Société | Nogent-Sur-Marne | 13/04/2012
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Interview du maire de Nogent à propos des logements d’urgence

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Alors que les listes d’attente s’allongent pour obtenir un logement social et que les expulsions locatives ont repris depuis la mi-mars, comment gérer les urgences ? Comment gérer également la question des logements déclarés insalubres comme cela est le cas de certains studios loués en sous-sol? Trois questions au maire de Nogent sur Marne, Jacques JP Martin, concernant la situation dans la ville.

Nogent Citoyen : Comment la ville de Nogent sur Marne fait-elle face à la demande de logements d’urgence ?

Jacques JP Martin : Aujourd’hui, nous disposons d’une quinzaine de logements d’urgence et nous prévoyons d’en avoir une quarantaine d’ici deux ans. Nous travaillons également avec l’association SNL (Ndlr : Solidarités nouvelles pour le logement, association qui dispose de logements passerelle et qui accompagne les résidents dans leurs démarches pour reprendre pied et retrouver un logement à long terme). Nous avions préempté il y a quelques années le 69 rue des Héros Nogentais pour faire du logement d’urgence, mais les acquéreurs évincés ont gagné au Tribunal administratif. Actuellement, nous envisageons d’acheter un immeuble situé derrière la Petite Italie pour le réhabiliter à cet effet.

NC : Combien avez-vous de demandes en attente ?

Jacques JP Martin : Nous en avons actuellement une dizaine mais plusieurs ont déjà trouvé des solutions. Il nous est même parfois arrivé de loger des familles à l’hôtel. Le problème est que certains résidents que nous avons accueillis en logement d’urgence ne veulent pas en partir, et nous avons le cas d’une personne qui est là depuis deux ans et a déjà refusé quatre propositions de logement social que nous lui avons faîtes.

NC : Qu’en est-il des logements déclarés insalubres comme cela est le cas de certains studios en sous-sol à la Trouée (résidence sise au début de la Grande rue et qui descend jusqu’à la rue François Rolland) ? Est-il prévu de reloger les habitants ?

 

 

Jacques JP Martin : Pour rappel du contexte, ces pièces ont été construites dans les années 1960-1970, pas seulement dans des résidences comme celle de la Trouée mais aussi rues de la Source ou de la Belle Gabrielle. Au lieu de construire des chambres de bonne dans les combles, les promoteurs avaient construit des chambres dîtes de passage en entresol, avec seulement une petite fenêtre donnant sur l’extérieur. Certains propriétaires ont obtenu de leur Conseil syndical l’autorisation d’aménager ces chambres en studio pour les louer, à l’époque en toute légalité. Depuis récemment, les dispositions législatives ont changé et certains de ces studios (c’est le cas de deux à trois logements de la Trouée) ont été considérés comme insalubres en raison de la taille des fenêtres. Les locataires ont porté plainte pour insalubrité. Actuellement, nous essayons de trouver des logements pour ces personnes. (Ndlr : en principe, c’est le propriétaire qui doit assurer le relogement, mais s’il ne peut le faire, la ville doit s’en charger et lui imputer les frais, voir l’article de loi).

 

 

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