Politique locale | Nogent-Sur-Marne | 05/12/2008
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Réunion sur la fusion : je vous ai compris

Réunion entre le Maire et les familles du 4 décembre 2008 à propos du projet de regroupement d’écolesLa réunion entre la mairie et les parents des élèves des écoles Paul Bert et Guy Môquet qui se tenait ce soir dans la salle Charles de Gaulle a attiré une petite centaine de personnes. Une séance de questions réponses très soutenue mais plutôt calme et posée, de 19h30 à 22h15. Face à une salle unanimement inquiète et peu convaincue par le projet de regroupement des établissements, le maire a indiqué en fin de réunion avoir écouté les remarques des uns et des autres et conclu par un : « je ne ferai rien contre les enfants, contre les parents non plus » 

Réunion entre le Maire et les familles du 4 décembre 2008 à propos du projet de regroupement d’écolesEntre 80 et 100 personnes, dont quelques conseillers municipaux et personnels de l’Education nationale mais essentiellement des parents d’élèves, sont venus ce soir écouter Jacques J-P Martin présenter le projet de fusion entre Paul Bert et Guy Môquet avant de s’exprimer à leur tour.

Résoudre les rivalités entre écoles
Le maire a commencé par expliquer les objectifs du projet, à savoir : la transmission des savoirs, la communauté de parcours, l’égalité des chances, la fin des conflits de réputation entre écoles (rappelant qu’il y avait eu 33 demandes de dérogation pour ne pas aller à Paul Bert, dont la moitié pour aller vers l’école Guy Môquet voisine), l’amélioration de l’évolution des enfants en supprimant un changement éventuel d’école durant la scolarité en maternelle, la mixité sociale, la rationnalisation des locaux et des personnels pour l’encadrement de tous les enfants, le soutien d’une plus grande variété d’activités offertes dans le cadre de l’accompagnement éducatif (2 préaux, 2 salles informatiques), l’offre de possibilités supplémentaires pour un quartier qui bouge (nouveaux équipements et nouveaux logements), la prévision de l’évolution en matière de fréquentation des écoles du centre ville et la possibilité  de créer une classe passerelle sur Galliéni pour accueillir les enfants de 2 ans. Le maire a conclu sa présentation en insistant sur le fait que le projet n’était qu’à l’étude et que le temps nécessaire serait pris pour la réflexion.

Maintenir le suivi de chaque enfant
La parole a été donnée assez rapidement à la salle. Une maman de Guy Môquet a lancé le débat en commençant par remercier le maire concernant tout ce qu’il avait pu faire pour les écoles, notamment concernant la mise en place des ateliers de loisirs après 16H30, avant d’exposer ses inquiétudes, à commencer par le grand nombre d’enfants dans une même structure quand ceux-ci ont au contraire besoin de ne pas se sentir noyés dans la masse, et l’importance de disposer de directeurs qui connaissent presque individuellement chaque élève, prennent le temps de suivre ceux qui ont des difficultés ou des problèmes de comportement et de rencontrer les parents.

Durant deux heures, chaque parent qu’il soit de Paul Bert, de Guy Môquet, élu, non élu, sympathisant de telle ou telle association de parents d’élèves, a pu exposer ses arguments et contrepropositions. Plusieurs parents ont renvoyé à l’Education nationale la gestion des rivalités entre les directions ou celle de la réputation des écoles. L’un d’eux a rappelé que c’est l’Education nationale qui prenait en charge la rémunération des directeurs d’école et que cela ne ferait donc pas faire d’économies à la ville si l’un d’entre eux était, en cas de regroupement, remplacé par un contrat avenir, comme venait de le préciser l’inspectrice de la circonscription, Marie-Christine Greiner, venue éclairer le débat.

Un autre encore a souligné que la mutualisation des locaux était déjà pratiquée pour les activités extra-scolaires, après 16h30, sans remettre en question le fonctionnement de chaque école. Un parent a insisté sur le travail en équipe avec les enseignants, plus réactif à 15 qu’à 25, et celui d’un conseil d’école, plus propice à l’échange à 35 qu’à 70. Il a également été rappelé que la répartition harmonieuse des effectifs entre les écoles n’était pas une fatalité mais dépendait des choix de sectorisation et d’accords ou non de dérogation, et que les demandes de dérogations risquaient d’augmenter encore dans la cas d’un gros établissement.

Des projets forts pour les 4 écoles
Concernant les contrepropositions, plusieurs personnes ont insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour améliorer l’image, notamment en luttant contre les rumeurs et en donnant sa chance au nouveau projet d’école de Paul Bert, axé sur le sport avec un partenariat avec des sportifs de haut niveau de l’Insep, et qui pourrait rayonner de la même façon que le violon à Guy Môquet, l’Anglais à Vinci et les arts plastiques à Val de Beauté. La proposition d’écoles de cycles avec chacune une direction a également été avancée mais sans faire l’unanimité en raison notamment du changement d’établissement que cela implique, en cours de cursus élémentaire.

La cantine : le moment délicat
En marge de la discussion sur la fusion, beaucoup de témoignages ont aussi convergé concernant le temps de cantine, actuellement le seul moment durant lequel les enfants sont tous rassemblés, souvent vécu de manière plus éprouvante en raison du bruit et du peu de temps. (La grande majorité des enfants des 2 écoles sont en effet demi-pensionnaires). Le maire a déclaré entendre ce constat.

Remise de 950 pétitions de parents
Si les arguments et contre-arguments ont fusé durant deux heures et demie, le ton est resté calme de part et d’autre. Et la réunion s’est achevée dans une atmosphère moins tendue qu’elle n’avait commencé, malgré la remise des 950 pétitions signées de parents opposés au projet, par un représentant des associations de parents d’élèves PEEP, L’ECOLO PARENTS et FCPE. Le maire a indiqué avoir écouté chaque remarque et en tenir compte dans la décision finale.

Précisions sur le calendrier
Concernant le calendrier décisionnel au niveau de l’Education nationale, l’inspectrice de la circonscription a confirmé qu’elle ferait bien un premier point avec l’inspecteur d’académie le 18 décembre mais que la structure pourrait être confirmée et affinée lors d’une deuxième réunion en janvier. Elle a aussi précisé que la date butoir de demande de mutation des enseignants (appelée dans le jargon, le « mouvement ») avait été repoussée. Le maire a indiqué de son côté qu’il n’y aurait pas de délibération sur cette question lors du conseil municipal du 15 décembre prochain.

Précisisons sur la taille
Concernant la taille précise de l’établissement, l’inspectrice a indiqué que l’école regroupée compterait entre 25 et 27 classes, reconnaissant qu’il n’y avait pas à sa connaissance d’établissement de cette taille dans le département, les plus importants se situant autour de 20 classes.

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