Société | Accueil Val de Marne (94) Nogent-Sur-Marne | 01/06/2012
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Le maire de Nogent règle ses comptes avec Marie-Anne Montchamp

Le maire de Nogent règle ses comptes avec Marie-Anne Montchamp

(Mis à jour avec réaction de Marie-Anne Montchamp) La vengeance est un plat qui se mange froid. A lire la mise en garde au vitriol (ci-suit) contre Marie-Anne Montchamp, candidate UMP auprès des Français du Bénélux, adressée par le maire UMP de Nogent sur Marne, Jacques JP Martin, auprès des électeurs qui doivent voter dès ce dimanche 3 juin, la colère semble être restée intacte depuis que son ancienne première adjointe a quitté le Conseil municipal pour cause de désaccord sur le budget – après avoir été élue députée et à la veille de rentrer au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. 

Une déclaration de guerre confirmée quelques années plus tard en se présentant contre lui aux élections municipales de 2008. L’édile pensait pourtant s’être débarrassé de la MAM locale alors que l’ancienne 7e circonscription dont elle était députée depuis 2002 a disparu de la carte électorale lors du redécoupage de 2009. (Désormais, Nogent dépend de la 5e dont le député est le maire du Perreux Gilles Carrez). Le président de l’UMP Val de Marne, Christian Cambon, avait même obtenu la parole de Nicolas Sarkozy que Marie-Anne Montchamp ne trouverait pas refuge au Sénat (voir communiqué de l’UMP).

Tombée en disgrâce après sa candidature dissidente en 2008, Marie-Anne Montchamp a pourtant remonté la pente, rappelée au gouvernement fin 2010 après être devenue porte-parole du mouvement République solidaire de Dominique de Villepin. Une nomination assez peu appréciée à l’époque par l’UMP locale.

Et aujourd’hui, privée de circonscription dans le Val de Marne et sortie du gouvernement après l’échec de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Marie-Anne Montchamp a réussi à résister en obtenant l’investiture UMP aux législatives dans la circonscription des Français du Bénélux, soufflant la politesse à Georges-Francis Seingry, patron de l’UMP belge depuis des années, condamné à se présenter en dissidence. De quoi se faire de nouveaux ennemis. C’est dans ce contexte que, bien qu’étant UMP, Jacques JP Martin a adressé un témoignage épicé  à propos de son ancienne collaboratrice, dont l’objet ne semble pas d’inviter à voter pour elle.

Alors que Marie-Anne Montchamp avait qualifié, presque gentiment, le maire de Nogent, Jacques JP Martin, de «garçon courageux, travailleur, rompu aux combats souterrains» dans son livre paru au lendemain de la Présidentielle, lui reprochant simplement sa mauvaise gestion de la ville et préférant s’attaquer plus durement à Dominique de Villepin, le maire de Nogent lui adresse ses quatre vérités sans ambages.

Le témoignage, ci-suit, a été adressé cet après-midi, par Georges-Francis Seingry,  à tous les Français du Bénélux qui ont communiqué  leur adresse mail lors de leur inscription sur les liste électorales consulaires. (leur communication est rendue possible aux candidats en application de l’art. 330-4 du code électoral). Au Bénélux, la campagne s’achève ce  vendredi 1er juin à 20 heures. Les électeurs doivent voter dimanche.

Ci-dessous le témoignage de Jacques JP Martin :

MA VÉRITÉ SUR MARIE-ANNE MONTCHAMP !

Ayant été sollicité par plusieurs sympathisants de droite sur la circonscription du Benelux, par ces quelques lignes, je souhaite répondre modestement à leurs questions et leurs inquiétudes.

Je connais Madame Montchamp qui m’a appris qu’avec elle un bienfait n’est jamais impuni et qu’on n’est jamais payé que par l’ingratitude.

Militante au RPR et revendiquant sa filiation corrézienne et chiraquienne, elle s’est retrouvée de façon naturelle sur la liste que j’ai conduit pour les municipales en 2001, alors qu’elle était totalement inconnue. Dès notre élection, très vite, elle a eu des exigences en matière de responsabilités, en usant auprès de ses interlocuteurs, de ses capacités exceptionnelles de séduction les plaçant sous un certain charme, un flot de compliments et de promesses qui laissaient croire à sa sincérité. du moment.

En 2002, dans la mesure où je souhaitais conserver mon mandat de conseiller général, je l’ai présentée aux instances du tout nouveau parti UMP qui cherchait une femme dans le Val-de-Marne, pour l’élection législative dans cette circonscription. 1ère adjointe au maire, elle a été élue, avec mon aide et celle de ses collègues. Nous attendons tous un Merci.

En 2004, alors que, à Nogent, nous avions des difficultés passagères dans la gestion municipale, suite à un héritage de plusieurs contentieux, au lieu de se serrer les coudes avec la majorité municipale, elle a préféré partir au début de la séance sur le budget.

Son prétexte de l’époque était sa réussite aux Régionales, après avoir exigé une place sur la liste qui revenait naturellement à l’un de ses collègues du conseil municipal. Elle n’a siégé durant 6 ans que deux à trois fois aux séances de l’assemblée régionale, tout en recevant, malgré tout, sans aucun complexe, son indemnité.

En 2008, elle n’a pas hésité à se présenter, en dissidente, contre moi alors que j’avais reçu l’investiture du parti dont elle se réclame. L’histoire mérite d’être précisée : En effet, une fois que l’investiture m’ait été accordée, elle déclarait, après avoir été, grâce à des manœuvres dont elle est experte, désignée comme Secrétaire d’État du Gouvernement Jean-Pierre Raffarin, sa candidature aux municipales de Nogent devant la commission interne de l’UMP. Nos dirigeants lui faisaient remarquer que son ascension avait été vertigineuse depuis que son Maire l’avait soutenue pour les législatives de 2002 et que la logique était d’être moins pressée et de respecter le choix du Mouvement. Elle maintenait sa candidature dissidente et prenait l’engagement de se retirer si elle obtenait 1 voix de moins que moi. Battue largement au premier tour, elle maintenait cependant sa candidature allant jusqu’à s’allier avec une candidate d’opposition (ancien maire) que nous avions battue en 2001. Elle fut suspendue par l’UMP pour trois ans. Battue… elle devrait siéger dans l’opposition au Conseil municipal. Depuis 2008, elle est systématiquement absente, ne s’excuse pas et ne donne pas de pouvoirs, aucune solidarité avec ses colistiers !

En 2010, après avoir tenu des propos diffamants dignes d’une opposante déterminée à l’encontre du Président de la République, Nicolas Sarkozy, elle réussissait, au titre d’une nouvelle trahison, cette fois-ci Dominique de Villepin, à retrouver un poste de Secrétaire d’État où elle a brillé par l’inaction jusqu’à ces derniers jours. Ayant obtenu, par une décision difficile à comprendre, l’investiture pour le Benelux, il faut savoir que le bureau politique de l’UMP du Val-de-Marne dont je fais partie, avait exigé de l’UMP que Madame Montchamp quitte notre département eu égard aux dégâts politiques créés et à son comportement vis-à-vis de ses collègues élus.

Le réveil a été souvent brutal pour tous ceux qui l’ont crue à chaque opération de séduction.

Dans le petit recueil qu’elle vient de publier, Madame Montchamp essaie de raconter ses aventures professionnelles et politiques avec l’habileté de mise en scène que je lui connais. Elle tente de justifier ses tribulations dans un parcours chaotique fait de contradictions et de trahisons successives au service de valeurs à géométrie variable. Ne sachant pas où se situer sur l’échiquier politique, elle s’est inventé « gaulliste de gauche » en contradiction totale avec ses actes successifs

Elle a aussi revisité la réalité de son histoire pour la rendre plus flatteuse pour elle au détriment de celles et ceux qu’elle a trahis, rejetés, jetés comme des kleenex !

Elle se déclare « terroriste loyale ». En réalité, c’est une aventurière qui ne sait pas ce que veulent dire des mots comme fidélité, loyauté, solidarité. Opportuniste à l’aplomb exceptionnel qui utilise en permanence l’ambiguïté dans ses relations, elle est toujours très complaisante avec elle-même. Tout ceci lui donne des personnalités successives, véritable caméléon de la politique, qu’elle assume avec un certain talent. Ceux qui la connaissent bien, savent qu’il faut faire très attention quand on se trouve sur son chemin, rien ne l’arrête pour satisfaire ses ambitions et ses objectifs personnels du moment. Alors qu’elle essaie de se rapprocher actuellement de François Fillon, cela ne l’empêche pas d’avoir fait des offres à Jean-Pierre Jouyet !

Peu fiable au plan de son engagement politique, difficile à suivre et à comprendre, elle a démontré, au plan municipal, notamment lorsqu’elle était ma première adjointe à Nogent, qu’on ne pouvait pas lui faire confiance, ne remplissant que très partiellement les fonctions que je lui avais déléguées, ne préparant pas ses dossiers, arrivant systématiquement en retard aux réunions ou rendez-vous… Improvisant avec un certain talent des interventions parfois difficiles à comprendre sur des projets qu’elle n’avait que survolés.

Mais attention, si vous êtes sur son chemin, si vous contrariez ses objectifs, elle peut passer de la séduction à l’agressivité, persistant dans ses vérités (pour ne pas dire ses mensonges), Elle ne ment pas, elle arrange avec conviction la vérité.

J’estime que, lorsque l’on détient des responsabilités publiques, nous sommes comptables devant ceux qui nous ont élus de la façon dont nous les exerçons. C’est loin d’être son cas et lorsqu’on travestit la vérité elle vous rattrape un jour.

En conclusion, d’un témoignage qui se veut personnel sans intention de m’impliquer en quoi que ce soit dans la campagne des législatives du Benelux, je souhaite conclure en citant Montesquieu : « Méfiez-vous des gens qui parlent de renouveau et d’eux-mêmes, c’est qu’ils cherchent à produire avec des mots, des effets qu’ils ne savent pas produire avec des idées ».

Réaction de Marie-Anne Montchamp

En réaction à la missive de Georges-Francis Seingry rapportant le témoignage de Jacques JP Martin, Marie-Anne Montchamp a envoyé un message à la même liste d’électeurs du Bénélux (quelques heures avant la clôture de la campagne). En voici le contenu:

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