Emploi | Gentilly | 24/09/2012
Réagir Par

Les Sanofi boudent le Comité central d’entreprise

Publicité

Les représentants du personnel de Sanofi ont décidé de ne pas se rendre aux différents Comités centraux d'entreprises (CCE) prévus ce mardi 25 septembre, faute d'avoir obtenu en amont les documents sur le plan que doit détailler la direction et qui viserait près de 2.500 postes.

« Il y a de fortes chances pour que les comités d’entreprise ne se tiennent pas demain (mardi), sauf à ce que la direction passe outre au droit du travail« , a indiqué Thierry Bodin, coordonnateur CGT. Il a précisé que la direction du groupe pharmaceutique n’avait toujours pas transmis lundi aux représentants des salariés les informations nécessaires à l’exercice de leur mandat. « La direction ne respecte pas le dialogue social et estime qu’elle peut remettre les documents aux élus lors du CE et pas avant« , a ajouté le syndicaliste. Selon ce syndicaliste, aucun élu de l’intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC, SUD et FO ne se rendra à ces réunions.

« Demain, ce sont des CCE extraordinaires qui ont été convoqués et au cours de ces CCE, les documents présentant les projets seront remis. La procédure d’information consultation aura lieu ensuite« , a précisé un porte-parole de la direction du groupe.

Les réunions doivent avoir lieu mardi matin au siège social de la recherche et développement (R&D) à Chilly-Mazarin (Essonne), à Gentilly (Val-de-Marne), à Anthony (Hauts-de-Seine) et sur les sites de production pharmaceutique à Lyon, les vaccins (Sanofi Pasteur) et la santé animale (Mérial).

 

 

Une lettre de l’inspectrice du travail du comité central d’entreprise de Chilly-Mazarin, dont l’AFP a obtenu copie, indique à la direction des ressources humaines que « la convocation de la réunion de ce 25 septembre ne satisfait pas les prescriptions édictées par l’article L 2325-15 » du Code du travail. Elle estime que « l’ordre du jour ne peut être fixé que conjointement par la présidence et le secrétariat de l’instance (du CE), avec communications des documents en amont de la réunion« .

Le 5 juillet, les dirigeants de Sanofi, ont annoncé une réflexion sur la réorganisation de la recherche, de la production de vaccins ainsi que les fonctions support (ressources humaines, comptabilité etc.), sans donner plus de détails. Mais les syndicats estiment que près de 2.500 postes pourraient disparaître en France, où Sanofi emploie environ 28.000 personnes sur 49 sites. Les sites de Toulouse (600 salariés dans la recherche) et Montpellier (200 dans la recherche) seraient les plus touchés.

Le groupe doit annoncer ses résultats trimestriels dans quelques jours.

Voir tous les articles déjà publié sur Sanofi
Voir la problématique spécifique de Sanofi dans le Val de Marne

Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi