Société | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 20/11/2011
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Le Grand Paris des déchets mis au défi par la montagne de Limeil-Brévannes

Le Grand Paris des déchets mis au défi par la montagne de Limeil-Brévannes

Au-delà des questions d’argent et de pollution du site, l’évacuation de la montagne des déchets de Limeil-Brévannes pose de manière concrète la difficile équation du Grand Paris des déchets. Quel arbitrage entre mutualisation au niveau de la région et re-localisation de la gestion des déchets ?

Avec un foncier moins cher et plus disponible que le coeur de l’agglomération parisienne, les départements de la grande couronne, comme la Seine et Marne ou le Val d’Oise, ont progressivement concentré les sites de stockage des déchets. Ainsi le département de la Seine et Marne abrite-t-il la moitié des capacités régionales en matière d’enfouissement et la majorité des déchets qui arrivent dans ses centres proviennent d’autres départements. Un certain nombre de sites accueillent notamment des déchets issus du BTP, y compris des produits comme l’amiante-ciment. Une situation qui n’est plus acceptée aujourd’hui par nombre d’habitants inquiets pour leur environnement.

Le PREDMA :  première étape encore timide

Pour tenter d’organiser la gestion des déchets à une échelle régionale, un Plan régional d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PREDMA) a été voté par le Conseil régional en 2009. Une exception française car, partout ailleurs, les déchets sont gérés à l’échelle départementale. Ce plan, qui prévoit notamment une réduction de 50 kg de déchets par an par habitant et du recyclage de 75 % des emballages d’ici 2019, se fixe également pour objectif de rééquilibrer géographiquement le stockage et traitement des déchets et de ne pas augmenter la capacité de traitement des départements de la Seine et Marne et du Val d’Oise. Malgré cela, la Seine et Marne a fait partie des rares départements à avoir rendu un avis défavorable en raison notamment d’un manque d’engagements précis pour s’assurer d’un réel rééquilibrage. (en savoir plus sur l’élaboration du PREDMA et la position de chaque Conseil général) Depuis, les installations de stockage de déchets inertes ont continué à ouvrir dans le département, y compris cette année. Excédés, des habitants se récemment mobilisés en créant un collectif, Stop déchets 77, appelant à manifester le samedi 26 novembre à Charny (en savoir plus).

Le coup de gueule de la Seine et Marne

C’est dans ce contexte -sensible- que l’évacuation de la montagne de déchets de Limeil-Brévannes, en grande partie vers le centre technique Véolia de Claye Souilly (pour environ 100 000 tonnes de déchets) a provoqué la colère des Seine et Marnais, à commencer par le président de son Conseil Général, Vincent Eblé (PS). Ce dernier écrit à la ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, mi-octobre, pour demander des précisions sur la nature des déchets et s’étonner que le Val de Marne ne prenne pas sa part dans l’accueil de ces déchets (voir article sur ce sujet).

Pas si simple…

Comme l’a indiqué toutefois le préfet du Val de Marne, Pierre Dartout : « Il n’y a pas de centre d’enfouissement dans le Val de Marne pour accueillir ce type de déchets. En outre, les déchets de Limeil Brévannes ne venaient pas uniquement du Val de Marne » et de rappeler également que « le Val de Marne prend aussi sa part dans la gestion des déchets en abritant notamment la plus principale usine d’incinération d’Ile de France à Ivry sur Seine. » (en savoir plus sur le centre d’Ivry sur Seine)

Voir tous les articles sur ce dossier

Liens utiles

L’observatoire régional des déchets d’Ile de France
Centre national d’information indépendant sur les déchets
Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) (section consacrée aux déchets)

 

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