Grand Paris | Accueil Val de Marne (94) Cachan | 08/10/2012
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La Vallée scientifique de la Bièvre veut concilier recherche et entreprises

La Vallée scientifique de la Bièvre veut concilier recherche et entreprises
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Entre ateliers thématiques et visites sur le terrain, les cinquièmes assises de la Vallée scientifique de la Bièvre ont accueilli vendredi après-midi une séance plénière réunissant l’ensemble des élus des villes concernées du Val de Marne et des Hauts de Seine ainsi que des professionnels de terrain (géographes, architectes, jeunes entrepreneurs…). Après une introduction par la ministre de l’Egalité des territoires, Cécile Duflot,

qui a salué « la démarche exemplaire » de la Vallée dans le cadre du Grand Paris, l’après-midi a été consacré à l’évocation des pistes de travail et de priorités pour développer le territoire dans le cadre du Grand Paris et notamment des futurs CDT (contrats de développement territorial). Pour rappel, les CDT sont des contrats passés entre les communes ou communautés d’agglomération et l’Etat pour structurer le territoire autour des futures gares du Grand Paris Express et y assurer notamment un quota de construction de logements.

Située à cheval entre le Val de Marne (Arcueil, Cachan, Fresnes, Villejuif, Le Kremlin Bicêtre, Gentilly, L’Haÿ les Roses) et les Hauts de Seine (Bagneux, Clamart, Châtenay Malabry, Fontenay aux Roses, Sceaux), la Vallée de la Bièvre qui fait partie du pôle de compétitivité Medicen Paris Région, souhaite valoriser son identité scientifique qui s’appuie notamment sur ses hôpitaux et sa recherche de pointe ainsi que de nouveaux projets phares comme le Cancer Campus. Un défi qui passe par le développement d’infrastructures qui ne s’arrêtent pas au seul réseau de transport et nouveaux logements.

Développement économique : pour des plates-formes de coopération

Dans ce territoire doué pour la recherche, la vitalité repose aussi sur la capacité à transformer le potentiel en entreprises florissantes. François Chevillard, délégué général de Medicen, plaide ainsi pour la mise en place de plates-formes de coopération: « Transmettre le savoir-faire des étudiants et des spécialistes de la médecine à l’industrie, voilà la clé qui conditionne la réussite de ce CDT », insiste-t-il. Concrètement, cela se traduirait par des passerelles d’accès plus facile aux emplois, aux logements et au foncier pour les entreprises et les étudiants issus de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Cachan, ainsi que le développement de structures d’accompagnement personnalisé. Certains secteurs dans lesquels la Vallée scientifique de la Bièvre est très compétitive, comme l’imagerie médicale, pourraient être particulièrement renforcés. Autant de conditions qui ne sont pas réunies pour l’instant, comme en témoigne Antoine Descoins, jeune fondateur d’une start-up qui construit des trains pour les aéronefs, actuellement hébergé par un incubateur et qui aimerait s’installer sur le territoire mais risque d’être obligé de partir, faute d’infrastructures.

Gouvernance : polycentrisme et indépendance

Concernant la gouvernance, Daniel Béhar, géographe et consultant chez Acadie, coopérative de conseil spécialisée dans les politiques publiques et les territoires, il s’agit de valoriser le polycentrisme et l’ouverture de Paris sur ses territoires voisins. « Le nouveau métro va créer plus d’interdépendances et une dizaine de pôles en banlieue : réussir cette organisation constitue le défi du Grand Paris. Et dans cet enjeu, la Vallée de la Bièvre est géographiquement et opérationnellement mieux préparée à ces changements. »

Les élus restent pour leur part farouchement attachés à leur indépendance. « Les élus ont été choisis pour représenter leurs habitants, rappelle ainsi Patricia Tordjman, maire de Gentilly. La difficulté pour nous, est de préserver l’intérêt de nos communes tout en développant des projets communs. De grandes réflexions doivent être menées pour savoir à qui s’adresse ce fameux CDT (contrat de développement territorial), à qui s’adresse-t-il ? Car nous n’avons pas tous les mêmes objectifs. » Si la mise en commun du patrimoine local a parfois refroidi les relations entre les collectivités, les maires l’assurent pourtant: ils feront tout pour agir, notamment sur le foncier, en faveur de l’installation d’entreprises sur leurs communes.

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