaver le quartier des Maréchaux grâce à l’implantation de services, commerces de proximité et banques.

Je souhaite faire du quartier de la Marne une destination de loisirs en y développant l’offre de restauration et en prolongeant la promenade jusqu’aux guinguettes de Joinville d’un côté, Champigny de l’autre, grâce à deux passerelles. J’irai également voir les propriétaires du parc des Artistes afin d’envisager son ouverture au public pour qu’il profite à tous.

Concernant le pôle du RER A, je ne me sens pas du tout engagé dans le projet actuel. Je ne vois pas le développement économique de la ville à cet endroit là.

Quelles propositions pour améliorer le l’offre de logement social et répondre aux critères de la loi SRU ?

Marc Arazi : Je m’engage à poursuivre et amplifier la rénovation du parc social actuel. Ce qui importe ensuite est que les logements sociaux soient mieux répartis dans la ville mais nous ne pourrons pas passer de 12 % à 20 % de logements sociaux en 6 ans. Nous nous fixerons un objectif réaliste et nous y tiendrons. Je n’ai pas non plus de position dogmatique concernant les 20 % de logement social à chaque construction.

Gestion du site Marie Curie, que fait-on ?

Marc Arazi : La priorité est de dépolluer, en effectuant si nécessaire des diagnostics supplémentaire afin de confirmer le périmètre de décontamination. J’envisage en outre un partenariat avec une association indépendant type CRIIRAD afin de rassurer les riverains sur les procédures de décontamination. Concernant le devenir de cet emplacement, je souhaite conserver l’aspect pavillonnaire de ce quartier. L’installation d’un équipement public n’y est pas exclue.

Sur les finances municipales

  

Comment dégager de la marge de manœuvre pour mener à bien les projets sans faire exploser les impôts locaux ?

Marc Arazi : Je souhaite donner les moyens du développement économique à cette ville et suis prêt à aller faire le VRP pour chercher des entreprises souhaitant s’y installer. Je compte fortement développer l’activité économique le long du boulevard de Strasbourg, en m’appuyant ou non sur une thématique. Je m’engage également à créer un poste de chargé de développement économique. Afin de doter la ville de tous les moyens de cette expansion, j’encouragerai le déploiement de la fibre optique.

Je m’engage aussi à rationaliser la gestion. Pour cela, je ferai réaliser un audit dont je publierai immédiatement les résultats.

Au-delà de Nogent – Le Perreux, je développerai des synergies, voire l’extension de la communauté d’agglomération à des villes comme Joinville, Fontenay ou Champigny.

Concernant la transparence, je m’engage à rendre disponible l’information (audits, comptes-rendus des conseils municipaux, traitement des contentieux, budgets des associations, attribution des places en crèche…) à tous les Nogentais et de manière compréhensible. Cette transparence passera notamment via un ambitieux projet de portail Internet. Je m’engage en outre à filmer et rendre public les conseils municipaux –ce qui incitera sans doute leurs participants à se parler mieux.

Quel objectif en matière d’imposition ?

Marc Arazi : Notre objectif est d’abord d’augmenter notre valeur pour ensuite mieux répartir les richesses en améliorant notamment l’accès au sport et à la culture. Je n’ai pas signé la charte de l’ADCN (ndlr : charte envoyée par l’Association des Contribuables Nogentais à tous les candidats, leur demandant de s’engager à baisser les impôts locaux de 18 à 15 millions € au cours de la mandature)

Sur la participation des citoyens

  

Quelles propositions pour développer la participation des citoyens ?

Marc Arazi : Je souhaite poursuivre les réunions de quartier en changeant peut-être les horaires (parfois le samedi au lieu des soirs de semaine) afin de permettre au plus grand nombre de s’y rendre. Je propose également qu’on y définisse un ordre du jour précis, avec compte-rendu de réunion.

15 commentaires pour Les propositions de Marc Arazi sur l’urbanisme, la fiscalité et la gouvernance
  • Les observations relatives à la charte de l’ADCN sont surprenantes. Il ne s’agissait pas de signer la Charte telle que présentée par cette association mais de définir les principes qui seraient respectés en matière de redressement des finances de la
    ville et de transparence financière.

    Il semble que 3 candidats aient répondu (MODEM – Dupuis ; PS – Geib ; Ump dissident – Montchamp), la candidate Exprime Gauche dispose d’un délai supplémentaire.
    Les 3 autres ont refusé de prendre part à l’exercice.

    Par ailleurs, au sujet du PLU, M.Arazi évoque la mise en place d’un PLU en concertation avec les habitants. A la phrase suivante on comprend qu’il a des idées bien précises en tête : densifier le boulevard de Strasbourg par exemple. Est-ce le fruit d’une concertation avec les habitants ?

    La fibre optique pour tous ? C’est pas gagné vu le coût d’intsallation de la fibre optique … et surtout cela dépend des opérateurs.

    Bref, pas mal de promesses et pas de chiffres (logements sociaux, impôts).

  • Quel triste programme! On momifie la ville dans un passé nostalgique. Quid des jeunes qui voudraient s’installer à Nogent? Aucun espoir de logement social….Aucune chance de voir se bâtir des immeubles, l’essentiel semble être pour ce candidate de tout figer, ne toucher à rien voilà le programme.
    Un quartier de loisirs? C’est à la fois ridicule et insultant, nous ne sommes pas Disney Land!
    Aucun pouvoir concret promis pour les conseils de quartier, donc aucun progrès pour la démocratie.
    Quel égoisme aussi: on refuse d’envisager la croissance de notre ville dans un schéma régional, à croire que nous sommes en plein désert…On reste dans notre petit réduit de valeureux Bretons, on se ferme aux autres….

  • L’ambition et l’argent ne font pas tout
    Beaucoup de challengers sans talent et sans imagination
    Je ne vois, dans cette campagne, qu’un homme
    et qu’un programme pour notre ville

  • @ Olivier (et à Anne, ma soeur Anne …)

    en guise de programme, pour l’instant, on ne voit rien venir …

    le bilan, merci, on a vu.

  • Marc Arazi : Je suis fondamentalement opposé aux méthodes du SDRIF (schéma directeur régional d’Ile de France) qui consistent à imposer une direction de manière unilatérale. Il n’est pas question de se laisser dicter notre urbanisation par qui que ce soit, ni la région, ni les promoteurs. Nogent a une identité remarquable qu’il faut protéger définitivement. Ce qui n’empêche pas de densifier certains axes comme le boulevard de Strasbourg.
    # 1 DJ dit :
    le 22 janvier 2008 à 7:23 h

    (…) il a des idées bien précises en tête : densifier le boulevard de Strasbourg par exemple. Est-ce le fruit d’une concertation avec les habitants ?
    ____________________________________
    je suis un peu perplexe quant à la cohérence de l’argumentation du candidat (décidément…) :

    d’une part, où est l’unilatéralisme ? le sdrif fait l’objet d’une vaste concertation, comprenant une enquête publique d’une ampleur non négligeable.

    D’autre part, vous étiez présent à l’exposé du projet de schéma directeur le 14 janvier: V. Fouchier y a précisé que Nogent-sur-Marne n’était pas concernée par la densification (point rappelé par DJ plus haut, suite à l’article du 16 janvier intitulé densification).

    ps : Je ne cherche pas à défendre le sdrif, mais il faut remettre chaque chose à sa place. Le nouveau schéma directeur est avant tout un outil à l’échelle régionale – personne ne peut nier que Nogent-sur-Marne appartienne à l’Ile-de-France – et ses préconisations ne peuvent pas être imposées sans les élus locaux (les technocrates s’en plaignent assez), donc in fine les populations. Plutôt que de tout rejeter en bloc, il me semblerait plus constructif de travailler la question (y compris avec le sdrif) pour chercher à mettre en place des évolutions d’urbanisme à court, moyen et long terme, cohérentes au niveau régional, tout en maximisant la satisfaction, le bien-être et les intérêts des Nogentaises et des Nogentais.

  • Bonjour Monsieur Arazi!
    Ne perdez pas de vue l’existence de la Communauté d’Agglomération constituée, à l’initiative partagée d’Estelle Debaecker et de Gilles Carrez, entre la commune de Nogent et celle du Perreux. Elle dispose d’une fiscalité propre, c’est la taxe professionnelle notamment, et d’un champ d’intervention également propre, c’est le développement économique. La fonction du chargé de développement économique existe déjà.
    Tout développement économique (souhaitable!) implique un accroissement des rentrées en taxe professionnelle, sans augmenter les taux. Il n’y a aucun droit au « juste retour », commune par commune. Il faut donc une concertation, au sein du Conseil d’agglomération d’une part, et entre les deux municipalités d’autre part.

  • Le bilan de la communauté d’agglomération en matière de collecte de la taxe professionnelle est … mauvais.

    Ce n’est pas moi qui le dit mais Monsieur Gilles Carrez … il suffit de prendre la peine de lire les comptes rendus du conseil communautaire disponibles sur le web pour ceux qui savent un peu chercher.

    On notera aussi que via le site de la ville du Perreux, on peut consulter certains comptes rendus alors que sur celui de la ville de Nogent-sur-Marne ….

    Ce petit exemple illustre soit la volonté de dissimuler des éléments qui nous concernent, soit l’incapacité à gérer une base documentaire sur un site web.

    Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer la faiblesse des bases de la taxe professionnelle (le foncier, le positionnement géographique …).

    La pression foncière existe nul ne peut le nier.

    On peut cependant s’interroger sur le point suivant : voici une dizaine d’années, les deux communes concernées étaient en mesure d’acquérir du foncier à des prix bas, ces décisions n’ont pas été prises sous les mandats Debaecker et Martin par manque de vision à long terme.

    Le Perreux-sur-Marne table sur le développement de la ZAC et celle de Nogent fonde ses espoir sur le pôle RER A.

    Certains disent que l’espoir fait vivre …

    La conséquence est simple : les recettes dépendent essentiellement des impôts locaux et le taux de taxe professionnelle est élevé.

  • Le schéma du SDRIF est celui d’un schéma cadre de l’Ile de France qui n’empeche en rien un développement de Nogent, concerté et décidé par les Nogentais.

    L’opposition dans le discours entre ‘concertation’ et j’ai décidé de ‘densifier le boulevard de Strasbourg’, ‘un equipement public sur Marie Curie n’est pas exclu’ et ‘je vais créer deux passerelles’ …. est frappant.

    Ile ne doit y avoir ni immobilisme, noidémagogie, mais volonté d’évoluer en concertation avec les Nogentais et de manières structurée en répondant aux éxigences de la ville, en intégrant culture et innovation.

  • Je souhaiterais répondre à Nonna sur le qualificatif de « momification » de la Ville et qui ne correspond pas au programme de Monsieur ARAZI dont je suis colistière. Il n’a jamais été question de rester « accrochés » au passé ni d’empêcher les nouvelles constructions et encore moins de faire de Nogent un Fort Alamo face aux promoteurs; la pression foncière en Ile de France est une réalité en raison du manque de logements (sociaux ou non) qu’il faut prendre en compte, la nier serait utopique et idiot. Cette pression est en outre particulièrement aigue sur Nogent en raison de ses atouts : proximité de Paris, excellente desserte et espaces naturels variés (bois, Marne). Résumer notre programme à « Non aux promoteurs » serait donc une erreur (de votre part) et une bêtise (la nôtre !). Qui plus est, l’apport de nouvelles populations est une richesse qu’il faut encourager et exploiter. Pour autant, la Ville ne doit pas se couvrir sans fin de nouvelles constructions trop hautes, en plein milieu du tissu pavillonnaire et sans débouchés pour ces nouveaux habitants en terme d’emploi de proximité et d’équipements publics. Les promoteurs ont leur rôle à jouer, en partenariat avec la Ville, pour aider à préserver certains quartiers, en développer d’autres, et garantir la mixité sociale nécessaire. Il y a malheureusement trop peu de place sur ce blog pour faire une réponse plus longue : je vous invite à visiter notre site internet et à passer nous voir à la permanence 107 bd de Strasbourg ou sur les marchés où nous sommes présents. Tout dialogue est toujours constructif, vous serez la bienvenue. Cordialement.

  • Plusieurs remarques:
    – Jusqu’ici, quasiment tous les commentaires sous ce billet, le mien compris, proviennent de personnes qui soutiennent un candidat ou qui affichent par ailleurs une étiquette politique (même si certains la jouent « anonyme » sur le web…). Il n’y a aucun mal à cela, mais il faut juste en être conscient en les lisant.

    – Sur la remarque de DJ et Philippe Sajhau, soyons précis. Marc Arazi n’a jamais dit qu’il voulait densifier le Boulevard de Strasbourg. Il dit « Nogent a une identité remarquable qu’il faut protéger définitivement. Ce qui n’empêche pas de densifier certains axes comme le boulevard de Strasbourg. » Le Boulevard de Strasbourg est l’une des zones où l’identité nogentaise n’est pas la mieux représentée et où il y a une marge de manoeuvre pour certaines évolutions.

    – Par ailleurs dire qu’on va procéder à la plus grande concertation possible en matière d’urbanisme n’interdit pas d’avoir des idées. Si on vous suivait, on aurait soit un maire qui concerte mais ne pense rien, soit un maire qui ne concerte pas. Un peu binaire comme conception. Il faut un équilibre entre les deux. Le maire est élu sur la base d’un programme qui intègre de grands axes politiques. La concertation permet de les affiner au plus juste pour passer à la réalisation le plus efficacement et démocratiquement possible. Je ne vois aucune opposition, si ce n’est réthorique.

    – Concernant la Communauté d’agglomération, nous comptons bien nous appuyer sur cette structure voire la développer.

    – Enfin, s’agissant de la fibre optique, il n’est pas question d’investissements directs de la ville mais d’incitation à l’investissement par les opérateurs. La ville n’a pas à se substituer au secteur privé pour le déploiement de la fibre, mais elle doit lui faciliter la tâche, notamment en stimulant la concurrence là où c’est possible et en simplifiant ce déploiement avec une vraie stratégie de developpement numérique. Plus très bientôt sur le site http://www.arazi.fr

  • @ Laurent Bernat

    Comment entendez vous inciter les opérateurs à investir pour déployer la fibre optique dans la ville ?
    Pensez-vous que Nogent n’est pas « fibrée » en raison d’un manque de concurrence entre les opérateurs ?
    Qu’appelez-vous une vraie stratégie de développement numérique ?

    L’équation que les opérateurs doivent résoudre est financière : fibrer oui ! dès lors que la solution technique retenue n’est pas un gouffre …

  • Je viens de publier un article sur cette question sur le site http://www.arazi.fr. Je pense qu’il répond à vos interrogations. Et si ce n’est pas le cas, vos remarques sont les bienvenues.

  • @ Laurent Bernat

    J’ai pris connaissance avec intérêt des propositions formulées et des détails qui sont apportés

    Je ne me livrerai pas une critique pointue sur un sujet qui ne m’est pas très familier.

    La piste NRA exposée par Dominique Kirsner dans son blog voici plusieurs semaines me semble présenter quelques similitudes avec celles que vous évoquez.

    J’en resterai, pour ma part, à la problématique coûts / avantages pour la ville et ses habitants. Je ne pense pas que poursuivre la piste FTTH ait un grand avenir car en réalité l’ADSL actuel me paraît à même de satisfaire une grande partie des habitants (dont moi).
    Je ne suis pas prêt, et je ne suis sans doute pas le seul, à payer beaucoup plus que les 30 euros mensuels d’une connexion ADSL.

    Considérant, à tort peut-être, que je suis un individu moyen représentatif des nogentais, je ne vois pas pourquoi un opérateur se lancerait dans un tel projet alors que les recettes supplémentaires à attendre ne sont probablement faramineuses.

    Il faudrait donc se livrer à un calcul : combien coûte la mise en place de la fibre dans Nogent, quelles sont les recettes additionnelles escomptées par l’opérateur …. cela a-t-il un sens sous l’angle retour sur capitaux investis ?

  • DJ,

    La piste d’un NRA supplémentaire est intéressante et je cède volontiers la paternité de cette idée à D. Kirsner, mais
    – 1/ elle reste à explorer car le cadre technique, juridique et financier n’est pas évident,
    – 2/ elle ne saurait être que transitoire. Passer de 3 Mbs à 10 Mbs asymétriques peut paraître extraordinaire. La fibre, c’est 100 Mbs symétriques tout de suite et demain 1Gbs. Ce qu’on peut faire avec de tels débits est de nature à profondément modifier la société.

    Cette piste figure parmi nos propositions en matière de « gestion de la transition ». Mais on ne peut pas parler de très haut débit avec cette solution.

    Je reconnais volontiers que la fibre est un sujet complexe, avec de nombreuses considérations techniques, juridiques, opérationnelles et économiques.

    Il me parait difficile de partir de vos besoins personnels -qui sont tout à fait respectables et raisonnables- pour en déduire un raisonnement macro-économique.

    Vous avez parfaitement le droit de considérer que la technologie ADSL est suffisante pour vous. Mais cette vision va à l’inverse de la tendance générale observée sur ce marché.

    Il y a deux ans, votre point de vue aurait certes paru raisonnable. Aujourd’hui, la situation s’est complètement inversée.

    Free a annoncé l’année dernière qu’il allait fibrer tout Paris d’ici 2012 et proposer un abonnement à 29.90 EUR avec 100 Mbs symétriques, permettant notamment plusieurs canaux de TVHD et de Vidéo à la demande. France Telecom et Neuf ont embrayé. Grâce à la concurrence, précisément, les prix devraient rester bas.

    La concurrence est donc un enjeu essentiel. L’échec du cable avec Noos/numéricable en est bien la preuve.

    Le déploiement de la fibre optique est un enjeu majeur des années 2008-2014 au plan national, européen et mondial. Tous les experts s’accordent là-dessus. C’est une tendance lourde aux répercussions considérables. Les opérateurs investissent massivement, le régulateur travaille d’arrache-pied, le législateur entre en piste. On peut refaire le monde à Nogent sur Marne, mais avec ou sans nous, il continue de tourner.

    Pour la ville, le défi est donc soit d’inciter les opérateurs à investir soit à investir directement. Nous penchons pour la première solution, même si, via le syndicat de communes Sipperec, des alternatives complémentaires sont déjà en route (dans une certaine opacité, soit dit en passant).

  • @ Laurent Bernat,

    Si la modification sociétale reposait sur le passage de 10 MBS à 1Gbs ce serait bien … 🙂

    Vous avez des ambitions nobles en la matière mais il me semble profondément illusoire de considérer que le salut passe par la fibre.

    Je considère également que rares sont les particuliers qui ont besoin d’un tel débit …. et comme jusqu’à preuve du contraire Nogent est plutôt une ville résidentielle, il me semble logique de considérer que mes besoins doivent être assez proches de ceux des Nogentais.

    Pour ce qui concerne, Free, France tel ou Neuf : cela fait bien longtemps qu je ne crois pas forcement ce que l’on me raconte et que je me suis aperçu que la problèmatique en terme de densité était différente …
    Laissons les donc « digger » nous verrons bien.

    Ma question demeure : comment inciter et convaincre ?

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