Santé | Créteil | 19/09/2012
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Mobilisation en faveur du docteur Poupardin

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C'est un procès emblématique qui se tiendra mercredi 26 septembre au Tribunal de Créteil. Le docteur Didier Poupardin doit y comparaître pour n'avoir pas différencié dans la rédaction de ses ordonnances les médicaments devant être remboursés à 100% car relevant d'une affection de longue durée (ALD) de ceux destinés à d'autres problèmes de santé.

Ceci alors qu’il aurait du remplir des ordonnances dîtes « bizones » afin que les patients ne bénéficient du remboursement à 100% que pour leur ALD.

Pour le docteur Poupardin, médecin à Vitry sur Seine depuis près de 40 ans, en contact avec des patients peu fortunés, le malade ne peut pas être découpé en pathologies et soigner une affection sans rapport direct avec l’ALD contribue à améliorer sa santé et à lui permettre de mieux lutter contre sa maladie principale.

Un raisonnement qui n’a pas été partagé par la Sécurité sociale (CPAM, Caisse primaire d’assurance maladie) du Val de Marne, qui l’a assigné en justice dès 2010, estimant le préjudice subi à 2 612 euros et réclamant 2000 euros en sus pour les frais de justice. Après un premier procès en octobre 2010, le jugement a été ajourné en attendant une expertise médicale approfondie sur la répartition des médicaments dans les deux zones des ordonnances qu’il a émises.

C’est suite à cette expertise que la seconde partie du procès doit se tenir au tribunal des affaires sociales de Créteil mercredi 26 septembre prochain.

A quelques jours de cette nouvelle audience, la mobilisation s’organise. Plusieurs milliers de pétitions ont été signés en sa faveur (voir la pétition sur Internet) et une manifestation est déjà prévue mercredi 26 septembre à 12h30 devant le Palais de justice, à l’initiative de son comité et de soutien et avec l’appui de plusieurs partis de gauche (PG, PCF, EELV). En attendant, le comité de soutien du docteur Poupardin a été invité à une conférence de presse au sénat par la sénatrice Front de gauche Laurence Cohen ce jeudi 20 septembre.

 

 

Le cas du docteur Poupardin n’est pas isolé. Accusée du même délit pour une somme équivalente, une médecin généraliste de Douarnenez, le docteur Marie-Noëlle Philippe, a écrit au président de la République François Hollande pour lui demander grâce. Le débat sur les ordonnances bizones est relancé.

Voir le site du Comité de soutien au docteur Poupardin

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