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Société | Nogent-Sur-Marne | 23/03/2012
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Projet Nogent Baltard : le point sur les renégociations

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Du nouveau dans la négociation sur les projets immobiliers autour du RER A de Nogent sur Marne (Cité d’affaires Nogent Baltard). Les discussions entre les protagonistes ont repris tout doucement sur fond de dissensions entre certains requérants tandis que Nicolas Mauduit, président de l'Association des contribuables nogentais (ACDN), a  également proposé de lancer un référendum d'initiatives locales sur ce dossier. Le point sur la question.

Alors que les discussions entre la mairie de Nogent sur Marne, le promoteur Eiffage et les 200 personnes qui ont déposé un recours en justice contre les projets immobiliers s’étaient arrêtées net suite à l’annonce publique par le maire d’un projet d’immeuble place Sémard (site qui fait partie des enjeux de la négociation selon les requérants, mais n’a rien à avoir avec le projet pour le maire) le dialogue a repris ces derniers jours. Une réunion a été organisée jeudi soir pour valider le compte-rendu de la dernière réunion et d’autres sont programmées d’ici la mi-avril, lors desquelles les requérants devront présenter des hypothèses de contre-propositions à discuter ensuite avec les protagonistes des projets immobiliers. Ces nouvelles discussions pourraient aboutir vers le mois de mai. (voir articles précédents sur ce sujet)

Un référendum d’initiative locale ?

En plus des discussions en cours, Nicolas Mauduit, président de l’ADCN et l’un des signataires du recours, a écrit au maire de la ville pour solliciter un référendum d’initiative locale sur ce projet, comme le permet l’article 72-1 de la Constitution, «afin d’associer sans équivoque les Nogentais à une décision qui engage significativement et durablement leur cadre de vie.» (Voir la lettre)

 

 

Rupture consommée entre deux groupes de requérants

En parallèle, les dissensions se poursuivent entre une partie des requérants, qui ont abouti à deux groupes chacun incarné par quelques représentants dans les réunions avec Eiffage et la mairie. D’un côté : Michel Gilles (conseiller municipal d’opposition divers droite et cofondateur du parti politique local Nogent Démocratie) qui a également été désigné comme mandataire par les requérants pour les représenter auprès du tribunal, William Geib (conseiller municipal d’opposition PS), Nicolas Mauduit et Michel Romanet-Perroux (ancien premier maire adjoint jusqu’en 2008). De l’autre côté : Claude Bonnepart et Thierry Louis, représentants d’autres requérants comme Laurent Dupuis (ancienne tête de liste MoDem (Nogent Passionnément) lors des élections municipales de 2008) ou Annie Lahmer (ancienne conseillère municipale EELV).

Le désaccord porte sur la méthode mais aussi surtout sur les personnes: le second groupe souhaite une remise en question plus fondamentale du projet comme point de départ de la discussion, en prenant en compte toutes les dimensions, notamment économiques, et reproche au premier de ne chercher à négocier que quelques détails à la marge pour ne pas perdre la face et communiquer sur une victoire. Il reproche à Michel Gilles et Michel Romanet-Perroux d’avoir initié les discussions en catimini sans concertation avec les requérants, au mois de janvier, et considère que le groupe est noyauté par Nogent Démocratie (dont Michel Gilles est l’un des leaders).

Le premier groupe défend sa position d’une discussion entre les requérants menée de manière collégiale et transparente (mise en ligne de tous les documents au fur et à mesure) avec à chaque fois un appel au vote sur les différentes hypothèses proposées, plaide pour une discussion constructive avec les porteurs du projet et reproche au premier groupe, notamment à Laurent Dupuis, ancienne tête de liste MoDem qui ne fait plus partie du bureau local du parti centriste, de défendre des ambitions personnelles et de jouer la scission pour exister à nouveau politiquement.

Chaque groupe défend sa légitimité. Le premier groupe considère que le second se réduit aux 5 personnes qui ont signé les bulletins d’information alternatifs aux communications du groupe initial (Flash Infos). Le second se réclame d’une centaine de soutiens.

Les relations se sont encore tendues mercredi soir, avant la réunion prévue pour valider le compte-rendu de la dernière séance, car plusieurs représentants des requérants étaient absents et que Michel Gilles a refusé que ces derniers soient représentés par d’autres personnes, en l’occurrence Laurent Dupuis et Michel Cumet. «Ceci est inadmissible alors que nous avions fait une demande officielle», s’agace Laurent Dupuis. «Il s’agissait de valider le compte-rendu d’une réunion où ces personnes n’étaient pas présentes. Cela n’a pas de sens», se défend Michel Gilles. Avant cet épisode, le deuxième groupe avait également  signé une lettre ouverte à Michel Gilles, prenant acte du refus de gouvernance mixte de la renégociation (voir la lettre ouverte). L’intéressé n’a pas souhaité commenter, indiquant simplement : «laisser à chacun le soin d’apprécier l’état mental de son auteur

Voir articles précédents sur ce sujet.

 

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