Entreprendre | Nogent-Sur-Marne | 29/04/2011
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Entreprendre : les ateliers culinaires à domicile

Entreprendre : les ateliers culinaires à domicile
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Un tantinet désuètes il y a quelques années, les réunions de vente à domicile ont retrouvé des adeptes. Il faut dire que les présentations un peu coincées où les ménagères se pâmaient poliment devant une pyramide de boîtes plastique ont vécu. Place aux ateliers culinaires avec démonstration, dégustation, échange de recettes et de tours de main. A Nogent sur Marne, Sylvie, Pascale et Myriam ont opté pour ce type d’occupation, chacune à leur rythme et pour une marque différente. Témoignages.

Comment se déroule un atelier?

Sylvie Ghazarian, conseillère Tupperware (Conditionnement et accessoires de cuisine) : Un atelier dure environ deux heures et consiste à préparer quelques plats (de quoi constituer un repas) avec les ustensiles en démonstration. Il s’achève par une dégustation et la prise de commande dans le catalogue pour ceux qui le souhaitent. Avant l’atelier, il y a une première visite chez l’hôte pour préparer et expliquer comment cela va se passer (uniquement lorsque c’est sa première réunion). Après l’atelier, je retourne une troisième fois chez la personne invitante pour livrer les produits, d’où l’importance de rester dans un rayon géographique raisonnable.

Myriam Lardenois, conseillère Thermomix (Accessoire qui cumule les fonctions de plusieurs appareils électro-ménager) : Les ateliers sont très participatifs. La convivialité de l’atelier est primordiale pour que cela fonctionne. Parfois, les participants se connaissent bien entre eux, mais ce n’est pas toujours le cas.

Pourquoi avez-vous décidé d’organiser des ateliers de vente à domicile ?

Myriam Lardenois: Avant, j’étais assistante dentaire. Un jour, j’ai été invitée à un atelier et été enthousiasmée par la démonstratrice car je sentais qu’elle prenait du plaisir à faire son métier. Je la trouvais détendue. Après plus d’information, j’ai décidé de franchir le pas en laissant tomber mon ancien poste il y a un an. Pour moi, il s’agit d’un travail à temps plein mais je n’en vis pas encore car il faudrait que je fasse 8 à 10 ateliers par semaine, ce qui demande une prospection importante et une très bonne gestion de son temps. J’espère pouvoir en vivre bientôt.

 

 

Sylvie Ghazarian : J’ai commencé il y a 7 ans. J’avais alors arrêté de travailler pour m’occuper des enfants. Pour moi, c’était un moyen de gagner un peu d’argent mais aussi, surtout, de continuer à rencontrer d’autres personnes. Depuis, j’ai recommencé à travailler à temps plein puis à temps partiel mais j’ai toujours continué mes ateliers quand je pouvais. Il s’agit d’un complément de salaire et je n’en attends pas plus. J’aime cette activité mais ne le ferai pas à temps plein car je préfère avoir un statut de salariée. Pour vraiment en vivre, il faudrait faire sept ateliers par semaine ou passer à l’étape suivante et recruter soi-même des démonstratrices que l’on commissionne.

Pascale Triadu, conseillère Flexipan (moules en silicone et accessoires de cuisine) : Comme Sylvie, je ne voulais pas rester enfermée dans mes quatre murs pendant que les enfants sont à l’école, ni m’aliéner des contraintes d’horaires trop régulières. Ce que j’apprécie avec cette occupation est qu’il n’y a pas d’objectif obligatoire ni d’horaires fixes. On y passe le temps que l’on peut en fonction de son organisation personnelle. Pour l’instant, je fais cela tranquillement car j’attends de déménager pour investir plus de temps et développer mon réseau.

Comment avez-vous développé votre réseau et qui sont vos clients ?

Pascale Triadu : Au départ, on commence dans son entourage proche, famille et amis. La famille, ce n’est pas toujours évident car il est difficile de trouver la distance professionnelle. Le réseau se développe progressivement : voisins, parents d’élèves, membres d’associations que l’on fréquente… jusqu’à finalement aller chez des personnes que l’on ne connaît pas du tout. La clientèle est de tous les âges et surtout féminine mais il y a aussi quelques hommes, et j’ai un habitué qui vient régulièrement.

Sylvie Ghazarian : Sortir de son cercle initial constitue une étape importante et indispensable pour continuer à se développer, cela se fait naturellement, en proposant aux personnes invitées à une réunion d’en organiser une soi-même et ainsi de suite. C’est aussi ce qui est intéressant dans ce métier, de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent un intérêt commun pour la cuisine. Il n’y a pas de zone géographique délimitée, chacun développe son réseau au gré de ses rencontres.

Quel lien avez-vous avec la maison mère ? Quel est votre statut ?

Myriam Lardenois : Tous les lundis, nous avons un atelier avec l’équipe locale, nous cuisinons, nous donnons des idées de recettes et en inventons. J’y vais souvent car cela me motive pour la semaine. Pour le statut, il s’agit pour nous trois de celui de VDI (Vendeur à domicile indépendant), rémunéré à la commission.

Sylvie Ghazarian : Nous aussi nous avons des réunions le lundi, je n’y vais pas régulièrement mais quand je peux. Ces réunions sont l’occasion d’encourager et valoriser les personnes qui ont particulièrement vendu durant une certaine période.

Pascale Triadu : Nous n’avons pas de réunion hebdomadaire mais recevons un journal interne avec toutes les informations sur le réseau et avons aussi des concours de vente permettant de gagner des cadeaux.

Etes-vous concurrentes entre vous ?

Pascale Triadu : Nous ne sommes pas vraiment concurrentes même s’il peut y avoir certains produits similaires. Nous nous achetons aussi des produits entre nous !

Lien utile :
Tous les détails concernant le statut de vendeur à domicile indépendant (VDI), notamment concernant sa situation au regard de la protection sociale, sur le site de la Fédération de vente directe.

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