Politique locale | Accueil Val de Marne (94) Nogent-Sur-Marne | 02/10/2009
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Réunion de quartier Plaisance : Stationnement, 123 Bd de Strasbourg, délinquance, parcours RER E

[caption id="attachment_4372" align="alignleft" width="150" caption="123 Bd. de Strasbourg : Valophis prévoit d'y construire 48 logements"]123 Bd. de Strasbourg : Valophis prévoit d'y construire 48 logements[/caption]Tout comme lors de la réunion du quartier des Viselets hier soir, la réunion qui avait lieu dans les locaux de l’Ecole Guy Môquet avec une quarantaine de participants, a débuté par une communication sur le projet du Grand Paris, avant de s’ouvrir au jeu de questions/réponses entre le Maire de Nogent sur Marne et ses administrés.

Grand Paris, tours et gouvernance

Suite à l’inquiétude d’un habitant concernant la prééminence des tours dans les projets architecturaux présentés à l’écran pour le Grand Paris, le Maire a rappelé les enjeux du développement d’un habitat « post-Kyoto », qui amènent naturellement les architectes à proposer des tours de conception moderne. Il a également précisé que ces premiers projets, émanant de cabinets internationaux missionnés par le chef de l’état, n’avaient pas été établis en concertation avec les acteurs locaux. Enchaînant sur une autre question qui concernait une éventuelle fusion de Nogent et du Perreux, Jacques JP Martin a par ailleurs souligné que la gestion de très fortes densités de population (12 millions d’habitants à Paris) nécessitait une réforme de la gouvernance des collectivités territoriale, et que le gouvernement avait prévu une révision globale de la carte des communes à l’horizon 2012, date à laquelle de vastes intercommunalités deviendront une obligation (en s’étendant pour Nogent au-delà du Perreux, à deux ou trois autres communes limitrophes de la vallée de la Marne). « Pour l’instant, Nogent et le Perreux n’en sont qu’au stade du PACS » a cependant précisé Jacques J.P. Martin, tout en rappelant les péripéties historiques de la séparation des deux communes.

Circulation et stationnement : les riverains demandent plus de contraventions

Tout comme lors de la réunion de quarter des Viselets, les problèmes de circulation et de stationnement ont occupé une large part des questions des habitants et des représentants du Conseil de Quartier. Les rues qui ont fait l’objet de nombreux travaux ces derniers temps, comme le haut de la rue de Nogent, ou encore la rue de Plaisance et son carrefour ont été confrontées à des problèmes de sécurité des piétons, et notamment des enfants, qui doivent parfois quitter le trottoir occupé par des voitures. Les habitants riverains ont demandé une sévérité accrue dans la verbalisation de ces véhicules. Le Maire a demandé au représentant de la Police Municipale, de lui rendre compte directement des verbalisations au carrefour Plaisance. Monsieur Martin a tenu à rappeler que la réfection complète de la rue de Plaisance avait été inscrite au budget 2009 (300 000 à 500 000 Euros d’investissements), mais avait pris du retard du fait de la nécessité d’achever préalablement des travaux d’assainissement.

Le problème des véhicules stationnant systématiquement en double file devant l’INFA a également été évoqué, avec là aussi la demande, par les riverains, d’une intervention plus soutenue de la Police municipale. Constatant l’absence de solution de parking dans cette rue, le Maire a évoqué l’idée d’une zone bleue pour dissuader les « voitures ventouses ».

123 boulevard de Strasbourg

Parking du 123 Boulevard de Strasbourg à Nogent sur Marne

Parking du 123 Boulevard de Strasbourg à Nogent sur Marne

Interpellé par une habitante de l’immeuble du 123 Boulevard de Strasbourg, où le contrat engagé avec Valophis Habitat envisage la construction de 48 logements sociaux supplémentaires à l’emplacement actuel du parking, le Maire a tout d’abord réagi avec véhémence : « Expliquez-moi pourquoi votre pétition a circulé dans tous les Viselets ? C’est politique ! » – S’excusant de cette politisation du débat local, les habitantes du quartier ont fait part de leur peur grandissante : « Plus de monde au même endroit, c’est plus de jeunes, donc encore plus de crainte ». Tout en défendant le projet, s’interrogeant notamment sur la possibilité d’y héberger temporairement les habitants du 124 (la Cité rouge) lors de la réhabilitation de leurs immeubles, le maire a alors affirmé que « tout est encore ouvert » et que « Si la construction de ces 40 logements (sic) pose réellement des problèmes aux habitants, on ne le fera pas ». Il a également souligné qu’il y avait actuellement plusieurs projets de promoteurs en cours dans le quartier, ne concernant pas des logements sociaux mais de l’accession à la propriété. Concernant l’immeuble existant du 123, le maire a indiqué qu’il était prévu de refaire les façades et l’isolation.
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Résidentialisation et information contre délinquance

Des habitants se sont plaints de « courses poursuites » et « règlements de comptes », la nuit, derrière les immeubles, ainsi que de nuisances causées en journée par des lycéens qui viennent s’installer aux abords des bâtiments pour déjeuner et y laissent des détritus. Pour éviter cela, le maire a proposé de « résidentialiser » les immeubles . La « résidentialisation » consiste à entourer complètement le terrain de clôtures « infranchissables », et à doter les habitants de l’immeuble d’un jeu de deux clés, de façon à interdire l’accès à des personnes non-résidentes. En complément de ce dispositif, un système de vidéosurveillance devrait être déployé dans les lieux publics dans les deux ans qui viennent.

Rebondissant sur les « règlements de comptes », le Maire a évoqué la saisie de 62 kilos de résine de cannabis dans le quartier des Maréchaux début septembre. Comme pour les problèmes de stationnement, il a lancé un appel aux habitants pour qu’ils signalent plus volontiers à la police les infractions qu’ils constatent, ou plus généralement les comportements « douteux », citant le cas de cambrioleurs opérant au vu et au su des voisins en se faisant passer pour des déménageurs pendant la période estivale. « Il faut prévenir la police tout de suite, il faut appeler, c’est une question de solidarité. Nous allons lancer dans les semaines qui viennent une grande campagne d’information sur les cambriolages. » a-t-il insisté.

Une maison de quartier à la place de l’immeuble ?

Question posée alors par les habitants : « où les jeunes pourront-ils aller ? » (si l’on sanctuarise les cours d’immeuble). Après une boutade de Jacques JP Martin « Je suis Maire de Nogent, s’ils vont à Fontenay ce n’est plus mon problème : ma générosité s’arrête à l’intérêt des gens de Nogent », une proposition a spontanément émergé dans l’assistance « Et si, à la place de l’immeuble sur le parking, on faisait une maison de quartier ? » Idée accueillie avec enthousiasme par la salle. « Travaillez cette idée en Conseil de Quartier, et je suis prêt à l’étudier » s’est alors engagé le maire.

Accès au RER Eole par le haut de Nogent

La soirée s’est terminée par la question de l’accès au RER E depuis le quartier des Maréchaux. Réponse : un projet de parcours (arboré et éclairé) en circulation douce qui cheminerait le long de la ligne de train. Reste à obtenir toutes les autorisations, et le financement (qui prendrait la forme d’un Contrat régional sur les circulations douces), puis à déménager le Centre technique municipal de la rue de Plaisance. Le maire a indiqué que le prochain conseil municipal poserait les premiers jalons de ce projet. Billet à venir sur ce sujet.

Voir aussi rubrique quartier Plaisance sur le site Nogent Citoyen

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