Société | Accueil Val de Marne (94) Nogent-Sur-Marne | 05/12/2011
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Marine Le Pen vient parler défense dans le Val de Marne

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C’est à Charenton le Pont que Marine Le Pen, candidate Front National aux élections présidentielles de 2012, a présenté les points de son programme en matière de défense, à l’occasion d’un colloque organisé par le think-tank Club Idées Nation dirigé par son compagnon Louis Alliot, vice-président du parti.

La candidate s’en est d’abord violemment prise à l’Europe, accusée d’être « l’Europe allemande et des marchés« . « L’Europe des sanctions budgétaires, ce sera l’Europe de l’austérité permanente, a-t-elle menacé. Les Français se sont presque habitués à la crise, mais ce qui nous attend est tout autre, c’est une véritable dépression, avec une hausse vertigineuse du chômage, un chômage de masse. Et les sanctions de l’Union européenne nous obligeront à tailler dans les indemnités chômage, dans les salaires, les pensions. Les impôts augmenteront pour les plus faibles, pour les classes moyennes dans des proportions élevées, le pouvoir d’achat s’effondrera. »  Afin de concrétiser sa volonté de rupture avec la politique d’intégration européenne, Marine Le Pen s’est engagée à interdire le drapeau européen sur tous les bâtiments publics si elle était élue: « Tous les bâtiments publics de France, qu’il s’agisse des administrations centrales ou locales, devront en permanence porter le drapeau français. Le drapeau de l’Union européenne ne sera plus autorisé sur ces bâtiments. » Elle s’est aussi prononcée en faveur du maintien du droit de véto de la France à l’ONU. La candidate frontiste n’a en revanche pas exclu de collaborer avec certains partenaires européens ainsi que la Russie pour développer la filière industrielle de la Défense.

Sa prise de position contre l’intégration européenne a également été l’occasion, concours de petites phrases oblige, de s’attaquer à Nicolas Sarkozy, accusé de ne pas aimer la France et de vouloir la liquider sur l’autel de l’Europe : « (…) je dois le dire sans détour parce que personne n’osera le dire : le chef de l’Etat aujourd’hui installé à l’Elysée n’aime pas la France, ne la respecte pas. Il la trouve trop petite, il la voit faible, en creux de ces discours, on comprend qu’il pense le peuple français paresseux, égoïste, figé, peureux« 

Une nouvelle garde nationale de 50 000 personnes

Concernant la politique de défense, Marine Le Pen a déploré la baisse du budget alloué à la défense et à l’armée et s’est engagée à l’accroître de 1,6% à 2% du PIB.  La candidate frontiste veut notamment créer une garde de 50 000 personnes qui sera uniquement dédiée au territoire français : »Nous assurerons en priorité la protection du territoire national et la sécurité des Français, notamment grâce à la mise en place d’une garde nationale de 50 000 réservistes, hommes et femmes, mobilisables dans un bref délai, moins de 24 heures. » En termes d’organisation, Marine Le Pen s’est engagée à faire revenir la gendarmerie (qui a été fusionnée avec le police au sein du ministère de l’Intérieur) dans le giron du ministère de la défense.

La candidate s’est en revanche déclarée hostile aux interventions militaires françaises à l’étranger comme l’Afghanistan ou la Lybie, qu’elle considère comme « souvent hasardeuses, et dans lesquelles l’intérêt national est tout sauf évident. »

Concernant les moyens, la candidate a mis en avant la dissuasion nucléaire « laquelle demeurera le fondement de notre stratégie de défense », la marine – avec notamment la construction d’un second porte-avions, le spatial  -en s’appuyant sur une coopération franco-russe et le développement en général de la filière industrielle militaire (insistant sur son rôle dans l’innovation technologique) en coopération avec des partenaires européens et la Russie.

 

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