Société | | 02/06/2012
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Dernier samedi de campagne à Nogent

En ce dernier samedi de campagne électorale, les militants de tout bord n’ont pas chômé pour se rappeler à leurs électeurs potentiels. Petit déjeuner au pied des cités, tractage sur les marchés et dans la ville, porte à porte, meetings, tout l’arsenal militant a été déployé. Retour en images.

 

Dès potron-minet,  le Front de Gauche (Dominique Adenot) avait pris place au pied de la Cité rouge avec café, pain d’épice et thé à la menthe pour nouer le dialogue avec les habitants. Puis tout le monde s’est retrouvé au marché,  des militants de C’est Maintenant (Marc Arazi) arborant des tee-shirt turquoise à ceux du Parti Libéral Démocrate (Lydie Zhu), du MoDem (Jessica Perniceni), en passant par le PS (Caroline Adomo), Europe Ecologie Les Verts (Arnaud Dussud) et l’UMP avec ses tee-shirts estampillés Gilles Carrez. Devant le bureau de poste, les tracts de tous les partis se retrouvent fissa dans un coin de poche ou de cabas. Seront-ils vraiment lus ? Les militants en doutent parfois eux-même. “Les gens commencent à en avoir marre de la campagne électorale, il est temps que cela s’arrête”, reconnaît l’un d’entre eux.

Les militants rentrés en politique avec cette campagne commencent, eux, à y prendre goût. C’est le cas de Lydie Zhu, venue défendre la cause libérale, en partie sur ses propres deniers. “Je ne pensais pas que j’y passerai autant de temps mais j’ai été agréablement surprise de voir que des personnes adhéraient à notre vision. De nouveaux militants se sont joints à nous pour faire la campagne et cela est encourageant.” De quoi étoffer la section départementale du PLD (qui compte actuellement une dizaine de militants vraiment engagés), et peut-être à terme créer une section nogentaise.

A peine le marché fini, des militants socialistes, essentiellement venus des villes voisines, s’engouffrent dans le quartier des Maréchaux pour une porte-à-porte party. Beaucoup restent fermées car par ce beau soleil, tout le monde n’est pas à la maison. Le discours est bien rodé et à  à 2-3 militants par cage d’escalier, les cités s’enchaînent. “Bonjour, nous sommes le Parti socialiste. François Hollande a été élu et il faut maintenant lui donner une majorité à l’Assemblée nationale” Et de laisser un tract à l’effigie de la candidate de la circonscription. Pendant la présidentielle, les militants faisaient ensuite un reporting du nombre de portes ouvertes sur Internet. Cette fois, on ne tient plus de compte, il s’agit de préserver les dernières forces des militants.

A 15 heures, le Front de Gauche a réservé le préau de l’école Galliéni pour une réunion publique avec Dominique Adenot et sa suppléante Amina Yelles. Là encore, le beau temps n’incite pas à venir s’enfermer et seule une vingtaine de personnes sont venues au rendez-vous, surtout des militants. Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion de se projeter au-delà de l’élection. Pas question de donner un chèque en blanc à François Hollande pendant 5 ans. Sont évoquées des pistes d’action pour continuer à faire entendre la voix de la gauche radicale, comme le lancement d’une pétition au niveau européen en utilisant le droit d’initiative citoyenne prévu par le Traité de Lisbonne, en faisant cause commune avec des mouvements politiques frères d’autres pays. A un niveau plus local, est également discuté le concept d’atelier législatif au sein de la circonscription. Son objet consisterait à partir de problèmes concrets locaux (transports, logements, école) pour élargir la réflexion et contribuer à une vision globale et cohérente des problèmes de société.

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