Formation | Créteil | 01/03/2013
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Le concours de plaidoirie a toujours autant de succès

Le concours de plaidoirie a toujours autant de succès
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La vengeance est une justice sauvage, c'est sur ce thème que Coline Bouillon, étudiante en deuxième année de licence de droit à l'Université Paris Est Créteil (Upec) a remporté la finale du concours de plaidoirie des étudiant organisé depuis 2007 par l'association AD Process, devant un jury de professionnels et 300 étudiants.

Devenu un moment fort de l’année étudiante à l’UPEC, le concours permet aux étudiants en droit (toutes années confondues) de plaider sur un sujet souvent insolite. « C’est avant tout un entraînement oral » , explique Caroline Nguyen, présidente de l’association Alter Paris XII, qui apporte son soutien à l’association AD Process, en charge de l’organisation du concours. Les étudiants n’ont des cours de technique de plaidoirie qu’à partir du Master 2, soit quatre ans après leur arrivée en faculté de droit. « C’est avec la volonté de s’entraîner que le concours est né en 2007. Et puis, c’est aussi un moment de convivialité avec tous les membres de la fac de droit, étudiants comme professeurs » .

Les étudiants plaident pendant quinze minutes sur un sujet imposé. Les deux sujets de la finale étaient : « Cinq ans en droit et tout le reste de travers » reprenant la célèbre citation de Coluche, et « La vengeance est-elle une justice sauvage ? ». Face à eux, un jury composé de professeurs, avocats, du président du Tribunal de Grande Instance de Créteil, Gilles Rosati, et encore d’Elizabeth Ménensguen, ancien bâtonnier de Créteil. Jugés autant sur le fond que sur la forme, avec si possible une pointe d’humour, les étudiants doivent « se montrer convaincus et convaincants » . Ils doivent aussi réussir à garder leurs moyens, malgré les 300 étudiants dans leur dos…

 

 

Coline Bouillon (L2) a remporté le concours devant Marie-Alice Lafontaine (M1), Neila Hadjadj (M1) et Maxence Gallo (L2) au terme d’une plaidoirie très théâtrale, assortie d’une analyse de l’instinct de vengeance, décrivant « la sensation  primaire mais jouissive » qu’elle procure. « La vengeance est quelque chose de profondément spontané et humain, soumis à la créativité » conclut-elle sous les applaudissements de l’amphithéâtre A2 de l’UPEC.

Chacun dans leurs styles, les quatre candidats ont « émerveillé » le jury selon l’aveu d’Antoine Boze, maître de conférences à l’UPEC. « Cette initiative étudiante prouve que les associations savent fonctionner et innover. C’est un travail exemplaire qui redonne sa place à l’art et à la liberté de parole, essentiels dans le droit » , a pour sa part commenté Jean-Jacques Israel, doyen de la faculté de droit, qui a profité de l’occasion pour annoncer un nouveau partenariat avec l’école du Barreau, qui proposera des formations aux étudiants de l’UPEC dès leur première année.

 

 

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