Législatives 2012 | Champigny-sur-Marne | 07/06/2012
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Débat droite-gauche passionné entre Gilles Carrez et Dominique Adenot

Débat droite-gauche passionné entre Gilles Carrez et Dominique Adenot
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Alors que s’envolaient encore quelques notes de musique du rez-de-chaussée du centre Olivier Messiaen, émanant de quelque répétition tardive dans ce bâtiment de la cité jardin de Champigny sur Marne, ce-sont des salves d’applaudissements et des grondements d’acclamation ou de réprobation qui jaillissaient de son sous-sol mercredi 5 juin au soir.

A J-3 du premier tour des législatives 2012, s’affrontaient sur scène Gilles Carrez, maire UMP du Perreux et député sortant et Dominique Adenot, maire PCF de Champigny sur Marne, tous deux candidats dans la 5e circonscription (Nogent, Le Perreux, Champigny, Bry). Le débat était modéré par Christophe Alix, journaliste à Libération.

Dans cette salle chauffée par quelques 200 personnes, les deux compères ont nourri un duel se concentrant sur les questions qui opposent le plus fondamentalement droite et gauche radicale.

La question des finances européennes a notamment donné lieu à une belle joute verbale. Le candidat Front de Gauche s’est indigné de ce que la banque centrale européenne (BCE) ne prête pas directement aux Etats, mais aux banques qui se prennent une marge au passage plutôt que de financer directement les pays. «Il faut arrêter de nous laisser dicter la politique européenne par les financiers !» Gilles Carrez a au contraire plaidé pour préserver un système dont la France bénéficie. «Si nous arrêtons de rembourser nos créanciers dont beaucoup sont extérieurs à l’Europe, nous perdrons leur confiance et ils ne nous financeront plus !»

 

 

La Grèce divise aussi. «Il faut que l’Etat grec prenne sa part, notamment en faisant payer des impôts à tous ceux qui y échappent et gagnent pourtant bien leur vie. Certains quartiers d’Athènes sont encombrés de Porsche Cayenne, il y a donc bien des personnes qui ont les moyens. La France, c’est-à-dire les contribuables, a déjà financé 20 milliards € ainsi que 50 milliards € de garantie d’emprunt. Il y a un moment où il faut être raisonnable et ce n’est pas aux Campinois de financer la dette grecque !», insiste Gilles Carrez. «Les personnes qui échappent au fisc en Grèce ? On les connait, ce-sont les armateurs et l’église orthodoxe. L’Europe doit être solidaire de la Grèce et de ses habitants. Car nous n’avons pas dû y croiser les mêmes. Moi, je n’ai pas vu de Porsche Cayenne dans les quartiers où j’ai été »

Sur la croissance encore, le maire de Champigny prône une harmonisation du Smic et des conditions sociales, une politique de service public, un fond d’investissement commun tandis que celui du Perreux veut éviter de dépenser de l’argent dont on ne dispose pas pour relancer, et invite à s’appuyer sur les entreprises capables d’innover et de croître. Les deux s’accordent du reste sur la nécessité d’innover même s’ils en envisagent les modalités différemment.

A voir aussi : la vidéo du débat du Forum politique nogentais entre 7 des candidats de la 5e (Gilles Carrez et Dominique Adenot, mais aussi Caroline Adomo (PS), Arnaud Dussud (EELV), Jessica Perniceni (MoDem), Jean-Marie Rougier (FN) et Marc Arazi, du mouvement local C’est maintenant.)

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