Société | Accueil Val de Marne (94) Nogent-Sur-Marne | 08/10/2010
Réagir Par

Retour sur le Carrefour de l’emploi 2010, au Pavillon Baltard

Pas de queue interminable devant les stands mais  une affluence raisonnable répartie un peu partout, telle était l’ambiance au Pavillon Baltard hier après-midi, lors de la quatorzième édition du Carrefour de l’emploi organisé par neuf villes du Val de Marne et inauguré le matin même par le ministre Laurent Wauquiez. La plupart des candidats venaient de l’Est parisien, pour chercher un job mais aussi des stages pour les plus jeunes. Se sont ainsi cotoyés

des gamins encore en bac pro, des quinquagénaires à la recherche d’un nouveau départ et des premières expériences ou débutants. Pour les entreprises exposantes, la pile des CV en fin de journée a varié de quelques dizaines dont un ou deux profils pourront faire l’affaire à plusieurs centaines de contacts.

Avantage pour les personnes peu ou pas diplômées, pas mal de postes à pourvoir ne mettaient pas l’accent sur le cursus estudiantin mais la fiablité du profil. «Ce qui compte pour nous n’est pas le diplôme mais une première expérience commerciale réussie quelle qu’elle soit, et de la détermination. Nous nous chargeons nous même de la formation et il y a possibilité de faire carrière chez nous, mais cela représente un investissement et nous cherchons donc des gens qui savent pourquoi il s viennent et qui ont envie de faire ce métier,  témoigne Emmanuel Warin (photo), inspecteur à l’animation commerciale chez Gan Prévoyance. Bien que notre groupe soit important, il n’y a pas énormément de monde qui se précipite pour être commercial. Pour recruter, nous allons jusqu’à faire du porte à porte chez les commerçants pour leur demander s’ils connaissent du monde. Dans certaines municipalités comme Bry sur Marne ou Fontenay sous Bois, nous avons aussi des interlocuteurs au niveau de la ville sur les questions d’emploi.» Un responsable recrutement d’une entreprise de BTP dresse le même constat concernant le manque de candidatures, conscient dans le même temps de la pénibilité du travail proposé, systématiquement en extérieur.

Au stand de la RATP , pourtant perché tout seul en haut de la mezzanine, les CV s’accumulent en revanche. «Nous n’enregistrons pas directement les candidatures sur place mais aiguillons les visiteurs pour qu’ils puissent ensuite postuler directement sur notre site Internet avec une meilleure connaissance des postes et profils requis», explique un cadre de la régie des transports parisiens. Ici aussi, il s’agit de savoir ce que l’on veut. «Certains candidats s’étonnent d’avoir vu leur candidature rejetée après avoir candidaté à plusieurs postes en même temps, pensant multiplier leurs chances. Nous leur expliquons qu’il est au contraire indispensable de faire un choix et qu’il y a une procédure automatique de rejet pour ceux qui cochent toutes les cases…»

D’autres métiers nécessitent bien sûr un diplôme, comme par exemple le CAP petite enfance pour garder les enfants de moins de trois ans – profils vivement recherchés par les agences de services à domicile. A la Police nationale, le recrutement s’effectue par concours, mais les personnes qui tiennent le stand n’ont pas encore de dates à proposer pour le moment. En attendant, ils présentent donc les postes d’adjoint de sécurité, réservés aux 18-26 ans.

En marge des stands d’entreprises qui recrutent, une zone propose des petites annonces, une autre permet de peaufiner et imprimer son CV, et une encore de bénéficier de conseils. Un pôle est également dédié à la création et reprise d’entreprise, avec notamment la chambre de commerce et différentes associations à l’instar d’Est Val de Marne Initiative qui suit environ cinquante dossiers par an.

«Nous aidons les entreprises à trouver des financements, finaliser leur dossier et éprouver la solidité de leur modèle économique. Il est très difficile pour des créateurs d’entreprise d’évaluer leur besoin en financement et leurs recettes sur le court, moyen et long terme», indique Béatrice Kasser, directrice de l’association financée à 80 % par le public (collectivités locales) et 20 % par le privé (Caisse des dépôts, banques…).

Organisée sur une journée, la manifestation a fermé ses portes à 20 heures. Les retours en termes d’emploi pourront être évalués d’ici quelques mois. L’an dernier, ce salon a donné lieu à 150 recrutements dans le trimestre qui a suivi. En attendant son retour en 2011, le pavillon Baltard accueillera la semaine prochaine la seconde édition du Carrefour des entreprises de l’Est parisien. Organisée par des associations d’entrepreneurs locaux, cette manifestation cherche à favoriser les échanges et partenariats entre entrepreneurs et prestataires de Paris Est, de la porte de Vincennes à Marne la Vallée. (Voir billet sur ce sujet).

Voir l’albm photo ci-dessous :

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF. Déjà abonné ? Cliquez ici.
2 commentaires pour Retour sur le Carrefour de l’emploi 2010, au Pavillon Baltard
Ajouter une photo

N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi