Grand Paris | Accueil Val de Marne (94) Villejuif | 27/10/2013
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CDT Campus sciences et santé: le Val de Bièvre s’engage sur quinze ans

CDT Campus sciences et santé: le Val de Bièvre s’engage sur quinze ans
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Cancer CampusUn temps en sommeil en attendant que le planning du Grand Paris Express ne s’éclaircisse, l’élaboration des contrats de développement territorial (CDT) passés entre l’Etat et les collectivités locales pour accompagner en offre de logements les futures gares, a repris de plus belle.  Le premier CDT est signé officiellement ce lundi 28 octobre, et c’est dans le Val-de-Marne que cela se passe, à l’Institut Gustave Roussy.  Il s’agit du CDT Campus sciences et santé dédié au Val de Bièvre.

Alors que 21 CDT sont en cours d’élaboration, le CDT Campus Sciences et Santé est le premier à être signé, après avoir été validé il y a un an et fait l’objet d’une enquête publique au printemps.

8 villes et 240 000 habitants

SDT VSB Carte DRIEASon périmètre comprend à la fois les 7 villes de la Communauté d’agglomération de la Vallée de la Bièvre (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, L’Haÿ-les-Roses, Le Kremlin-Bicêtre et Villejuif), toutes situées dans le Val-de-Marne, et Bagneux (Hauts-de-Seine) membre de la Communauté d’agglomération Sud de Seine. Huit villes représentant 240 000 habitants et 90 000 emplois sont donc incluses. Ce périmètre s’inscrit lui-même au sein de la Vallée scientifique de la Bièvre (18 villes, 600 000 habitants et 225 000 emplois) qui fait l’objet d’un Schéma de développement territorial (SDT). Voir carte ci-contre ou voir la carte interactive sur le site de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile de France.

Une identité scientifique et médicale

Comme son nom l’indique, le CDT Sciences et santé revendique l’identité de la Vallée Scientifique de la Bièvre qui accueille 35 000 étudiants et 8 500 chercheurs et dont le taux d’emploi high-tech est de 18% contre 10% en Ile de France. Au sein du CDT, c’est la dimension médicale qui est particulièrement représentée avec de nombreux hôpitaux dont l’IGR (Institut Gustave Roussy) à la pointe de la recherche contre le cancer.

 

 

1700 logements par an dont 25 à 36% de logements sociaux

Parmi les principaux engagements de ce contrat de développement territorial, les communes s’engagent ensemble à créer 1700 logements par an pendant quinze ans, dont 36% de logements sociaux pour la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (ce qui correspond à son taux existant) et 25% à Bagneux, dont la proportion est actuellement de plus de 58%.

Nouvelles lignes de transports en commun

Citadis 302 Alstom T7 1En contrepartie, sont prévus de nouveaux transports publics. Il s’agit, dans le cadre du Grand Paris Express, du prolongement au sud de la ligne 14 (jusqu’à Villejuif IGR à l’horizon 2023 et jusqu’à l’Aéroport d’Orly à l’horizon 2027), du tronçon sud de la future ligne 15 (avant 2020) et du tronçon Massy-Orly de ligne 18 à l’horizon 2027. En dehors du Grand Paris Express, sont également programmés le tramway T7 Villejuif / Athis-Mons (lancement le 16 novembre), le tramway Châtillon/Vélizy/Viroflay (en 2014) et encore le prolongement de la ligne 4 à Bagneux (d’ici 2020) et le tramway Antony-Clamart (avant 2025).

Mise à disposition de foncier public et rénovation urbaine

L’Etat doit aussi mettre à disposition du foncier public, notamment sur le site de la Redoute des Hautes Bruyères à Villejuif et sur celui de la DGA (Direction générale de l’armement) de Bagneux. Et, en plus des programmes de rénovation urbaine déjà en cours (comme le Chaperon vert à Arcueil-Gentilly), de nouveaux sont à l’étude dans les quartiers sud de Villejuif et de L’Haÿ-les-Roses ainsi qu’à Chevilly-Larue, afin d’éviter des poches en très grande difficulté sociale aux côtés de nouveaux quartiers tout neuf. Sont concernés Robert Lebon, Jean Mermoz, Lozaits, Delaune à Villejuif, le Jardin Parisien et les quartiers Lallier/Paul Hochart à L’Haÿ-les-Roses, et les Sorbiers Saussaie à Chevilly-Larue, ce qui représente environ 38 000 habitants. Est aussi concerné quartier de la Pierre Plate à Bagneux.

Comment maintenir l’équilibre emplois/logements ?

Au-delà des contreparties en termes de transport, d’abord destiné à dé-saturer les réseaux existants, l’un des principaux défis d’un tel développement de logements est d’éviter de déséquilibrer le rapport entre les emplois et les logements du secteur, pour créer des quartiers résidentiels sans emplois à proximité dont les habitants seraient obligés de s’entasser dans les toutes nouvelles rames pour aller travailler de l’autre côté de la capitale. Au sein même du CDT, ce ratio est déjà inégal, de l’ordre de 1,46 emploi pour 1 logement à Arcueil (chiffres 2008), et 1 à Gentilly, et nettement inférieur à Cachan, Fresnes ou L’Haÿ-les-Roses, avec une moyenne à 0,74. L’objectif est de tendre vers 1. Pour éviter les mauvaises surprises, le CDT prévoit de pointer régulièrement les ratios entre les constructions de logements et de bureaux et de contrôler l’évolution du taux d’emploi.

Risques d’une sur-représentation de CSP+ et population vieillissante

Le contrat incite aussi à la vigilance concernant le profil des habitants, pointant une progression de la part des cadres et professions intellectuelles supérieures, liée au profil high-tech du territoire, et une surreprésentation des retraités au détriment des ouvriers, employés et jeunes ménages.

Concilier densification et environnement

Geothermie Paul GuiraudUn autre enjeu est celui de la préservation de l’environnement. Pour réduire leur empreinte carbone, les communes du CDT en sont aussi au stade de la planification avec des plans climat-énergie territoriaux devant aboutir à des plans d’action. Plus concrètement, sont déjà en œuvre le recours à la géothermie dans un certain nombre de communes du CDT, comme le plus grand réseau de géothermie d’Europe à Villejuif- L’Haÿ-les-Roses et Chevilly-Larue. Plusieurs aménagements paysagers sont aussi envisagés pour glisser un peu de verdure dans le béton, de la couverture paysagère de l’A6a avec franchissement par un ouvrage d’art à la création de coulées vertes autour de la gare de Bagneux et entre Chevilly-Larue, l’Haÿ-les-Roses et Villejuif, en passant par des jardins familiaux , l’extension du parc du Coteau d’Arcueil et encore la poursuite de la promenade des berges de l’A6a au Chaperon Vert à Gentilly en reliant les grands parcs.

Quels services pour des habitants plus nombreux ?

Autre question, celle des services supplémentaires nécessaires pour accompagner l’augmentation de la population et des usagers des bureaux. Sur ce point, le CDT donne la méthode à défaut de se lancer dans des objectifs très concrets. Des «schémas de services» devront préciser les besoins de développement des services dans trois domaines : éducation, sécurité et équipements de proximité (culture, sport, espaces verts, services administratifs et aux publics…).

Comment mettre en œuvre le CDT ?

Le CDT n’est pas un document d’urbanisme prescriptif comme le plan d’urbanisme d’une ville. Pour être mis en œuvre, il doit être décliné dans les PLU, PLH (plan local de l’habitat) des agglomérations ainsi que par la création de ZAC (zones d’aménagement concerté) pour transformer précisément tel ou tel secteur. Un comité de pilotage, déjà en place pour son élaboration, sera chargé de suivre sa réalisation chaque année. Le CDT est également révisable tous les trois ans en fonction de l’évolution des indicateurs, principalement ceux concernant l’emploi et le logement.

Reconversions de quartier, requalification d’ex-nationales

Zac Aragon Villejuif Photo Fernando Urquijo Sadev 94Le plus gros secteur de projet du CDT est le Campus Grand Parc à Villejuif (70 hectares, 1700 logements, entre 300 000 et 450 000 m2 d’activités…), mais, au total, ce-sont plus d’une vingtaine de secteurs opérationnels qui ont été identifié, au Kremlin-Bicêtre (côté Hôpital), à Villejuif (Zac Aragon, quartiers Sud), à l’Haÿ-les-Roses (rénovation des quartiers Est), à Cachan (mutation du campus de l’ENS Cachan), à Bagneux (départ de la Direction générale de l’armement d’ici 2016)…

Le CDT s’est aussi penché sur la requalification des grands axes routiers comme la RD7, la RD906 et la RD 920, qui doivent devenirs des boulevards urbains, sans oublier la couverture de paysagère d’une portion de l’A6a.

Télécharger le CDT complet sur le site de Vallée scientifique de la Bièvre
Voir sa synthèse sur le site de l’Institut de l’aménagement et urbanisme de l’Ile de France
Télécharger le rapport de l’enquête publique sur le CDT

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