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Société | Créteil | 11/05/2012
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Le père de Fahim Alam régularisé provisoirement

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Le père de Fahim Alam,l’enfant bangladais récemment sacré champion de France d’échecs, a été provisoirement régularisé vendredi par la préfecture du Val-de-Marne, mettant ainsi fin à l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui frappait les deux hommes.

« Mon père a eu une carte de trois mois pour travailler, voilà, je suis content, je suis heureux », a déclaré le jeune champion devant la presse à la sortie de l’audience.

L’homme s’est vu remettre un récépissé de demande de titre de séjour qui régularise sa situation pour trois mois, en attendant que sa requête soit acceptée. Le père, submergé par l’émotion, est resté silencieux avant de lâcher « je suis heureux ». Son fils a par ailleurs reçu une carte lui permettant de quitter le territoire français pour participer au championnat d’Europe d’échecs. Le maire (PS) de Créteil, Laurent Cathala, a quant à lui promis de les loger et de trouver un travail au père.

Les deux hommes avaient été reçus dans la matinée à la préfecture en compagnie du maire de Créteil et de la présidente de club d’échecs du jeune Fahim, Hélène Gelin. « C’est un grand soulagement, une grande joie pour enfin voir les choses bouger. Ce n’est pas terminé mais c’est une grande étape », s’est réjouie Mme Gelin.

Un comité de soutien composé de militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), de la Fédération des Parents d’élèves (FCPE) et la mairie de Créteil s’était positionné aux abords de la préfecture en attendant « une bonne nouvelle », selon Isabelle Charfi, présidente de la FCPE au collège de l’enfant.

Vendredi 4 mai, François Fillon avait promis sur France Inter de « regarder avec la plus grande attention » la situation du jeune bangladais. Arrivé illégalement en France en octobre 2008 avec son père Nura, Fahim Alam avait été pris en charge par France Terre d’Asile dans son centre de Créteil entre février 2009 et août 2010. Selon le Réseau éducation sans frontière (RESF), Nura Alam, « victime de persécutions, en raison de son appartenance politique » au Bangladesh, faisait l’objet depuis septembre 2010 d’une obligation de quitter le territoire français. La mère, le frère et la soeur de Fahim Alam vivent au Bangladesh.

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