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Ikéa : tensions syndicales à Thiais

Deux délégués syndicaux, FO et CGT, du magasin Ikea de Thiais (Val-de-Marne) ont été menacés de « sanctions » mais la direction a assuré samedi que cela n’avait « rien à voir » avec l’affaire des surveillances illégales présumées de salariés et de clients.

Les deux délégués syndicaux, qui ont requis l’anonymat, ont été convoqués vendredi et samedi pour un « entretien préalable à sanction« , pouvant conduire jusqu’au licenciement.
Le délégué FO a dit s’être vu reprocher une « insubordination envers sa hiérarchie », ainsi que des « oublis de badgeage » et a considéré ces griefs comme des « prétextes ». « On interprète cela comme une chasse aux syndicats« , a dénoncé le syndicaliste, membre de l’association récemment créée pour recenser les victimes d’une éventuelle surveillance illégale d’Ikea en France.

L’élu CGT au comité d’entreprise d’Ikea a pour sa part été convoqué pour des « absences injustifiées« , qu’il conteste. En procès avec la direction pour une raison qu’il n’a pas souhaité préciser, il a estimé que les responsables du groupe voulaient le « licencier depuis un certain temps ». L’affaire des surveillances illégales présumées a « amplifié » la situation, a-t-il affirmé.

Un porte-parole de la direction a confirmé les deux convocations, tout en assurant qu’elles n’avaient « strictement rien à voir » avec l’affaire. « Ces convocations étaient prévues en février et avaient été repoussées », a-t-il ajouté.

Le parquet de Versailles a ouvert le 1er mars une enquête préliminaire après la plainte du syndicat FO sur des soupçons de surveillance illégale de salariés d’Ikea et de ses clients.
Le syndicat soupçonne la filiale française du groupe suédois d’avoir demandé à des enquêteurs privés des renseignements sur les antécédents judiciaires, policiers, ou les comptes en banque de salariés ou de clients en litige avec le groupe. La direction d’Ikea s’est dissociée « de comportements contraires à l’éthique » et a ouvert une enquête interne, tout en mettant « en disponibilité » trois cadres mis en cause dans cette affaire.

Voir également les articles sur le ressenti de l’affaire des surveillances illégales présumé à Thais et Villiers sur Marne.

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