Grand Paris | Villeneuve-le-Roi | 25/10/2012
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Le SDRIF 2012 ne rassure pas les riverains d’Orly

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200 000 mouvements ou 250 000 créneaux ? Le Sdrif 2012 qui vient d'être voté ce jeudi 25 octobre n'a pas tranché la question concernant le nombre d’atterrissages et décollages autorisés annuellement à l'aéroport d'Orly, au grand dam du président de l'Association des élus riverains d'Orly et maire de Villeneuve le Roi, Didier Gonzalès. Ce dernier considère que le Sdrif 2012 recule par rapport au Sdrif 1994.

« En 1994, le Sdrif avait limité le nombre de mouvements d’avions depuis l’aéroport d’Orly à environ 200 000. Considérant qu’il y avait près de 20% de déperdition entre le nombre de créneaux horaires de décollage ou atterrissage accordés aux compagnies aériennes et le nombre de mouvements effectifs (en raison de problèmes techniques ou organisationnels), le’Etat avait précisé dans un arrêté du 6 octobre 1994, s’appuyant sur le Sdrif 1994, que le nombre de créneaux attribuables aux compagnies était de 250 000. Or, le Sdrif 2012, dans sa première version, prévoyait de ne plus préciser que la limite des 250 000 créneaux, oubliant la seule limite effective pour les riverains, celle des 200 000 mouvements! Cela alors même qu’il est désormais possible de faire correspondre un vol à quasiment chaque créneau accordé. Cette version était une véritable provocation pour les riverains qui habitent juste en dessous des avions en phase de décollage ou d’atterrissage! Grâce à notre mobilisation, le texte a été revu, mais au lieu de ne préciser que la limite des 200 000 mouvements environ comme cela était le cas en 1994, il indique désormais 200 000 mouvements environ ET 250 000 créneaux. Même si nous avons échappé au pire, cela ne nous satisfait pas« , explique Didier Gonzalès.

« En outre, reprend le maire UMP de Villeneuve le Roi, le Sdrif de 1994 évoquait la création d’un troisième aéroport, en hors d’Ile de France, pour absorber la croissance prévue du nombre de vols. Mais en 2012, la perspective d’un troisième aéroport a disparu du schéma directeur alors même que 600 000 mouvements supplémentaires sont prévus depuis les aéroports parisiens d’ici une vingtaine d’années. Comment va-t-on gérer cette explosion du nombre de vols ? »

Un reproche qui amuse Daniel Guérin, conseiller régional MRC et conseiller général d’Ablon et Villeneuve le Roi : « Le projet de troisième aéroport, lancé sous le gouvernement de Lionel Jospin, a été abandonné dès 2002, par le gouvernement UMP que soutenait Didier Gonzales. Il est dès lors difficile de faire référence à un projet disparu. Ainsi, mais le maire de Villeneuve le Roi ne semble manifestement pas le savoir, ce projet ne figurait plus, déjà, au SDRIF de 2008 qui a remplacé le document d’urbanisme de 1994 et dont la procédure actuelle est une révision. » Le conseiller s’est pour sa part réjoui que l’exécutif régional se soit rangé à sa proposition d’amendement pour que la référence au plafond des 200.000 mouvements aériens ait été intégré au schéma directeur.

 

 

De quoi relancer l’âpre débat sur l’aéroport d’Orly, et de la difficile conciliation entre le développement économique d’une grande capitale, les conditions de vie de ses habitants et l’environnement. Voir les précédents articles sur la question de l’aéroport d’Orly.

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