Société | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 17/10/2011
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Grève IPSOS à Gentilly : nouvelle réunion de négociation aujourd’hui

Grève IPSOS à Gentilly : nouvelle réunion de négociation aujourd’hui
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Alors que les vacataires et salariés de la société IPSOS sont en grève totale ou partielle depuis le jeudi 6 octobre, suite à un désaccord sur le montant de leur prime de partage des profits, une nouvelle réunion de négociation doit se tenir aujourd’hui

entre les représentants du personnel et leur direction, pour mettre fin au mouvement qui concerne les établissements de Gentilly (Val-de-Marne), Bordeaux (Gironde) et Plérin (Côtes-d’Armor). En attendant, les grévistes de Gentilly avaient organisé vendredi dernier un rassemblement autour d’un barbecue géant, devant les portes de l’Institut.

Nouveau dispositif, la prime de de partage des profits, également baptisée «Prime 3P» ou «prime Sarkozy», doit être versée aux salariés par les entreprises qui emploient plus de 50 personnes et qui ont versé à leurs actionnaires des dividendes en augmentation par rapport à l’année précédente. Le montant de cette prime est laissé à l’appréciation de chaque entreprise et doit être négociée au cas par cas entre la direction et les partenaires sociaux. Pour l’instant, d’après une étude du cabinet Towers Watson, seules 10 % des entreprises concernées auraient déjà conclu un accord, avec des primes moyennes de 200 €, allant généralement de 100 € à 450 € parfois plus, parfois moins. La difficulté de l’exercice tient dans le fait qu’il n’y a pas de modalités précises pour calculer son montant, qu’en outre certaines entreprises souhaitent mettre cette prime en perspective avec d’autres formes d’intéressement dans le cadre de leur politique salariale.

Ipsos, qui emploie 600 salariés et 600 vacataires en France et plus de 9500 salariés au niveau mondial, fait partie des entreprises concernées. Son chiffre d’affaires mondial de 1,14 milliard € en 2010 (103,2 millions € en France) est en augmentation de 20 % par rapport à 2009, avec un résultat net mondial de 66 millions €. Et le montant total des dividendes a progressé de 17,3 millions € en 2009 à 19,8 millions € en 2010. Des réunions se sont donc tenues pour évoquer cette prime et c’est à l’issue de ces premières négociations que le mouvement de grève a été lancé, à l’appel d’une intersyndicale FO/CFDT/CFE-CGC. En cause : le montant jugé trop bas de cette prime. «On nous a d’abord proposé 6 € puis 24 €, cette somme est dérisoire et indécente », expose Alain Cocouch délégué syndical CFDT IPSOS. Le syndicaliste reproche également à sa direction un mélange des genres entre la « participation», qui a pour objet de garantir la redistribution aux salariés d’une partie des bénéfices de l’entreprise, et la prime de partage des profits. «Fin septembre, la direction a pris l’engagement que l’enveloppe globale de la participation pour 2011 serait à la hauteur de celle de 2010. Mais cette enveloppe ne concerne en rien la nouvelle prime Sarkozy. Ajourd’hui, elle nous tient un double discours en associant les deux, afin de fausser les données, et menace de revenir sur ses engagements», reprend le syndicaliste.

Un mélange des genres que Yannick Carriou, directeur général d’Ipsos France, reproche en retour aux syndicalistes. Il les accuse en effet d’avoir volontairement amalgamé les chiffres pour aboutir à la somme de 24 € qui figure sur les banderoles des grévistes. «La direction n’a jamais proposé de prime de 24 €. Lors des négociations, nous avons proposé d’augmenter de 30 000 € l’enveloppe allouée à la participation. Et les syndicats ont divisé cette somme par 1 200 salariés pour obtenir 24 € par tête. Il s’agit d’une interprétation abusive», avait-il ainsi expliqué à l’AFP lundi 10 octobre dernier.

Depuis le lancement du mouvement, de nouvelles réunions ont commencé à faire bouger les lignes. «Lors de notre dernière entrevue, la direction s’est déclarée prête à faire un effort de 80 000 € pour la prime 3P, ce qui, à l’échelle des 1200 employés, représentera environ 66 € par personne. Ce ne sont que des miettes !», reproche Alain Cocouch. Sans communiquer sur les chiffres qui seraient susceptibles de faire arrêter le mouvement, le leader syndical espère que la réunion de ce lundi permettra de débloquer la situation. A suivre donc.

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