Société | Nogent-Sur-Marne | 20/01/2010
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La plus grande école primaire de France bientôt à Nogent sur Marne

courpaulbertNogent sur Marne (Val-de-Marne, 94) pourra s’enorgueillir dès la rentrée prochaine d’accueillir la plus grande école du pays, avec 27 classes (+1 CLAD) et 700 élèves de la grande section de maternelle au CM2. Un record obtenu grâce au rapprochement de deux écoles primaires : Paul Bert et Guy Môquet. Ce projet, très controversé localement, pourrait concerner, dans un second temps, les écoles Val de Beauté.

Pour le maire (UMP) de la ville, Jacques JP Martin, ce regroupement devrait permettre d’investir dans de nouveaux équipements, qui seront installés entre les cours des deux écoles voisines et mutualisés, comme une bibliothèque, un laboratoire de langue et encore une salle informatique avec un tableau interactif. L’élu souhaite également faire bénéficier de la réputation de l’un des deux établissements, Guy Môquet, dont le projet d’école basé sur la pratique du violon est régulièrement cité dans les médias,  à la seconde école, Paul Bert, davantage considérée comme l’école du quartier populaire. En parallèle, le maire a indiqué que la maternelle Galliéni serait agrandie (d’ici deux ans environ)  pour récupérer les grandes sections actuellement sur Guy Môquet car le nombre d’enfants ne cesse de croître. Il a en effet estimé qu’entre trois et quatre nouvelles ouvertures de classes seraient à prévoir dans le primaire et deux en maternelle d’ici une dizaine d’années suite aux nouveaux projets immobiliers du quartier.

Un projet qui avait déclenché une crise l’an dernier

Manifestation devant la Mairie de Nogent sur Marne 29 Novembre 2008 Photo Nogent CitoyenDéjà lancé l’an dernier, le projet de fusion entre ces deux écoles primaires avait alors suscité la désapprobation unanime des parents qui souhaitaient conserver des établissements à dimension humaine pour le suivi des enfants et le travail en équipe des enseignants. Une pétition lancée par les trois associations PEEP, FCPE et L’Ecolo Parents (association locale) avait recueilli 900 signatures, 250 personnes avaient manifesté dans la ville et une délégation de parents et enseignants avait été reçue au ministère. Après quelques retournements de situation et une menace de grève des enseignants de Paul Bert à la rentrée, l’inspection académique avait fini par nommer in extremis une directrice provisoire à l’école Paul Bert. Le maire avait de son côté accepté de renouer le dialogue avec les associations de parents fin août, leur indiquant qu’il n’était pas question de faire ce projet contre eux et que tout le temps de la discussion serait pris. Une première réunion a eu lieu, le 1er décembre, en présence de l’inspecteur de la circonscription Nogent-Joinville, Marc Teulier,  destinée à dresser un constat général (évolution des effectifs,  carte scolaire…) et lors de laquelle le maire et l’inspecteur sont ensuite largement revenus sur le niveau des écoles et du collège. La seconde s’est tenue le 19 janvier, lors de laquelle le maire a proposé à nouveau de fusionner les écoles en précisant que ce choix serait présenté à l’inspection la semaine prochaine, avant d’écouter  les remarques des parents.

700 élèves de la grande section au CM2 : ça coince toujours

La proposition étant identique à celle de l’an dernier, à ceci près qu’une extension de la maternelle Galliéni est prévue dans quelques années, c’est donc sans surprise les mêmes réserves qui l’ont accueillie, essentiellement liées à la taille.  «700 élèves, ce sera la plus grande école de France, ce n’est pas un projet anodin. On ne peut pas faire comme s’il s’agissait d’une simple formalité. Quelles sont les raisons qui justifient ce projet selon l’Education nationale ?», demande un parent. Marc Teulier rappelle  qu’il s’agit d’un projet municipal que l’Education nationale ne fait qu’entériner et tente de rassurer les parents :  «Je ne pense pas que le fonctionnement soit forcément plus harmonieux ou moins harmonieux en fonction du nombre de classes. Certaines grosses écoles tournent très bien car l’équipe s’entend bien tandis que des petites écoles ne fonctionnent pas bien car l’équipe ne s’entend pas. Nous avons organisé ces derniers temps plusieurs réunions avec les deux écoles et ce n’est pas vraiment un problème de travailler avec quinze enseignants ou trente. De plus, si l’école maternelle Galliéni récupère ses grandes sections, l’école descendra à 23 classes», précise l’inspecteur. «Mais peut-on attendre alors que cette extension soit réalisée pour faire ce projet ? » s’enquiert un parent. «Nous souhaitons continuer dans la lancée 2009-2010 en allant vers une seule école car l’organisation et le fonctionnement resteront similaires. Je ne vois donc pas de raison à ne pas le faire, en dehors du nombre de classes. C’est le seul élément qui peut faire peur. Or, aujourd’hui, les deux directeurs gèrent déjà 27 classes au total, réparties dans leurs  deux établissements.  Et dans le fonctionnement de chaque classe, cela ne changera rien. Donc pourquoi attendre ? », motive le maire.

« L’usine de la zone »

«Je ne vois pas en quoi ce projet améliorera l’image de l’école Paul Bert.  C’est l’ensemble qui sera désormais perçu comme l’usine de la zone !», s’exclame un père.

Mutualiser les équipements

«Qu’est-ce que cela change concrètement en termes de budget et de personnel ?», enchaîne un parent. «La seule chose qui changera, sera la possibilité de proposer davantage d’équipements comme la salle informatique, le laboratoire de langue et la bibliothèque, car ils seront mutualisés entre les deux écoles. L’objectif du projet n’est pas de faire des économies mais des investissements appropriés et partagés»,  explique le maire. « Pourquoi ne pas mutualiser ces équipements sans fusionner puisqu’ils seront situés entre les deux écoles et que les deux directeurs auront juste à se répartir les plages horaires pour les utiliser, ce qui ne pose pas de problème s’ils s’entendent bien ? », reprend un parent. «Dans ce cas, cela deviendrait un collectif municipal!», s’ exclame le maire. Votre problème est que vous refusez simplement le nombre de classes alors que vous dites vous-même que si les directeurs s’entendent, tout va bien. Dans ce cas, autant entériner tout de suite le rapprochement. Si je ne faisais pas ce projet, vous me reprocheriez dans dix ans de ne pas avoir posé la question aujourd’hui, car dans dix ans, ce sera fait, malgré vous, parce qu’il n’y aura pas d’autre solution. Car je ne vais pas disperser des écoles dans toute la ville simplement parce qu’il y a des augmentations d’effectif ! Qui va payer la gestion de ces écoles ? Il n’y a pas d’alternative. Le seul problème est que vous avez peur du nombre de classes, quelque soit ce que l’on dit », s’emporte l’édile en reprochant au parent de vouloir donner des leçons. Mais ce n’est pas la ville qui paie le directeur se risque le parent. Ce n’est pas ce qui coûte le plus cher !  reprend le maire.

Quel encadrement ?

«S’il n’y a plus qu’un seul directeur pour gérer les deux écoles, est-il prévu une autre forme d’encadrement pour l’épauler ? », s’interroge une maman. «J’essaierai de faire en sorte qu’il y ait quelqu’un, et pas un emploi précaire, au moins un mi-temps», promet Marc Teulier.

Pas de temps pour consulter le conseil d’école

« Et les enseignants, sont-ils d’accord ? »,  enchaîne un parent. «Certains sont pour, d’autres contre. C’est vrai que certains enseignants ont tendance – et c’est humain- à avoir un lien affectif avec leur école et penser que c’est LEUR école, mais ce n’est pas leur école», pointe la directrice de l’école Paul Bert. Le directeur de Guy Môquet rappelle pour sa part que l’ensemble des enseignants de son école avaient signé un courrier l’an dernier, stipulant qu’ils auraient préféré qu’il n’y ait pas de fusion pour conserver deux écoles mais qu’ils préféraient encore la fusion à l’autre suggestion qui avait été proposée à l’époque (à savoir deux écoles de cycle). Il précise qu’au moins la moitié des enseignants de l’école Paul Bert sont aujourd’hui prêts à travailler en collaboration. L’inspecteur ajoute que quelques enseignants de Paul Bert sont très favorables à cette fusion. «Pourquoi dans ce cas ne pas les consulter ? Et  ne pas organiser en conseil d’école un vote, pour simple avis, pour ou contre la fusion, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises pour la semaine de 4 jours lorsqu’elle était limitée à notre circonscription ? », insiste un parent. L’inspecteur explique alors que cela ne sera pas possible avant la décision de l’inspection, qui doit avoir lieu début février pour permettre aux enseignants qui veulent partir de demander leur mutation, mais qu’une fois cette étape passée, il sera toujours possible de le faire a posteriori. Concrètement, le projet de rapprochement (dont il reste à éclaircir s’il donnera lieu à une fusion ou une autre forme à préciser) doit en effet être soumis pour avis au CDEN (instance de concertation départementale de l’Education nationale réunie par le préfet) avant d’être acté par l’Inspecteur d’Académie du Val de Marne, Didier Jouault. Le Conseil municipal sera amené à voter lorsque que le projet aura été validé par  l’Education nationale.

Val de Beauté en ligne de mire ?

Sur le long terme, ce projet s’inscrit dans une perspective plus large de restructuration des écoles de la ville. Après la réunion des deux ex-écoles Marie Curie (dont le cas de figure était légèrement différent car les deux écoles étaient plus petites)  pour créer l’école Léonard de Vinci qui compte aujourd’hui 18 classes, le maire a en effet évoqué la possibilité d’un rapprochement entre les écoles primaires et maternelles Val de Beauté qui comptent respectivement 17 et 8 classes, ceci dans le cadre d’un éventuel déménagement de la maternelle à l’étroit dans ses murs. Une tendance inverse à celle d’il y a quelques années. A la fin des années 90 en effet, l’école Paul Bert qui avait dépassé le seuil des 20 classes avait alors été dédoublée en réinvestissant l’école Guy Môquet – un temps transformée en centre de loisirs et école de musique- afin de constituer deux écoles de taille intermédiaire, capables d’accueillir de nouveaux élèves.

Voir également sur ce sujet le retour sur la réunion entre parents et mairie sur cette question l’an dernier, ainsi que l’ensemble des billets publiés sur ce projet.

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45 commentaires pour La plus grande école primaire de France bientôt à Nogent sur Marne
  • C’est un record dont nous aurions pu nous passer.
    Comment imaginer nos enfants dans une structure (usine?) aussi inhumaine?
    Notre cadre de vie se dégrade petit à petit…

  • Nogent-sur-Marne :
    Utilisation par le Maire des résultats des évaluations pour appuyer son projet politique municipal de fusion des écoles Paul Bert et Guy Môquet

    Reçus en délégation mercredi 5 janvier par l’IEN de la circonscription de Nogent, les représentants départementaux du SNUDI-FO 94 se sont étonnés que les résultats des évaluations école par école aient été communiqués au Maire de Nogent sur Marne par les représentants de l’Education Nationale.
    Depuis plusieurs semaines en effet, le Maire de cette commune organise une campagne publique visant à dénigrer l’école Paul Bert et les enseignants qui y travaillent afin de réaliser son projet de fusion des écoles Paul Bert et Guy Môquet (constitution d’un EPEP).
    Il est totalement inacceptable que le Maire de cette commune présente les résultats comparés des évaluations dans une réunion publique avec des membres d’associations de parents d’élèves de plusieurs écoles de la ville. Ceci a pour conséquence de jeter l’opprobre publiquement sur une école et sur ses enseignants et d’organiser un classement des écoles à des fins de politique municipale.
    La logique des évaluations à travers cet exemple significatif ne vise-t-elle d’ailleurs pas à mettre l’école publique et ses enseignants, aujourd’hui encore fonctionnaires d’Etat, sous la tutelle des élus politiques locaux et à préparer la mise en place des EPEP ?
    Il est de la responsabilité et de l’obligation des autorités de l’Education Nationale de faire cesser cette campagne publique de dénigrement d’une école et de ses enseignants et de rétablir l’égalité républicaine.

    Le SNUDI-FO qui revendique depuis plus d’un an avec les enseignants, les parents et leurs associations l’abandon du projet de fusion Paul Bert et Guy Môquet interviendra à tous les niveaux contre cette situation inacceptable.

    Communiqué du 13 janvier

  • tien ça recommence !!!

  • on avait les quartiers Nord de Marseille, vous aurez les quartiers Nord de Nogent … navrant.

  • Il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi ne pas modifier la carte scolaire et rééquilibrer l’origine sociale des enfants ?
    Monsieur Martin, une nouvelle fois, souhaite mettre en avant un projet gouvernemental en expérimentant l’EPEP. C’est la main mise de la commune sur l’école publique qui est en projet!

  • Les quartiers Nord de Nogent ! Non mais vous vous entendez parler ou quoi ! J’y habite et croyez moi pour un quartier Nord, c’est plutot pas mal !
    N’importe quoi !
    alors evidemment c’est pas le quartier Baltard mais bon là bas à part rentrer chez soit et allez se coucher …….
    Après je crois comprendre votre crainte et je ne la discute pas d’ailleurs. Mais un peu de juste mesure de grâce

  • Il est clair qu’à Nogent la mixité sociale, doit et peut se faire.

  • on fait quoi des enfants dans tous ça

  • Nos enfants, les enseignants, les parents, les riverains, les contribuables de la ville auraient mérités d’être traités autrement. Un projet de cette ampleur nécessite une étude transparente, identifier et partager les bénéfices, les risques est la marque d’une gestion en bon père de famille que nous sommes en droit d’attendre d’une équipe municipale, même si le pouvoir décisionnaire est concentré (à Nogent)dans les mains de notre maire….

  • Nous sommes (et nous nous en passerons bien) à l’école Jules Ferry du Perreux, le plus grand groupe scolaire du val-de-Marne : 817 élèves, 21 classes en primaire et 11 classes en maternelle. Et la ZAC du canal va être livrée au 1er semestre 2010 (300 logements). Nous nous battons depuis plusieurs années pour alerter la mairie et l’académie mais en vain, il paraitrait que nous sommes « une école atypique ». L’école est en sur-effectifs ce qui engendre une mauvaise gestion du temps de cantine et des incidents entre les enfants. ATTENTION, restons vigilents sur les effectifs, la suppression des postes de Rased, les médécins scolaires (poste vacant depuis 1 an au Perreux). Je suis vraiment inquiète pour la suite et je ne pense pas que les parents en prennent conscience !

  • Ce qui est fort regrettable c’est l’entêtement du maire, je trouve cela incompréhensible – puisque la majorité des parents et des administrés sont contre ce projet pourquoi continuer ? . Un élu est au service des citoyens de sa ville, et pas le contraire

  • Oui, normalement c’est comme cela que cela devrait se passer, mais l’exemple vient du petit « Big Boss » qui dirige le pays.
    Alors ne cherchez pas de logique c’est comme ça et pis c’est tout.

  • Je rappelle que je suis partie prenante dans ce dossier, en tant que membre de l’association de parents FCPE locale ( ce dont je n’ai jamais fait mystère, voir la page A propos de ce site http://www.nogent-citoyen.com/a-propos ).

  • Travaillant sur l’architecture scolaire et la réussite éducative, je peux affirmer que cette décision est particulièrement malencontreuse et va à l’encontre de la réussite du plus grand nombre d’enfants . En effet, une école doit rester à taille humaine, cette notion étant adaptée à l’âge des enfants ; si l’on souhaite que les apprentissages et la socialisation se déroulent favorablement , il faut que la structure permette à l’enfant de trouver ses repères spatiaux avec certitude .
    Il est regrettable que des considérations économiques (?) transforment école maternelle et primaire en  » collège » (700 )estl’emportent sur des obligations éducatives inhérentes au premier cycle.

  • Le jour où M. le Maire ecoutera ce que veulent les habitants de Nogent, un grand (ENORME) pas sera fait.
    J’ai pourtant ma carte à l’UMP, mais vivement les prochaines éléctions !

  • cestero pascual directeur says:

    je suis le directeur d’une petite école de centre de ville du Havre. Notre Municipalité a décidé sans concertation aucune de fermer notre école en juin 2010 ( j’ai 6 classes et 131 élèves) pour regrouper les enfants dans de plus grosses structures. Votre combat est le nôtre et nous sommes entièrement solidaire.
    Cordialement et solidairement
    Pascual Cestéro

  • Il faut organiser une action de groupe ! Y a t’il quelque chose de prévue ?

  • Il serait peut être bien d’organiser trés vite une réunion entre syndicats, parents, et autres citoyens qui souhaitent s’opposer à ce projet. Les actions doivent se préparer trés vite.

  • voilà que M ARAZI a une opinion sur le sujet , il était temps direz vous , mais pour dire ce qu’il dit mieux vaut se taire .Les concertations ont eu lieu cher Monsieur Arazi et bien avant vous.Ne vous arrogez pas des idées ou des actions qui ne viennent pas de vous et n’ont JAMAIS été votre préoccupation.Vous arrivez bien tard sur le sujet ,sans rien apporter comme d’habitude. La taille de l’établissement ne changera en rien le quotidien de nos enfants qui seront toujours le même nombre en classe et auront toujours à faire à leur instit; On nous dit que le directeur de l’établissement ne connaitra plus tous les écoliers . Quelle histoire. Les objections au projet ne tiennent pas et visent seulement à s’attaquer à qui le maire, à qui le président de la république (on ne recule devant rien) Quant au corps enseignant , le réformisme n’a jamais été son fort .Paradoxal quand on prone la mixité sociale .Ce qui serait un grand pas dans le cas de figure

  • Voici un lien pour prendre connaissance du bulletin qui vient d’être envoyé dans toutes les écoles du Val-de-Marne par les deux principaux syndicats enseignants du département.
    http://snudifo94.free.fr/epep%20snudifo%20snuipp%20pages%202%203%2001%2010.pdf

    Et un autre vers la pétition qui commence à être signé dans ces écoles…
    http://snudifo94.free.fr/epep%20snudifo%20snuipp%20pages%204%201%2001%2010.pdf

  • Je viens de lire le tract mis en ligne par le syndicat.
    Outre le gigantisme de l’école, je trouve particulièrement préoccupant de constater que dans le cadre d’un EPEP le rôle des représentants de la commune est très important.
    Pour ma part, je considère que les parties prenantes les plus indiquées pour la définition et le suivi du projet pédagogique éducatif demeurent les enseignants et les parents.
    Les élus ont déjà de nombreuses missions à conduire : à Nogent, elles ne manquent pas et il me semble que nos élus – notamment le premier d’entre eux – devraient plutôt se préoccuper de sujets tels que l’urbanisme, le dynamisme économique et culturel plutôt que de tenter de s’attribuer des prérogatives qu’ils n’exerceront pas ou mal …
    Vidéo-surveillance, EPEP, débat sur l’identité nationale, arrêté anti-mendicité … Nogent se transforme peu à peu en un laboratoire des idées saugrenues.
    STOP !

  • mr Jourdan ,même combat, rien de constructif dans motre commentaire que proposez vous , à part de discuter , discuter et discuter ?

  • Pour « 1Nogentais » : Je trouve que ce sont vos deux derniers commentaires qui n’ont rien de constructifs !!! Vous ne faites que dire aux autres participants de ce forum qu’ils se trompent. Développez vos idées et tentez au moins de nous faire comprendre pourquoi cette réforme est une bonne chose au lieu de pratiquer la critique non constructive !

  • Me trompais-je ? Cela n’a pas de rapport direct : Je crois me souvenir que les constructions sur le stade pour accueillir l’Ecole Marie Curie fermée pour cause de risques sanitaires étaient provisoires. A quand la restitution de l’espace aux sportifs?

  • De plus, même si cela reste hors sujet, après sa décontamination, le terrain de l’ancienne école Marie Curie doit servir à la construction de 2 énormes gymnases (au désarroi des habitants du quartier, surtout devant l’explication d’une telle structure par M. le maire lors d’une réunion de quartier : »De toute façon c’est comme ça ! »)

  • yavait qu’à pas voter martin

  • @David Jourdan, à propos des EPEP
    Pour en savoir plus sur ce projet de loi, voir la proposition de loi sur le site d’ Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1188.asp L’une des différences est en effet la composition du CA, qui remplace le conseil d’école actuel composé de tous les enseignants et d’un nombre équivalent de parents d’élèves + le directeur, un représentant de la mairie et un représentant de l’Education nationale, par un CA de 13 personnes composé de 4 élus locaux, 3 enseignants, 1 personnel de l’école, 4 représentants de parents et le chef d’établissement. Ce projet qui concernerait les écoles de plus de 15 classes n’a pas encore été discuté, le débat qui devait avoir lieu en janvier 2009 a été reporté. Il était prévu de commencer par quelques expérimentations mais je crois que les décrets ne sont pas sortis.

  • @1nogentais
    Je ne propose pas de discuter.

    La discussion a eu lieu : les parents sont contres, les enseignants aussi, le Maire et ses conseillers municipaux sont pour.

    Je ne pense pas que le Maire ait jamais fait preuve de la moindre expertise en matière pédagogique aussi je pense qu’il devrait s’abstenir de vouloir transformer les écoliers nogentais en cobayes.

    Je crois que son action en matière de densification et de « bétonification » et plus parlante : pourrait-il limiter les nuisances à ses domaines de prédilection ?

  • david jourdan n’a pas compris que l’expertise en toute chose est constitutive du fauteuil de maire, et accessoirement de tout élu, et qu’elle se communique à celui qui l’occuppe. Je l’avais depuis longtemps constaté pour les questions d’architecture et d’urbanisme (les effets antérieurs crèvent les yeux. Le maire actuel, dans le droit fil de Nungesser, veut y ajouter sa marque)
    Alors pourquoi pas la pédagogie.

  • A LAURENT
    De toute manière l’association des riverains du site marie curie n’a pas dit son dernier mot, surtout quand on entend parler de dépollution partielle.!!!

  • Chaque Association dans les quartiers n’a que très peu de poids face au système en place pour contrer des projets non conformes aux souhaits des riverains. Une fois passée les élections, la Démocratie -fusse-t-elle « participative »- est mise de côté jusqu’à la prochaine.
    Etant donné que les bulletins de vote tombant dans l’urne sont pour le politique l’équivalent des billets de banque
    Seul un collectif, une Fédérat
    ion des Associations, parlant au nom de toutes,

  • Reprise après envoi intempestif du message de Neuf
    Seul un collectif, une Fédération d’associations, aura des chances d’être prise en considération en pesant dans le rapport de force.
    Rassembler des gens qui fassent abstraction de leurs opinions politiques, c’est un voeux pieu. Et en face, on connait et on applique l’adage « diviser pour règner » les projets contestés
    sont étalés dans l’espace et dans le temps. Il savent aussi ce que Pétain avait dit dans son temps: « Français, vous avez la mémoire courte »Et comme ceux du sud se fichent pas mal de ce qui se passe au nord, ceux de l’est de l’ouest, que tout ce qui ne touche pas de très près ne mérite pas de s’y intéresser, chaque groupes se retrouvent isolés.
    Exemple avec Marie Curie et le Pôle RER, même combat contre la « bétonite » à front séparés et indifférence des non-concernés directement.

  • Complément:
    « Les bulletins de vote tombant dans l’urne sont pour les politiques l’équivalent des billets de banque tombant dans le titoir caisse du commerçant »

  • Avec ce projet on frise l’irrationnel et rien ne semble pouvoir arrêter la décision d’un seul homme
    http://m.gilles.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=221:epep&catid=41:democratie-locale&Itemid=65
    A tout hasard, j’ai envoyé une bouteille à la mer
    http://m.gilles.free.fr/documents/EPEP010210.pdf
    Sans espoir ?

  • La dépollution n’avait aucun sens du temps du tandem Nungesser-Martin, maintenant une partielle est bien suffisante, on progresse, encore 15 ou 20 ans….

  • Une sévère claque lors des régionales serait-elle salutaire ?

  • la défaite aux régionales me semble programmée. Mais elle n’aura aucune conséquence sur la gestion municipale, en tout cas sur les choix concernant l’école et urbanistiques.
    Concernant la dépolution de Marie Curie, il me semble inacceptable de vouloir dépolluer en partie. Il n’ y a pas que du radon sur ce site. Il faut, soit se débarrasser de la terre, comme déjà préconisé en 1969, soit, en attendant des solutions utiliser ce terrain pour en faire un champs de capteurs qui pourrait à minima alimenter le complexe sportif qui nous coûte très cher ( Merci la piscine qui chauffe la planète !). Des subventions existent pour ce type d’installation.

  • Chauffage de la piscine extérieure, on voit qu’Annie n’a rien compris au développement durable des JPM et autres politiques, celui qui dure depuis Adam et Eve et qui durera jusqu’à ce que le monde en crève.

  • Effectivement on peut le voir comme ça. Allons encore plus vite !

  • Je me sens particulièrement visée quand on se moque des parents qui souhaitent que les enfants ne soient pas des numéros, j’avais lancé cette candide petite phrase lors d’une réunion publique et Mr Martin l’avait tourné en dérision en ricannant lors d’une autre réunion. Il s’agissait d’une image mais la finesse n’a pas trop cours dans le débat. Même s’il ne connait pas chaque enfant par son prénom, je voulais dire que le « chef d’orchestre » de l’établissement qu’est le directeur doit connaître un minimum les écoliers pour assurer une certaine cohérence (dans le projet pédagogique, dans la réussite de chacun, dans la dynamique des instits et dans le maintien de la discipline nécessaire préalable à tout ceci …), et qu’un énorme établissement ne sera probablement pas propice à cela. Je suis quand même étonnée qu’il faille que je m’explique !!! Et je suis étonnée que l’on fasse si peu de cas de la fonction de directeur d’école primaire.
    Mr le maire a dit que Mr le directeur de GM était « trop bon » (sic …) et que tout le monde adulait son école, j’avais pensé qu’il s’agissait d’un second degré (?), oserais-je faire remarquer que la fusion survivra à sa retraite ? (bon, je pense que ce n’est pas le motif de la fusion …). Enfin, je suis tout simplement scandalisée qu’on ai laissé des enfants aller dans une école soit disant moins « bonne » pendant des années. Bonjour la réussite pour tous, on ne s’en préoccupe qu’en 2009 ??? Bon, allez, je sais bien que ce motif n’a rien à voir avec la fusion (je ne prends pas tout au pied de la lettre …) .
    Je déteste me faire ridiculiser en public dans des simulacres de concertation ! (et ceci repris par un internaut …). J’ajoute que je ne suis d’aucun parti politique … Hélène.

  • Dans ma précipitation j’ai laisser échapper quelques fautes d’orthographe … Veuillez m’en excuser (je n’ai jamais été scolarisée à PB ni GM, mais plus tard à Branly …)
    Un autre point me chatouille: NON tous les parents ne sont pas résistants aux changements (j’en ai plusieurs à proposer), NON tous les parents ne sont pas du même avis: je dois être la seule sur cette planète à être favorable à la semaine des 5 jours … Il est âssez cocasse de constater que Mr le maire n’hésite à consulter les parents quand il sait qu’ils sont du même avis que lui … Je rappelle que la semaine des 4 jours convient à tout le monde sauf aux enfants … Mais qui y pense encore aux enfants ?

  • Non Hélène, nous sommes au moins deux à être contre la semaine de 4 jours. Je me souviens d’un parent à Val de Beauté, qui voulait passer au 4 jours pour aller faire du Karting le samedi matin avec son fils. Super argument !

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