Manifestation | Accueil Val de Marne (94) Créteil | 16/02/2012
Réagir Par

Manifestation à Créteil: le ras le bol général

Manifestation à Créteil: le ras le bol général
Publicité

Enseignants, puéricultrices, salariés, retraités, sans papiers, militants politiques… Environ 700 personnes sont descendues dans la rue à Créteil (Val de Marne),  ce mercredi pour manifester contre les suppressions de postes dans l’enseignement,  le plan d’austérité, mais aussi leur soutien à la Grèce et aux sans papiers en France. Un gros coup de gueule. Partie du bâtiment de Sanofi-Aventis Maisons Alfort à 13 heures, la manifestation rassemblant au départ 300 personnes a enflé jusqu’à 700 participants à son arrivée à la préfecture de Créteil, où se tenait le CDEN, réunion de concertation de l’Education nationale actant des mesures de cartes scolaires pour la rentrée 2012.

Pour le collectif « Pas de bébés à la consigne » réunissant quinze associations et syndicats, le mot d’ordre est simple: refus catégorique du décret « Morano ». « Aujourd’hui, nous sommes déjà obligés de renoncer au report de nos heures supplémentaires parce que nous sommes en sous effectif. J’ai 25 heures à reporter on me refuse le droit de les prendre. Avec le décret Morano, on nous confiera encore plus d’enfants par personne (6 bébés au lieu de 5 et 12 enfants au lieu de 11). En plus, nos diplômes sont dévalorisés par l’embauche de personnels non diplômés et donc non qualifiés que l’on doit nous mêmes former. Et bien sûr, on nous demande en plus d’être polyvalent! » explique l’une des puéricultrices de la crèche de Maison Alfort. « Hier encore je me suis occupée de 19 bébés avec ma collègue alors qu’on était censé être 4, pendant que la directrice de la crèche aidait en cuisine. » renchérit sa collègue.

Non loin, sous un parapluie, Sylvie vient plébisciter un discours de gauche radicale « Le peuple doit prendre le pouvoir, ce n’est pas à ces gros partis qu’on médiatise à tour de bras de décider pour nous. Au contraire, ce-sont ces petits partis de gauche qui manifestent avec nous dans le froid et sous la pluie, et qui sont proches du peuple, que l’on doit soutenir pour qu’ils trouvent une solution. » Un autre manifestant clame son soutien à la Grèce « parce qu’il n’est pas normal qu’un pays de l’Union Européenne en arrive là. »

Malgré la pluie de plus en plus menaçante, le cortège continue de grossir à l’approche du Rectorat et de l’Inspection Académique. Les manifestants marquent un arrêt devant l’Inspection Académique afin de faire un point sur la situation dans l’Education Nationale. Et chaque représentant syndical de prendre tour à tour la parole pour dénoncer les « fermetures de classes et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux« .
Deux enseignantes du lycée Pierre Brossolette du Kremlin-Bicêtre sont notamment venues dénoncer la fermeture de leur filière secrétariat : « La filière secrétariat est historique pour notre lycée. Les classes sont toujours complètes, les élèves obtiennent de très bons résultats aux examens et les entreprises qui les prennent en stage ne se sont jamais plaints. »  Outre cette manifestation, une partie du personnel occupe les locaux du lycée tous les soirs depuis près d’un mois. « Nous avons les locaux, les structures et le matériel nécéssaire. Cette nouvelle fermeture est insensée », reprennent les professeurs, qui  s’inquiètent de voir disparaître certaines sections au fil des ans, comme la comptabilité récemment. « Un poste d’enseignant et une classe d’adaptation vont être supprimés dans notre école » explique de son côté une parent d’élève de l’école George Lapierre à Alfortville.

La manifestation reprend sa route vers la préfecture, le vent souffle et les drapeaux des syndicats se lèvent. Les chants s’intensifient et le Collectif des Sans-Papiers de Vitry donne de la voix. L’un de ses militants confie être auto-entrepreneur dans le batîment. « Mais je ne peux pas travailler sans papiers ! Les gens de bonne volonté devraient pouvoir travailler! Je suis en attente de papiers depuis 8 mois » Devant la préfecture, quelque deux cent personnes sont déjà sur place quand arrive le cortège.

[gallery link="file"]

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF
Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi