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Justice | Créteil | 16/05/2012
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L’Algérien jugé pour viols condamné à 14 ans de prison et une interdiction de rester en France

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Jugé pour quatre viols, commis à Paris, Lyon et Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) en 2003 et 2004, Aïssa Ziane Mamar, algérien, été condamné mercredi à quatorze ans de réclusion criminelle assortis d’une interdiction définitive du territoire français.

Fait rare: après le verdict, une assesseure, visiblement en colère, a refusé de rejoindre la cour pour l’audience en intérêts civils. Après un moment de flottement, elle a finalement accepté de siéger et a assisté à l’audience en sanglotant.

La cour d’assises du Val-de-Marne a reconnu Aïssa Ziane Mamar coupable des viols de trois femmes, mais l’a acquitté « au bénéfice du doute » de celui d’une quatrième, violée en juin 2003 et décédée trois ans plus tard. Les trois premières victimes s’étaient portées partie civile, mais seule une d’entre elles, visiblement très éprouvée, a assisté au procès.

Le parquet de Créteil avait requis mercredi entre 18 et 20 ans de réclusion criminelle et une interdiction définitive du territoire français contre l’accusé, jugé à huis clos depuis lundi. La représentante du ministère public avait notamment fait valoir la circonstance aggravante de la menace d’une arme contre l’une des victimes, ce qui n’a pas été retenu dans la décision de la cour.

M. Mamar avait été confondu par son ADN, identifié sur trois victimes et retrouvé dans le fichier national des empreintes génétiques. Pour le quatrième crime, aucun ADN n’avait été retrouvé mais le mode opératoire était similaire, selon l’accusation.

Jugé par contumace en 2008 par la cour d’assises du Val-de-Marne, M. Mamar,
32 ans, avait été reconnu coupable des quatre viols et condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Il a été interpellé en février 2011 alors qu’il faisait une demande de titre de séjour à la sous-préfecture de Sarcelles (Val-d’Oise), ce qui a permis de le rejuger.
Les faits reprochés à l’accusé se sont tous déroulés au milieu de la nuit, lorsque les victimes rentraient seules à leur domicile. Pour deux d’entre elles, l’agression est intervenue dans la rue, à Saint-Maur-des-Fossés.

La personne agressée à Paris, qui souffre de troubles schizophréniques, a été violée dans son appartement du XVe arrondissement où son agresseur l’avait suivie. A Lyon, la victime a été entraînée dans le local à poubelles de son immeuble.

L’accusé a reconnu les trois viols pour lesquels il a été condamné, mais n’a « pas été très bavard », a expliqué à l’AFP son avocat, Me Jean-François Blay, qui ne savait pas, à l’issue de l’audience, si son client comptait interjeter appel.

M. Mamar avait déjà été condamné par le tribunal de Créteil à une peine de neuf mois de prison dont huit avec sursis pour avoir, armé d’un couteau, tenté de violer une autre femme en janvier 2004.

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