Société | Nogent-Sur-Marne | 17/11/2010
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Partie remise pour la licence IV

L’une des résolutions examinées lors du conseil municipal du lundi 15 novembre 2010 concernait le rachat par la ville, pour 20 000 €, de la licence IV du restaurant Ranch Grill qui ferme ses portes suite au départ en retraite de son propriétaire.

Devant le scepticisme d’une grande partie des élus, y compris de ceux qui sont habituellement solidaires de la majorité municipale, le décision a cependant été reportée, dans l’attente d’une renégociation du prix.

Un prix jugé exorbitant

Marc Arazi (Majorité, sans étiquette) a notamment considéré que ce n’était pas le rôle de la ville, et que la dépense était trop onéreuse.

Bien que n’ayant pas d’opposition de principe, Michel Mastrojani (PS) c’est également étonné du prix, et de l’absence d’un prix de référence moyen sur lequel s’appuyer. Les exemples de prix trouvés sur Internet cités en exemple par la municipalité s’étalaient en effet… de 3 à 20 000 Euros environ.

Estelle Debaecker (Nogent avec vous) a regretté les conséquences qu’une telle décision aurait sur l’image de la ville, laissant planer l’impression que l’on subventionne directement quelqu’un qui n’arrive pas à revendre son fonds de commerce. Dénonçant également les ravages de l’alcoolisme, elle a souligné qu’on pouvait sans doute faire autre chose de plus utile avec 20 000 €.

Loïck Nicolas (majorité) s’est interrogé sur la proximité entre le Pavillon Baltard (où la licence serait principalement utilisée, et probablement « domiciliée »), et l’école maternelle Victor Hugo, potentiellement située à moins de 75 mètres, ce qui pourrait poser un problème vis-à-vis de la législation. Le maire lui a répondu que les deux bâtiments étaient séparés de « plus de 150 mètres » (ce qui semble contestable, les deux terrains étant mitoyens, et la photo satellite nous permettant de mesurer une distance à vol d’oiseau inférieure à 50 mètres entre les extrêmités des deux édifices).

Afficher Distance Pavillon Baltard Ecole Victor Hugo sur une carte plus grande

Michel Devinck (Nogent avec nous) a estimé que le prix était exorbitant, et réclamé qu’il soit aligné sur le prix du marché, la ville n’ayant pas à faire de « cadeau ».

Rétablir un cadre légal

Rappelant qu’il y avait selon lui nécessité pour la ville de rétablir un cadre légal en justifiant par une licence les ventes d’alcool lors de certaines manifestations se déroulant au Pavillon Baltard ou à la Scène Watteau, le maire a convenu qu’il faudrait sans doute renégocier le prix de la licence autour de 15 000 €, avant de présenter à nouveau ce projet pour une nouvelle délibération dans un prochain conseil municipal.

Cet article est publié dans avec comme tags Conseil municipal, FB, Licence IV, Nogent
4 commentaires pour Partie remise pour la licence IV
  • Il y a erreur sur l’animateur : Licence IV c’était Patrick Sébastien, et pas Jacques Martin !!

    http://www.bide-et-musique.com/song/469.html

  • Sans prendre parti pour ou contre, il me semble que prendre la distance à vol d’oiseau est un non-sens , si l’école était de l’autre côté de la Marne à 125m personne n’y verrait d’inconvénient. Ce qui compte, c’est la distance à parcourir pour que les élèves de maternelle puissent aller boire un verre de beaujolais nouveau. Maintenant, c’est sans doute illégal, mais ce n’est pas la première loi idiote.

  • @Jackie:
    La distance minimale autorisée entre un site « protégé » et un débit de boisson varie d’une ville à l’autre. De fait, j’ignore à combien elle est fixée à Nogent s’il y en a une. Personne n’avait l’air de le savoir lundi soir, et donc la question de la légalité reste en suspens.

    Par contre, même pour un piéton contournant la grille qui les sépare, c’est un fait qu’il y a moins de 150 mètres de parcours entre les entrées principales des deux bâtiments (cent mètres tout au plus), et les terrains sont bien mitoyens.

    Il y a environ 250 mètres entre le Baltard et l’autre rive de la Marne… et une rivière infranchissable à pied, ce n’est donc pas comparable.

  • Je ne me suis pas bien exprimée, je voulais, en dehors du cas précis, prendre l’exemple d’une école et d’un débit de boisson proches l’un de l’autre mais séparés par un obstacle infranchissable, rivière, voie ferrée etc. pour monter l’idiotie de ne prendre en compte que la distance à vol d’oiseau, comme c’est le cas entre le Baltard et Victor Hugo.

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