Société | Nogent-Sur-Marne | 06/04/2012
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Pôle RER A : la place Pierre Sémard fait-elle partie du débat?

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Le projet immobilier Eiffage destiné à remplacer le parking du RER A de Nogent sur Marne, et la gare routière actuelle qui descend jusqu’au pavillon Baltard, en ensemble de bureaux (qui accueilleront le siège d’une filiale d’Eiffage), résidence hôtelière, commerces, logements et locaux RATP, verra-t-il le jour ? Affichés en décembre 2011, les permis de construire du projet « Cité d’affaires Nogent Baltard » ont fait l’objet d’un recours juridique déposé en janvier 2012 et signé par 200 personnes. Alors que la démolition du site doit démarrer en septembre pour un début de construction en janvier 2013, il ne reste plus que quelques mois pour trouver un accord entre promoteur et requérants, sous peine de retarder encore le projet.

Après un premier round de discussions qui s’est principalement concentré en février, une seconde série de rencontres devrait démarrer la semaine prochaine, avec un point d’étape le mercredi 11 avril. S’y rencontreront des représentants des requérants, de la mairie et d’Eiffage. D’ici là, les requérants, divisés en deux camps qui ne partagent pas la même manière d’aborder le problème, affutent leurs arguments et hiérarchisent leurs priorités.

Du côté de Laurent Dupuis, Michel Cumet, Claude Bonnepart, Annie Lahmer et Thierry Louis, qui représentent une partie des requérants, il faut commencer par mettre en place un protocole de négociation pour définir précisément et officiellement qui a le mandat de qui, définir un calendrier précis, et mettre à disposition de chaque négociateur toute la documentation nécessaire (notamment l’ensemble des chiffres). «Nous devons prendre le temps de mettre ces éléments en place sans se précipiter en se pliant au tempo du maire», pose Claude Bonnepart. Ces derniers souhaitent également écarter de la discussion les projets relatifs à la place Sémard car elle n’est pas concernée par les permis de construire. «Il ne faut pas tout mélanger. Le recours concerne les permis de construire des projets immobiliers, au niveau du RER A et dans la descente Baltard. Ce-sont ces seuls projets que nous devons re-négocier dans l’intérêt des Nogentais, sans hypothétique contrepartie sur d’autres sites de la ville comme la place Pierre Sémard. Sinon nous ne sommes pas crédibles», reprend Claude Bonnepart. Pas question non plus de définir trop précisément des attentes chiffrées, au risque de brûler des cartouches de négociation. «Ce que nous souhaitons, c’est revenir à une volumétrie raisonnable pour les Nogentais et partager la valeur ajoutée du projet avec Eiffage. Car au prix du m2 à cet emplacement, au pied du RER A et à cinq minutes du bois et de la Marne, une PLD (taxe payée par le promoteur à la ville pour compenser les dépassements de construction par rapport au POS) de 7 millions d’euros ne compense pas 28 000 m2 bâtis sur un terrain acheté 9 millions d’euros !», explique Laurent Dupuis.

 

 

Du côté de Michel Gilles, mandaté pour représenter les requérants en justice, et aussi notamment de William Geib, Michel Romanet-Perroux ou encore Nicolas Mauduit, il convient de continuer à discuter et faire évoluer les premières esquisses de compromis. Pour Michel Gilles, la place Pierre Sémard a toute sa place dans le dialogue. «La déclaration de projet de 2010 contre laquelle nous avons opposé un recours comprenait bien la place Pierre Sémard. Et nous nous sommes basés sur l’illégalité de cette déclaration de projet pour attaquer les permis de construire actuels. Il y a donc bien un lien entre la place Pierre Sémard, dont la RATP est aussi propriétaire, et le reste du projet. Il faut négocier aujourd’hui le rachat de la place Pierre Sémard par la ville dans le cadre de négociations globales avec la RATP. Car il convient de rappeler que la RATP  a fait monter les enchères initiales au niveau du RER A pour se financer des bureaux, et devrait même profiter d’aménagements urbains financés par la ville. Pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une promesse en l’air, nous devrons ensuite exiger la signature d’une promesse de vente», défend Michel Gilles.

Afin de hiérarchiser les priorités des requérants, ce dernier a proposé un questionnaire qui a pour l’instant reçu un peu plus de 100 réponses et dont les résultats complets seront synthétisés d’ici le 10 avril. Parmi les principaux éléments à négocier, hors la place Pierre Sémard : la volumétrie de l’immeuble faisant face au pavillon Baltard et de celui de 34 mètres de haut qui jouxte la pharmacie du RER, et les contreparties (équipements publics, logements sociaux…) au financement par la ville des aménagements urbains, de voirie et de parking.

Pour le maire de la ville, Jacques JP Martin, la place Pierre Sémard ne fait pas non plus partie du débat. « Les permis de construire contre lesquels des recours ont été déposés ne concernent pas la place Pierre Sémard et il était clair dès le départ que les discussions de cette semaine ne devaient concerner que le projet immobilier dont les permis de construire ont fait l’objet de recours. Je n’ai donc aucun compte à rendre concernant mes discussions avec la RATP », avait-il déclaré fin février après avoir communiqué sur un projet de construction sur la dite place dans le magazine de la ville, sans en avoir averti les requérants, pourtant réunis plusieurs soirs de suite avec la ville et Eiffage pour discuter. Voir précédent article sur la cas de la place Pierre Sémard

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