Education | Accueil Val de Marne (94) Créteil | 19/10/2012
Réagir Par

L’Université de Créteil lutte contre la malbouffe

L’Université de Créteil lutte contre la malbouffe

Manger bien et pour pas cher: un casse-tête pour les étudiants. Pour fêter la Semaine du goût, l’université de Créteil avait organisé ces jours-ci des ateliers culinaires. L’occasion de revenir sur les habitudes alimentaires des étudiants.

44% des étudiants sautent le petit-déjeuner en semaine, 14% ne mangent ni fruits ni légumes chaque jour, 95% avouent grignoter entre les repas… tels sont les chiffres peu glorieux d’une récente étude de  NutriNet-Santé et EMEVIA. Qu’à cela ne tienne, à l’occasion de la semaine du goût, l’université de Créteil a tenté d’éduquer un peu ses jeunes à la « bonne bouffe ».

Ce mercredi 17 octobre, c’est Ange Sevestre, chef pâtissière du traiteur Douceurs d’ange, qui était aux commandes.  Avec pédagogie, elle explique a quelques étudiants attroupés devant son stand des recettes basiques, détaillant par exemple le temps de cuisson d’une omelette pour réaliser une verrine à moins d’1 euro 50.

 

 

Angélique et Aurélie, assiette à la main, reconnaissent manger mal le midi. « On n’a pas le temps. Le soir, cela va déjà mieux » expliquent les jeunes filles. « Idéalement je me cuisine un sachet de légumes avec un steak mais comme je vis toute seule ce n’est pas évident. » détaille Angélique, étudiante en 1ère année de langues étrangères appliquées. « J’ai un problème de temps. Je prends 15 minutes c’est le maximum. Et je grignote beaucoup. En ce qui concerne la cuisine, j’aime cela mais cuisiner juste pour soi-même c’est moins tentant! » regrette de son côté Pascaline, étudiante en 1er année de Master.

Peu de temps mais aussi peu de moyen comme le déplore une administratrice de l’Université de Créteil. « Je suis choquée que les étudiants mangent avec 4 euros au supermarché du coin. A cause de ce peu de moyens, ils se payent des sodas et des gâteaux forcément mauvais pour la santé. Je travaille ici depuis 9 ans et les comportements alimentaires n’ont pas changé!, se désole-t-elle. Il faudrait instaurer des cours de diététique. Aujourd’hui les jeunes ne se rendent même pas compte qu’après 8 heures de sommeil, et donc sans manger, le corps a besoin de force! Résultat: ils sautent le petit-déjeuner. »


Heureusement, il y a quelques exceptions… Ainsi deux jeunes Vietnamiennes, en échange universitaire depuis un an, revendiquent leur temps dédié aux repas « Je prends environ 1h30 pour préparer le dîner et passer à table, indique l’une d’elles. J’évite les surgelés même si c’est pratique car cela reste mauvais pour la santé, et comme je suis végétarienne, je ne vais jamais au fast food! »


Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi