Société | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 26/09/2011
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Sénatoriales Val de Marne : retour sur le scrutin 2011 et comparaison avec 2004

Sénatoriales Val de Marne : retour sur le scrutin 2011 et comparaison avec 2004
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Au terme d’une campagne au corps à corps, menée loin des harangues de marché à coups de réunions de salon et de longs prêches téléphoniques pour convaincre individuellement les grands électeurs, le Val de Marne a pris sa part dans l’historique basculement à gauche du Sénat (tableau des résultats ci-dessous). Outre le changement de rapport de force, le siège gagné à gauche consacre aussi l’arrivée d’une première sénatrice écologiste dans le département, en la personne d’Esther Ben Bassa, ainsi que la parité hommes-femmes.

Le centre-droit éclaté

Bien plus que les évolutions du nombre d’élus de gauche et de droite aux dernières élections municipales et cantonales, ce sont clairement les alliances et mésalliances qui ont fait la différence entre les scrutins de 2004 et 2011. Alors qu’en 2004, le centre droit, à l’époque uniquement incarné par le maire du Plessis-Trévise Jean-jacques Jégou (sous l’étiquette UDF) avait raflé un siège à la barbe du sénateur sortant Jean-Marie Poirier (ex-UDF devenu UMP), il s’est retrouvé cette année divisé entre un centre-centre représenté par Jean-Jacques Jégou, au nom du MoDem et de l’Alliance centriste, et un centre-droit représenté par Laurent Lafon, conseiller régional et maire Nouveau Centre de Vincennes, au nom de l’ARES (alliance comprenant notamment le Nouveau Centre et le parti radical). Une division qui a coûté son poste au sénateur sortant Jean-Jacques Jégou, sans permettre ni au Nouveau centre Laurent lafon, ni à l’UMP Jacques Leroy (en 3ème sur la liste UMP) d’en bénéficier – ce malgré les encouragements du président Gérard Larcher, venu en personne supporter la campagne.

La gauche unie malgré les tensions

De son côté, la gauche a réussi in extremis à déposer une liste unie après moult négociations rendues délicates par l’épisode des cantonales (où les alliances PS -EELV avaient agacé le PCF) et sur le fil du rasoir jusqu’au dernier moment en raison des tensions au niveau national entre le Parti de Gauche et ses alliés ainsi que de la mise en examen du maire de L’Haÿ les Roses, Patrick Sève qui devait initialement conduire la liste.  La présence d’une liste dissidente portée par la conseillère municipale EELV Marie-Isabelle Heck, suspendue depuis du parti, a à peine égratigné le score de la liste, ne récoltant que 19 voix, tandis que la liste divers gauche portée en 2004 par Joseph Rossignol (qui venait alors de quitter le PS) avait recueilli 139 voix.

Un rapport droite-gauche qui bouge peu

Si l’on additionne les voix du centre et de la droite d’un côté, de la gauche de l’autre, le rapport change peu, qui passe de 52,17 % à 53 % pour la gauche unie et 46,22 % à 46,07% pour la droite + centre. Si l’on détache en revanche les voix du centre-centre de la droite comme de la gauche, la droite passe alors de 46,22 % à 37,44 %, le centre pesant 8,63% des voix.

 

 

Le Front National en baisse

Alors que le Front National se porte fort bien dans les sondages et a prouvé sa bonne santé lors des élections cantonales, il n’a en revanche pas convaincu les grands électeurs, passant de 26 voix (plus les 4 du MNR) en 2004 à 18 voix en 2011. L’extrême-droite passe ainsi de 1,61% à 0,92%.

Une élection sans abstention !

Comme à chaque élection sénatoriale, un chiffre qui doit réjouir tout le monde reste le faible taux d’abstention des grands électeurs, de l’ordre de 0,6 % !

Voir ci-dessous les scores détaillés des deux scrutins, de 2004 et 2011.

Voir aussi les derniers articles sur les élections sénatoriales dans le Val de Marne  (réactions des sénateurs élus, détail de la campagne…)

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