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Testé pour vous: Autolib dans le Val de Marne

Testé pour vous: Autolib dans le Val de Marne

Trois mois après sa mise en service d’Autolib, le Val de Marne compté 22 stations sur les 75 qu’il prévoit d’accueillir. Largement assez pour faire un petit tour avec la Blue Car.Première étape : l’inscription. Lors de la première utilisation, il faut se rendre dans une station Autolib qui dispose d’un espace abonnement ou se préinscrire en ligne en envoyant ses pièces scannées (permis de conduire et pièce d’identité)

directement via un formulaire Internet. C’est l’option que nous avons choisie. La préinscription s’effectue en quelques clics mais il faut ensuite compter 24 heures pour la validation. Pour une utilisation immédiate, mieux vaut donc se rendre directement dans les stations. Attention, toutes les stations Autolib ne disposent pas d’une borne d’abonnement. Le Val de Marne en compte 11 pour 22 stations, à Arcueil, Cachan, Charenton, Maisons Alfort, Alfortville, Joinville, Créteil, Limeil Brévannes et Saint Mandé.

Pour récupérer notre badge, nous commençons par tester la station du 39 rue de Paris à Joinville le Pont. Pas de bol, un message indique sur l’écran « Borne momentanément indisponible »… Heureusement, deux jeunes hommes officiant pour Autolib arrivent à la station. Geoffrey s’occupe rapidement de nous et, souriant et attentif, nous explique toute la procédure. Sur l’écran tactile de la borne d’abonnement, nous sommes mis en relation avec un téléconseiller. Cette étape est obligatoire pour accéder aux véhicules. Grâce à la petite caméra intégrée, nous visualisons la personne qui nous parle. Le paiement est demandé, avec une autorisation de prélèvement de 50 euros comme garantie. Nous récupérons notre badge, à scanner sur la voiture au niveau du rétroviseur avant gauche. Le voyant lumineux passe au vert et nous pouvons débrancher la voiture de sa borne de rechargement. C’est parti !

A l’intérieur, le volant est réglable comme le siège. La boîte de vitesse est automatique et le démarrage s’effectue en souplesse. Le silence de la voiture est impressionnant : impossible de savoir quand le moteur tourne lors des premières minutes de conduite. Mais la Blue Car est énergique. L’accélération et la maniabilité sont appréciables. Bonne surprise, il y a un autoradio. Mais attention, difficile d’entendre ce qui sort des haut-parleurs si l’on met le volume au maximum! Un seul bémol concernant la conduite : le frein est léger. Dans une situation de conduite classique, cela ne pose pas de problèmes. En cas de freinage urgent, il faut appuyer fort.

Autre élément bien pratique : le GPS intégré, qui signale en prime les stations Autolib les plus proches avec le nombre de Blue Car ou de places de parking disponibles. Pour être sûr de se garer, il est possible de réserver sa place via le GPS pendant 90 minutes. En ce jeudi après-midi, beaucoup des stations que nous croisons sont toutefois vides. A Créteil, seules deux Bluecar sont ainsi disponibles alors qu’il y a déjà cinq stations ouvertes, chacune comportant 4 à 5 places de parking. S’il n’y a pas encore beaucoup de voitures disponibles, celles-ci sont bien entretenues et souffrent de peu de dégradations, «à l’inverse du lancement du Vélib», confie un agent autolib.

Certaines stations sont plus accessibles que d’autres : à Saint-Maurice par exemple, sur la place Mongoltfier, la station est au coeur d’un parking souterrain, et n’étant pas au courant de ce détail, nous ne la trouvons pas. Ce n’est qu’en regardant sur Internet après que l’on comprend qu’elle est située en sous-sol…

Avant de quitter le véhicule, petite inspection du coffre. Là encore, on ne trouve pas tout de suite, car l’ouverture s’effectue par l’intérieur. Pas si petit que cela, il offre une capacité de 350 litres et peut être augmenté en abaissant la banquette arrière. Au final, ce petit tour de 90 minutes nous aura coûté 31 euros, en comptant le forfait d’abonnement découverte d’une journée (10 €). Pour précision l’Autolib est facturée au prorata-temporis (arrondi à la minute supérieure) à partir de la 21ème minute.

Bon à savoir : il n’est pas possible de sortir d’Ile de France avec l’Autolib. Si vous sortez de la région, un opérateur sera averti immédiatement et tentera de vous joindre via l’écran GPS.
En cas de problème, le PC embarqué et connecté au Centre Opérationnel permet d’entrer en contact avec un opérateur directement.
Siège bébé ? Il n’y a pas de sièges enfants dans la BlueCar, mais un système de fixation permet d’en rajouter un.

A venir dans le Val de Marne : 6 stations sont en construction dans le département, en plus de 22 existantes, ce qui devrait permettre d’augmenter la capacité d’Autolib. Parallèlement, la ville de Paris continuera d’ajouter environ 300 véhicules Bolloré par mois dans le circuit (sur l’ensemble de Paris et sa proche couronne) pour arriver à un total de 1800 d’ici à la fin du mois de juin.

Pour les informations pratiques complètes (tarifs détaillés, abonnement en ligne, carte des stations, mode d’emploi…), voir directement le site Internet d’Autolib.

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