Politique locale | Nogent-Sur-Marne | 09/02/2008
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Qu’il est beau le haut débit… et le très haut débit très beau !

Haut-débit de bon niveau (autour de 10 Mégabit/seconde) pour tous les Nogentais qui le souhaitent et très haut débit (100 Mb/s) à un horizon plus ou moins proche, voilà deux défis sur lesquels plusieurs candidats proposent des solutions distinctes. Sur le terrain, un projet de déploiement de fibre optique (qui évidemment ne fait pas l’unanimité parmi les listes) est déjà en cours, sous l’égide du Sipperec, syndicat intercommunal réunissant 86 villes dont la nôtre.

Haut ou très haut-débit ?
Avant de rentrer dans les détails, rappelons (en bref et simplifié) la distinction entre haut et très haut débit. Si vous savez déjà tout, vous pouvez sauter ces deux paragraphes.

L’ADSL, principale technologie haut-débit déployée en France
Le  haut-débit permet de transmettre les données à une vitesse allant de 512 Kb/s à 20 Mb/s contrairement aux connexions (pré)historiques par modem analogique (celles qui faisaient du bruit et empêchaient l’usage simultané du téléphone) qui permettent un maximum de 56 Kb/s.  Le haut-débit en France repose principalement sur deux technologies : le câble et l’ADSL (technique consistant à faire passer les données sur la liaison téléphonique en utilisant des ondes différentes de celles utilisées pour la voix). (Il faudrait aussi citer la technique RNIS, commercialisée par France Télécom sous la marque Numéris et permettant jusqu’à 2mb/s, devenue obsolète avec l’ADSL). La France compte aujourd’hui plus de 11 millions d’abonnements haut-débit, soit 23 millions d’internautes (sur un total de 30 millions). L’ADSL, plus facile à mettre en œuvre que le câble, compte à lui seul plus de 10,5 millions d’abonnements. Le haut-débit permet de surfer sur Internet dans de bonnes conditions et de télécharger des fichiers volumineux comme des images, de la musique ou de la vidéo, mais aussi de téléphoner sur Internet ou de regarder la télévision. Ce progrès a donné lieu à de nouvelles offres de services de la part des opérateurs comme le « triple play » qui associe accès Internet, téléphonie illimitée (sauf certaines destinations) et télévision. De nouvelles applications nécessitent toutefois une connexion encore plus importante, comme la télévision haute définition ou encore la vidéosurveillance.

La fibre optique, à la vitesse de la lumière
Capable de transmettre des signaux lumineux, la fibre optique permet d’obtenir des débits nettement plus élevés. Des chercheurs japonais ont même réussi à atteindre les 14 Térabits par seconde (soit 14 000 Gbs)… Plus concrètement, le débit attendu par la fibre optique, pour des particuliers se partageant une même fibre est plutôt de l’ordre de 100 Mb/s. Déjà utilisée sur les grandes distances pour ses qualités de propagation, elle commence à être déployée jusqu’à l’usager (ce qu’on appelle la boucle locale). En France, les premières offres ont démarré dans quelques quartiers ou banlieues de très grandes villes ainsi qu’à Pau, ville pionnière en la matière. Les opérateurs descendus dans l’arène, Orange, Neuf Cegetel, Free et Numéricâble proposent des forfaits TV+Internet+ Téléphone qui démarrent à 30 €. A comparer en tenant compte des options et du débit, en émission et  réception. (Pour info, le débit en réception est généralement plus important, c’est du reste cette asymétrie qui explique l’acronyme ADSL- Asymetric Digital Subscriber Line.) Voyons maintenant la situation sur Nogent.

ADSL à Nogent sur Marne : quelques zones d’ombre
L’accès ADSL à Nogent sur Marne repose sur deux nœuds de raccordements aux abonnés (NRA), desquels partent toutes les connexions vers les particuliers. Le premier se trouve à Fontenay, le second au Perreux. Nogent sur Marne ne dispose pas aujourd’hui de son propre NRA. Or, dans le cas de la technologie ADSL, la qualité du débit se détériore au fur et à mesure de la distance. Concrètement donc, les foyers nogentais situés loin du Perreux et de Fontenay ne bénéficient pas de la qualité de service optimale, indispensable pour certaines applications comme la télévision sur Internet. Le problème, comme l’explique Michel Romanet-Perroux, premier adjoint au maire, notamment responsable de ces questions, est que : «France Télécom ne souhaite pas investir dans un NRA supplémentaire, qui serait implanté à Nogent, en raison du coût, évalué à 300 000 €. L’une des solutions serait de mutualiser la gestion de ces infrastructures qui ont été construites avec des fonds publics mais bénéficient aujourd’hui à un opérateur devenu privé. C’est une réflexion qui avance, mais lentement, au niveau national. » Un sujet dont s’est en tout cas emparé la liste de Marie-Anne Montchamp, qui s’engage à investir techniquement pour résoudre le problème, dans le cadre de son projet Nogent numérique. Lire à ce sujet les propositions détaillées sur le site d’un des membres de son équipe, Dominique Kirsner , consultant spécialisé sur ces questions, qui tient également un blog professionnel .  Un premier pas – mais qui ne résoudra le problème des  habitants qui ne souscrivent pas à ce type d’abonnement, faute de moyens.

Fibre optique à Nogent : maintenant ou plus tard ?

La mise à disposition du très haut débit, via la fibre optique, constitue également un objectif. Sur ce terrain, la liste qui promet le plus est celle de Marc Arazi. Ses propositions sont détaillées sur son blog de campagne. Ce dernier fait de cette technologie non seulement un enjeu de développement économique mais aussi d’esthétique urbaine, grâce à l’opportunité d’enfouissement des différents câblages disgracieux de la ville, ainsi que de santé publique car la fibre optique n’émet pas d’ondes électromagnétiques. Pour financer ce colossal investissement (coût moyen par prise évalué entre 500 € et 1500 € selon les déclarations du Sipperec), le candidat propose de s’appuyer sur les opérateurs privés, en leur facilitant les démarches, notamment en termes de connaissance fine du terrain et de mise en place des travaux – mais pas en investissant directement. Cette proposition a été débattue sur ce blog entre Laurent Bernat (co-listier de Marc Arazi) et DJ (co-listier de Laurent Dupuis), mais qui positionne clairement cet objectif comme l’une des priorités. Dominique Kirsner semble plus mitigé, qui préfère dans un premier temps réserver cette infrastructure aux bâtiments communaux, notamment les écoles, se référant aux objectifs du rapport Attali.

Projet Opalys : 13 communes dont Nogent sur Marne
En attendant, un projet est déjà sur les rails, sous l’égide du Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication). Ce syndicat regroupe 86 communes de la région parisienne pour gérer ensemble l’électricité ainsi que cinq autres compétences optionnelles, dont les télécommunications. Afin de stimuler le déploiement de la fibre optique, ce syndicat a confié il y a un an, suite à un appel d’offre,  une délégation de service public sur une durée de vingt ans à un opérateur de télécommunications, LD Collectivités , filiale de Neuf Cegetel, pour mettre en place une infrastructure qui sera ensuite exploitée par des opérateurs concurents pour proposer des offres aux usagers.  Ce projet, baptisé Opalys , concerne 13 villes qui n’ont pas bénéficié du câble, dont Nogent sur Marne. Concrètement, l’objectif est de relier,  d’ici à la fin 2008,  22 400 logements (répartis sur les 13 communes), soit 25 000 prises et 400 colonnes montantes (les gaines techniques qui dans chaque immeuble accueillent aussi bien les tuyaux de gaz que l’électricité, câble…). Après cette première étape qui représente 10 % du parc, les autres quartiers seront reliés progressivement d’ici … 2026.

Un investissement de 61 M€ côté opérateur, 3,3 M€ côté Sipperec

L’opérateur s’est engagé à investir 61 M € dont 9,7 M € au cours des 24 premiers mois. Le Sipperec contribuera à hauteur de 3,3 M €, versés en fonction de la réalisation des travaux. Cette somme correspond aux pénalités payées par le câblo-opérateur Noos (fusionné depuis avec Numéricâble) qui n’a pas rempli ses objectifs dans le cadre d’un précédent projet d’installation du câble. L’infrastructure de fibre optique s’appuiera sur la technologie GPON (Gigabit Passive Optical Network). La technologie PON implique un partage de la fibre par plusieurs abonnés, contrairement à la FTTH (Fiber to the home) qui alloue une fibre par usager. Il existe également des architectures mixtes qui amènent la fibre jusqu’au quartier ou à l’immeuble pour terminer en DSL. Le PON est un peu moins coûteux à installer mais assure un débit plus limité (qui peut tout de même aller jusqu’au Gb/s). Dans le cas du projet Opalys, l’objectif est de proposer une bande passante de 100 Mb/s. Cette infrastructure devra ensuite être exploitée par des opérateurs pour formaliser les services aux usagers. Plusieurs concurrents doivent pouvoir se raccorder au réseau et proposer des services complémentaires. Porte-parole du Sipperec, Catherine Dumas rappelle en outre que : « ce projet n’empêche pas d’autres initiatives d’opérateurs pour mettre en place de la fibre optique dans ces 13 communes. »

De la fibre optique à La Corniche avant la fin de l’année
Sur Nogent, le déploiement partira du réseau de fibre noire (fibre brute, installée mais pas encore active) mis en œuvre dans le cadre du projet Irisé , également initié par le Sipperec, via une délégation de service public à la société Irisé (détenue principalement par LD Collectivités et la Caisse des dépôts et consignations). Ce réseau relie aujourd’hui entre elles toutes les communes de la petite couronne ainsi que des universités et hôpitaux. A Nogent sur Marne, il passe boulevard de la Marne. D’après les explications de l’adjoint au maire, Michel Romanet-Perroux, qui représente la ville de Nogent sur Marne au sein du Sipperec, le déploiement est prévu comme suit : « Le réseau démarrera à partir de la rue de Beauséjour, au niveau du ‘crottoir’ à chiens puis desservira les immeubles de la Corniche (463 appartements), les rues Jean-Guy Labarbe, Victor Basch puis la Grande rue jusqu’au niveau du garage Sabrié. Cette partie qui concernera jusqu’à 55 colonnes montantes sera opérationnelle d’ici janvier 2009, à condition bien sûr de l’accord des syndics de copropriété. »

Et le reste, pour quand ?
Ce projet, s’il va de l’avant, pose questions à d’autres.  Dominique Kirsner s’interroge sur le rythme du déploiement à partir de 2009, craignant que les zones les moins denses ne soient laissées pour compte. Le débat qui suit sur son blog témoigne d’une inquiétude essentiellement motivée par le peu d’informations disponibles sur la nature du cahier des charges et les engagements à respecter par l’opérateur. Laurent Bernat se demande également sur son site, le Museau numérique , quelles seront les modalités techniques et commerciales permettant de garantir la concurrence entre les opérateurs censés exploiter cette infrastructure. La mise à disposition de ces détails, en toute transparence,  permettra peut-être de dissiper angoisses et malentendus autour de ce projet qui n’empêche en rien d’améliorer en parallèle la qualité de service ADSL.  Et d’accueillir d’autres projets fibre optique ou Wimax (haut débit, sans fil mais à ondes électromagnétiques…) impulsés par les opérateurs. Attendre 2026 pour bénéficier du très haut-débit alors que les nouvelles applications s’apprêtent à déferler risque en effet d’être frustrant pour le citoyen, sans parler des entreprises…

Petite décharge électrique pour conclure
Pour l’instant essentiellement utilisée, à l’intérieur des propriétés (et non pour y accéder) notamment dans des lycées et autres bâtiments publics, la technique CPL (courants porteurs en ligne) qui passe tout simplement (mais avec quelques bémols : problèmes d’interférence…) par le réseau électrique, a également fait l’objet d’une délégation de service public par le Sipperec (antérieurement à celle d’Opalys) en vue de raccorder l’ensemble des foyers des 86 communes membres du syndicat. Ce projet devait commencer son déploiement en 2007 pour s’achever entièrement d’ici 2011. La société délégataire n’est pas cette fois un opérateur de télécommunications mais un fabricant d’équipements de réseaux électriques, Mecelec. Son rôle est davantage celui d’un maître d’œuvre qui lève les fonds et coordonne que celui d’un opérateur capable d’investir et de porter directement le projet. Un peu court-circuité par l’annonce d’Opalys, ce projet CPL semble toutefois au point mort, mené par une entreprise, qui, au vu de ses communiqués, donne l’impression de se chercher encore, en matière de stratégie télécoms… Bref, mieux vaut parier aujourd’hui sur la fibre optique, l’ADSL ou le WiMax.

Liens utiles

Sur la fibre optique, dossiers pédagogiques
Le dossier de Tom’s Hardware, portail technologique
Le dossier d’Ariase, portail de comparatifs entre opérateurs
Site de l’atelier aménagement numérique des territoires, rattaché au ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable.
Divers sur le sujet
Programme du gouvernement pour favoriser le haut débit
Article sur la bataille des opérateurs sur la fibre optique, sur le site l’Avicca
(Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel)

32 commentaires pour Qu’il est beau le haut débit… et le très haut débit très beau !
  • Application concrète du haut débit … le débat du 21 février sera t il retransmis via le web (exemple : http://www.ustream.tv) ?

    il y a possibilité d’avoir une chat room, les internautes ne pouvant se déplacer pouvant poser leurs questions via le net …

  • Questions & commentaires :

    * un NRA pour Nogent soit, mais sera t il dégroupé ?

    * le CPL ne garantit pas l’évolution possible des débits comme la fibre optique

    * Dans l’article, il y a confusion entre Pon, Gpon et FTTH (wikipedia est très bien renseigné sur le sujet). Entre le Pon et le Gpon la différence de couts ne se situe pas dans le déploiement des fibres elles mêmes.

    * Opalys : le planning annoncé de déploiement sur Nogent sur Marne est il officiel ?

  • Pour repositionner le débat, je voudrais ajouter quelques précisions :

    Le rapport Attali reprend quelques idées forces que j’avais indiquées lors de 4 réunions, complétées par des analyses que j’avais fournies gracieusement à Messieurs Romanet et Martin entre le 28 janvier 2006 et le 12 juillet 2007 : Les deux idées forces sont :

    1. 10 Mbits pour tous en 2011 (Or 50% des Nogentais ont moins de 10 Mbits et AUCUN PAYS AU MONDE NE FAIT DU FTTH dans les zones à faible densité)
    2. Très haut débit pour tous en 2016

    La stratégie pour Nogent, qu’à tout de suite entérinée Marie-Anne Montchamp après 1 heure de réunion, doit donc respecter ces priorités quitte à mener les deux projets en parallèle.
    En tout cas l’argent public doit aller en priorité sur les zones moins intéressantes pour les opérateurs privés, c’est-à-dire les zones les moins denses qui se trouvent avoir moins de 10 Mbits.
    La solution NRA de 10000 lignes DEGROUPABLE permet d’obtenir 10 Mbits pour tous pour un investissement 50 fois inférieur au FTTH : 30 euros par ligne. Et avec des délais très raisonnables.

    Mettre du FTTH dans tout Nogent couterait de l’ordre de 10M€, avec des délais et travaux partout, alors qu’aujourd’hui les besoins en Très Haut débit ne sont pas avérés et ne justifient pas un investissement d’une ville comme Nogent. L’évolution des technologies devraient par ailleurs permettre de faire du très haut débit en amenant la fibre optique à 500 mètres des habitations (technologie VDSL2 normalisée en 2006), divisant ainsi par 10 les investissements et les nuisances.

    Le projet FTTH OPALYS a de forte chance, malgré un investissement public de 3,3M€ de se concentrer pendant les 10 premières années sur les zones à forte densité déjà bien pourvues en haut débit, comme c’est la règle dans l’économie des télécommunications. D’ailleurs LD communications a écarté oralement la couverture des pavillons. Après vérification, il n’y a pas de solution industrielle éprouvée pour faire du FTTH en pavillon (j’y reviendrai ultérieurement).

  • @arena

    Oui, le débat du 21 février sera retransmis sur le web, sur ce site, mais pas en direct (ceci nécessiterait une logistique hors de notre portée…). Nous prévoyons de mette en ligne des versions vidéo, ainsi bien entendu qu’un résumé écrit, des photos, nos commentaires et analyses.

    Dans l’esprit de ses précédents débats entre candidats, le Forum Politique Nogentais, qui organise l’événement, souhaitera cependant certainement favoriser l’interaction directe entre les candidats présents, et avec le public dans la salle. Dans ce contexte, l’intervention à distance d’internautes non présents physiquement semble peu pratique, voire peu pertinente à organiser. C’est par ailleurs une complexité technique supplémentaire que le Forum (qui est une association de bénévoles) n’aurait pas les moyens de financer, de gérer ni d’encadrer.

    Je ne pense pas que cela soit très grave car l’audience Internet à en attendre serait de toute façon trop modeste, s’agissant d’un enjeu très local, pour qu’une telle logistique de « direct » se justifie.

    Par contre, nous utiliserons effectivement ce site et les débats et questions qui s’y expriment pour aider les animateurs du Forum Politique Nogentais ainsi que le public du grand débat à préparer et structurer cet échange.

    Et là, tous les internautes contribuant à ce site jouent pleinement leur rôle !

    Et le fait que la teneur du débat et de tous les échanges qui l’ont précédé et lui succèderont soient accessibles à tous sur ce site permettra, nous l’espérons, à tous les électeurs Nogentais qui le souhaitent, d’étayer leur choix en toute lucidité le jour du scrutin. S’il est vrai qu’une grande proportion d’électeurs se décident au dernier moment, ce site pourra leur donner jusqu’à la dernière minute toutes les informations pour que ce choix soit éclairé, mêmes s’ils n’ont pas eu l’occasion d’assister aux réunions publiques ni au « grand débat » entre candidats du Forum politique Nogentais pendant la durée de la campagne.

    Pour l’heure, c’est à notre modeste échelle ce que nous pensions pouvoir faire de mieux avec les moyens à notre disposition pour mettre à profit des citoyens le media web dans le cadre des Municipales 2008 à Nogent Sur Marne, et c’est déjà pas mal ?

  • Mes recommandations au Maire de Nogent sur le projet SIPPEREC en date de 18 février 2007.

    Monsieur Martin, Maire de Nogent-sur-Marne, m’a communiqué le projet de contrat entre le SIPPEREC et LD communication, en date du 13 février 2007, me demandant d’en faire une analyse et des recommandations.

    Compte tenu de la durée du contrat sur 20 ans, et du fait que le délégataire ne s’engageait que sur 2 ans (ensuite le câblage était fait en fonction des résultats opérationnels)
    Compte tenu du niveau d’investissement public : 3,3M€ sur deux ans (+9,7M€ d’investissement privé)

    J’avais fait 7 recommandations MAJEURES le 18 février 2007, préalables à la signature du contrat :
    1. Informer le conseil municipal, ce qui ne fut pas fait à ma connaissance
    2. Informer régulièrement la population en fonction de l’avancement du projet (architecture au bout de 6 mois, plan de déploiement, etc…)
    3. Les autres recommandations étaient aussi critiques, et je me réserve de les diffuser pour l’instant

    Je découvre, comme beaucoup, un « plan de déploiement » annoncé par Monsieur Romanet-Perroux. Cette affirmation n’est basée sur aucun document publié à la population.

    Or l’ingénierie des télécommunications à des règles. Et à mi-chemin du projet, on peut-être très surpris de n’avoir eu aucun des documents qu’un projet d’Ingénierie doit respecter:
    1. Enquête d’utilité publique
    2. Publication du marché (date du marché ?)
    3. Diffusion d’un plan de déploiement
    4. etc..

    En vertu de la Loi n°78-753 du 17 juillet 1978 « De la liberté d’accès aux documents administratifs et de la réutilisation des informations publiques », je demande à Monsieur Romanet de publier les documents en sa possession.

  • Le FTTH dans un pavillon ancien (pour un pavillon neuf, le FTTH ne pose aucun problème technique):

    Il est relativement facile, quoique non rentable, d’amener la fibre jusqu’à la grille d’un pavillon.

    Tirer un fibre jusqu’à l’intérieur peut s’avérer quasi impossible sans travaux importants, compte tenu des problèmes de rayon de courbure (on ne plie pas la fibre comme le cuivre).
    La solution consisterait alors à réutiliser une paire de cuivre existante entre la fibre arrivant du domaine public et les prises téléphoniques.
    Mais comme le boitier de raccordement optique, situé à l’entrée du terrain doit être alimenté électriquement, il faudrait l’alimenter électriquement par une deuxième paire de cuivre téléphonique existante.
    C’est faisable, mais il n’y a pas aujourd’hui de solution industrielle, et il n’y en aura pas tant que le FTTH ne sera pas plus largement déployé.

    C’est pourquoi je pousse le dégroupage au sous-répartiteur pour les zones pavillonaires, seule solution viable pour le très haut-débit.

    Pour la même raison je reste persuadé que OPALYS est prématuré pour Nogent, compte tenu de l’investissement public qui aurait pu servir au projet NRA (même budget).

    Il aurait fallu reporter le déploiement FTTH à Nogent de 3/4 ans, compte tenu :
    1. du manque de besoin
    2. d’un meilleurs usage de l’argent public
    3. d’un projet inadapté à la structure de la Ville

  • Les réseaux haut-débit d’initiative publique : Article L1425-1 du Code Général des collectivités territoriales

    Je vous renvoie à un post de mon blog pour vous faire une idée de la façon dont a été géré le Projet OPALYS par la Mairie

    http://blog.kirsner.fr/post/2008/01/16/Les-reseaux-haut-debit-dinitiative-publique-%3A-Article-L1425-1-du-Code-General-des-collectivites-territoriales

  • @Y Dubois

    merci pour l’info.

    @Dominique Kirsner

    ben ce serait sympa de donner l’exemple et de mettre à disposition les différents documents dont vous faites état 🙂 …

    Personnellement VDSL2 : beurk!. Les opérateurs français abandonnent cette technologie et favorisent la fibre. Le risque de faire le pari du VDSL2 pour Nogent risque de ne pas être neutre financièrement : composants techniques et ressources humaines pour mise en oeuvre d’une telle techno devenant de ce fait rare donc chère.

    L’enjeu d’un projet tout Fibre (suppression des fils de cuivre) se conduit sur plusieurs années (création des NRO (noeuds de raccordement optique), mise en place des fourreaux … beaucoup de fils téléphoniques passent encore en aérien à Nogent). L’ARCEP (autorité de régulation des télécom) a envisagé cette été le partage des fourreaux France Telecom avec les autres opérateurs. (acquis pour le vertical, pas encore pour l’horizontal) … A suivre.

    Au delà du débat d’experts, le sujet est posé dans cette campagne pour les municipales.
    La prochaine équipe ne pourra pas éluder ses questions et devra se doter d’une véritable politique Telecom et l’afficher.
    L’attractivité de notre territoire en dépend et pas pour dans 8 ans.

  • Le très-haut débit et notamment la fibre optique sont des enjeux majeurs qu’une ville comme Nogent se doit d’anticiper. Cela dit, il s’agit d’investissements colossaux (cf la récente consolidation du secteur des fournisseurs d’accès à Internet) qu’une municipalité ne peut qu’encourager, en se gardant d’investir directement, mais en favorisant la concurrence dans le strict cadre de la régulation de l’ARCEP (le régulateur des télécoms). Il s’agit d’un investissment à long terme et l’enjeu majeur de Nogent ville numérique me semble aujourd’hui de favoriser l’accès de tous les nogentais à un PC et à l’Internet haut-débit.

    Pour suivre ce sujet dans le cadre de mes activités professionnelles (http://www.jupiterresearch.com), il me semble que certaines des technologies évoquées dans cet article (Wimax) sont loin d’être pérennes du moins en Europe. Le débat présenté ici est le reflet d’une expertise technique, certes nécessaire et que je partage pour l’essentiel, mais insuffisante au regard des enjeux que le numérique pose aux collectivités municipales. Internet est un formidable outil et levier de la démocratie locale et dans ce domaine, de nombreux efforts doivent encore être faits.

    Plutôt que de vouloir investir à tout prix dans certaines technologies (cf WIFI municipal gratuit), les mairies feraient mieux de se concentrer sur les risques économiques et juridiques des collectivités locales (cf Art 2125-1 et suivant, Art L1425-1 alinéa 2 du Code général de la propriété des personnes publiques) et d’inclure le numérique dans un projet politique global qui consiste à utiliser le levier d’Internet comme vecteur de démocratie locale et de simplicité pour les citoyens. Le haut-débit pour tous plutôt que le très haut-débit pour quelques-uns me semble un crédo plus porteur, ce qui évidemment ne veut pas dire qu’il faut oublier d’anticiper et de préparer l’avenir!

  • Messieurs, concernant ce sujet..vous entrez dans une discussion technique qui au final n’intéresse que vous et les spécialistes.Tout des sigles auxquels on ne comprend rien.Quest ce qui est important pour l’électeur ?, c’est qu’on lui parle simplement avec des mots qu’il comprend .Enfin et surtout qu’on lui amène effectivement du mieux à condition qu’il n’ait rien à sortir de sa poche Autrement dit , oui à toutes les meilleures propositions mais à condition qu’elles soient assumées par les opérateurs. Soyez en convaincu, Merci

  • Certes le sujet est technique car il mixe la législation, l’urbanisme et la technologie réseaux.

    Petit correctif. J’habite à Nogent à moins de 100m de Fontenay. Ce qui n’empêche pas que (selon le site Ariase) je suis à 2097 m du NRA et donc une grosse perte en terme de signal.

    Mon débit est inférieur à 4 Megabits/sec …

    si vous souhaitez en apprendre plus sur le rôle que peut jouer une collectivité sur ce type de projet, c’est là :
    http://extranet.ant.cete-ouest.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=316

  • Il faut savoir raison garder … Nogent n’a pas les moyens financiers de s’équiper, aux frais des contribuables, d’une installation de ce niveau. Il faudra un partenariat public/privé si on veut s’en sortir. Toute nouvelle hausse d’impôts est exclu. Les Nogentais ne le supporteraient pas! Les Nogentaises non plus d’ailleurs!
    En tout état de cause, s’il faut creuser de nouvelles tranchées, il va falloir faire le tour de la question avant de piocher. Quitte à en creuser de nouvelles autant faire en sorte que ça serve pour plusieurs objets.

  • Si on veut faire plusieurs choses en creusant des tranchées, il faudra remplacer toutes les canalisations de plomb encore présente dans les sous-sols de la ville!

    Ensuite, mon quartier est un des seuls à ne pas avoir de lignes téléphoniques encore enterrées…mais si elles sont majoritairement enfermées, c’est qu’avant, FT était public et maintenant qu’il est privé (Etat actionnaire à 20 %), il nous dira « du moment que ça marche, de quoi vous plaindre? » ou alors, payer avec les deniers de la ville!

    Ce projet onéreux soit-il, risque difficilement de se réaliser, d’autant que d’autres dépenses de la ville vont devoir passer en priorité…

  • Une brève qui laisse rêveur :
    La fibre à 1 Euro dans les HLM de Paris :
    http://www.presence-pc.com/actualite/neuf-fibre-hlm-27781/

  • Ca laisse effectivement rêveur! Pour ce prix là, je veux bien qu’on essaye en grandeur nature, sur toute la ville! Il n’y a pas 100.000 habitants à Nogent (Heureusement! Où les mettrions nous?). Donc l’effet de « masse » joue moins bien. Ce serait donc plus cher. Combien? Deux euros par mois? Ca marche encore …

  • il faut lire l’article

    Neuf, Free et Orange se tirent la bourre sur Paris. Comme quoi la concurrence a du bon… et la vitrine est belle …

    512 Kbps pour 1 euro pour lutter contre la fracture numérique. bon coup de pub.

    Autre lecture : Paris vient de ‘vendre’ la clientèle de l’Opac à Neuf Telecom … qui va vendre par le même occasion ses services (VOD, Musique etc…)

    Pour Nogent l’objectif est de passer à 100 Mbps avec liberté de choix du fournisseur d’accès.

  • A propos de OPALYS pour lequel Nogent fait partie d’une DSP de 20 ans signée en Janvier 2007.

    Le fournisseur n’est engagé que sur 2 ans.

    Mais le plus grave est que :

    Monsieur Jacques JP Martin ne parle de ce projet ni dans son bilan, ni dans son programme. Comme si les 3 millions € d’argent publics étaient volatilisés!!

  • Opalys fait partie des bombes à retardement que Martin, dans la précipitation qui le caractérise, a promu ou soutenu sans se poser la question toute simple : « Combien ça coûte »? De toute façon, Monsieur Martin ne se pose JAMAIS ce genre de question! Ce qui l’intéresse, c’est la politique des « coups » … Coups de pub! Stratagème! Etc..
    Si vous vous souvenez bien, Monsieur Kirsner, j’ai déjà soulevé cette objection …

  • en clair,
    personne aujourd’hui n’est à même de fournir le planning de déploiement d’Opalys sur Nogent.
    J’en viens à me demander si il existe !

  • Très bonne question, Arena! Très bonne question …
    la commune est-elle engagée d’une manière ferme ou d’une manière optionnelle? La dépense de 3 millions d’euros est-elle ferme (il faudra payer, quoi qu’il arrive!) ou simplement possible (on peut encore se rétracter sous certaines conditions.)? C’est quand même important de le savoir …

  • des bonnes questions j’en ai plein ma besace !!!

    A ma connaissance, les 3 m€ ont été payés par Noos au Sipperec en indemnités pour n’avoir pas rempli ses obligations sur la plaque concernée.
    Cet argent n’est donc pas sortie de la poche des nogentais.
    Quand a obtenir des infos sur la DSP …..

    en recherchant « dsp ld collectivité sipperec » sur google, les seules infos datent de début 2007.

    L’article le plus récent sur le sujet est sur le blog suivant … à lire, édifiant …. http://www.laurent-bernat.com/dotclear/2008/01/27/123-opalys-sipperec

    Pour ma part j’ai aussi demandé des informations au Sipperec sur Opalys (le 20 janvier dernier) et je n’ai reçu à ce jour aucune réponse …

  • Etant conseiller municipal sortant, je peux dire que nous avons traité de ce sujet en conseil. C’est Martin qui représente la commune au sein du Sipperec. C’est dire si le sujet est d’importance…

  • Oui, c’est bien le SIPPEREC qui va payer les 3,3M€ suite au dédommagement payé par NOOS. Il s’agit tout de même de l’argent public et à ce titre Nogent aurait pu donner son avis sur une meilleure façon d’utiliser cet argent.
    Si le conseil avait débattu du projet, il ne figure dans aucun compte rendu.

    Enfin Monsieur Martin m’avait fourni début 2007 le dossier SIPPEREC et j’avais rendu un avis défavorable avec 7 raisons Majeures de ne pas donner l’accord de Nogent sur ce projet en l’état. J’avais également fait des recommendations sur comment utiliser au mieux ce projet pour Nogent….
    J’ai évidemment gardé une copie du dossier…

  • je suis sur de ne pas être le seul à vouloir compulser ce dossier, alors, publiez !

  • Une précision : le conseil peut être informé de l’état d’avancement d’un dossier sans avoir à délibérer dessus (pas de prise de décision).
    J’en ai retenu deux choses, à mes yeux essentielles :
    1. C’est Martin qui représente la commune. C’est une chasse gardée pour lui.
    2. Quand on en parlait, c’était toujours à une vitesse supersonique.
    Donc : PRUDENCE! Il y a peut-être anguille sous roche … Avec Martin, c’est, somme toute, assez « normal »!

  • Monsieur Heurtault,

    C’est étrange, comment pouvez-vous dire « nous avons traité de ce sujet en conseil »

    Trouvez-vous normal que le SIPPEREC signe une DSP de 20 ans pour de la fibre optique sur 20 ans sans information sérieuse du conseil???

  • Non, bien sûr! Ce n’est pas normal que le conseil ne soit pas « sérieusement informé » … Vous avez totalement raison, Monsieur Kirsner …
    Avez vous déjà été en situation de devoir affronter Monsieur Martin en séance du conseil municipal? Non, bien sûr! Je ne le vous reproche pas.
    Savez vous combien de fois j’ai été brutalement interrompu pendant une pourtant rare prise de parole en conseil de ma part? Non. Moi non plus! Car je ne les compte plus … Savez vous combien de fois j’ai demandé la parole et qu’elle m’a été refusée? Non. Moi non plus! Car je ne les compte plus …
    Mille pardon de vous décevoir mais je n’aspire plus qu’à une chose avec Monsieur Martin : le voir battu le 16 Mars! Je ferai tout ce que je pourrai pour cela!

  • Tiens un petit « bump » sur un sujet qui me tiens à coeur…

    Quel avancement depuis deux ans alors que le gouvernement en fait une priorité …

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