Une fusillade, c’est choquant, deux fusillades – même sans rapport entre elles, c’est traumatisant. Mais au-delà de ces fait-divers plus spectaculaires que la délinquance ordinaire, c’est surtout une insécurité sociale et physique chronique qui épuise la ville depuis des années.
«Ces fusillades sont des actes terribles mais ne constituent malheureusement que la partie émergée de l’iceberg, témoigne sans ambages Julien Zoughébi, directeur de cabinet de la maire de Villeneuve-Saint-Georges, Sylvie Altman. A Villeneuve, il y a aussi du trafic de stupéfiant, même si nous ne sommes pas une plaque tournante. Il y a des tensions dans certains quartiers comme la rue de Paris où de nombreux restaurants et taxiphones vendent de l’alcool jusque tard le soir. Il y a des marchands de sommeil dans des copropriétés complètement dégradées. Un quartier compte par exemple 400 habitants de plus qu’il y a quelques années sans aucune construction nouvelle ! Il y a même des cas de relais en trois-huit pour loger dans certains appartements. En ces temps de crise, on constate malheureusement une exploitation de la misère par d’autres personnes – souvent guère plus riches. Ainsi avons-nous également observé une recrudescence des cambriolages du proche voisinage. Et puis, il y a aussi de la traite humaine. Nous accueillons une communauté de 2000 Moldaves (la plus grande communauté moldave de France). Ces derniers sont emmenés chaque matin dans des fourgonnettes pour aller travailler dans les Hauts de Seine et sont remmenés le soir où ils louent des emplacements en caravane à 150 euros le mois par tête ! C’est une exploitation humaine organisée et connue depuis des années, mais il est compliqué pour la police d’enquêter sur ce trafic car il s’effectue sur deux départements différents ! »
Frontières administratives entre départements
Les partitions territoriales qui s’imposent à l’administration compliquent les enquêtes et aussi la coopération entre les communes. «Nous avons voulu créer un Groupe de traitement local de la délinquance (GTLD) (ndlr : un dispositif judiciaire temporaire décidé par le procureur de la République lorsque certains quartiers sont confrontés à des phénomènes de délinquance contre lesquels il convient de prendre des mesures spécifiques) avec deux communes de l’Essonne, Crosnes et Montgeron. Cela nous a été refusé car nos villes n’étaient pas situées dans le même département. Nous coopérons donc de manière informelle mais cela limite notre action.»
100 policiers pour 68 000 habitants
Surtout, la ville regrette un manque d’effectif au sein de la police nationale afin de permettre à celle-ci non seulement d’intervenir en cas d’urgence, mais aussi de mener des enquêtes et d’assurer une présence renforcée. «Le nombre de policiers nationaux affectés dans notre circonscription (ndlr : les quatre communes de Valenton, Villeneuve-Saint-Georges, Villeneuve-le-Roi et Ablon-sur-Seine, soit 68 000 habitants) n’a pas varié depuis vingt ans, toujours au nombre d’une centaine malgré l’augmentation de la population et de la délinquance. De plus, le regroupement de ces quatre communes n’est pas le plus pratique car il y a quatre franchissements de Seine qui ne facilitent pas la mobilité des patrouilles. Depuis la première fusillade au centre commercial Kennedy, aucun policier n’a pu revenir sur les lieux alors qu’il y a des commerçants qui sont inquiets. Nous ne demandons pas de faveur, juste un nombre de policiers par habitant équivalent à celui de Paris ou de Vincennes», plaide Julien Zoughebi. Pour la ville, il serait légitime de classer certaines zones difficiles en ZSP (Zones de sécurité prioritaire). La maire et conseillère régionale Front de Gauche, Sylvie Altman, en a fait la demande auprès du ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en juillet 2012. Un courrier de réponse lui a assuré que sa demande serait examinée avec la plus grande attention. Mais, in fine, seule une ZSP a été créée dans le Val de Marne, dans le quartier du Bois L’Abbé de Champigny. (Voir la Lettre de Sylvie Altman sur ce sujet, avec copie des courriers concernés). Concrètement, trois secteurs ont un besoin prioritaire de voir leur sécurité renforcée: le quartier du Bois Matar, la rue de Paris et le quartier Nord.
Justice dépassée
Indissociable de l’action de la police, celle de la justice est aussi pointée comme sous-dimensionnée ou dépassée par la complexité de la situation, incapable par exemple d’encadrer les multirécidivistes. Connue des services de police et de la ville pour de nombreux actes de violence, la victime qui s’est faîte tirer dessus dimanche, figure parmi ces habitués du box des accusés. Interdit de séjour dans le Val de Marne pendant un temps, il a été autorisé à y remettre les pieds suite à un séjour de quelques mois en prison. «Nous avons aussi le cas d’une jeune fille d’à peine quatorze ans qui a déjà à son actif au moins une cinquantaine d’actes de vandalisme. La maire a demandé en mars 2013 que cette jeune fille soit placée dans un centre fermé. Nous sommes en mai et il n’y a toujours pas eu d’audience avec le juge pour enfants. Notre crainte est qu’elle commette un acte, plus grave encore, qui cette fois la conduira directement en prison», s’inquiète le directeur de cabinet.
Quelles réponses municipales ?
Face à ce lourd constat, quelle réponse politique à l’échelle communale ? «Nous avons lancé un diagnostic sécurité qui va commencer courant mai et consistera à interroger des personnes qui ont subi des violences afin d’analyser et cartographier la délinquance en ville. Nous envisageons ensuite des actions concrètes contre des fléaux qui concernent particulièrement notre ville comme l’alcoolisme, les violences faîtes aux femmes et les cambriolages. Nous étudions également la mise en place de vidéoprotection dans certains lieux publics comme le parking de la gare ou devant la mairie. Ces lieux seront précisés suite à la cartographie que nous aurons réalisée.»
La ville dispose également d’une police municipale de neuf personnes qui s’occupe de la circulation, du stationnement, ainsi que de la prévention et médiation, afin de permettre à la police nationale de se concentrer sur ses compétences. «La police municipale ne peut pas régler le problème de la violence urbaine, elle n’est ni formée, ni équipée pour. Et gérer la circulation de Villeneuve-Saint-Georges n’est pas un luxe. Il y a notamment une voie en sens unique, la rue du Château, que les voitures prennent par centaines en contresens pour arriver plus vite à la nationale, ce qui est particulièrement dangereux ! »
En termes d’urbanisme, la ville souhaite reconstruire le parcours résidentiel avec à la fois des logements sociaux et de l’accession à la propriété. «Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas l’habitat social qui pose le plus de problèmes mais les copropriétés dégradées. Dans un premier temps, il est donc nécessaire de construire 50% de logements sociaux et 50% d’accession à la propriété avant d’augmenter progressivement la part de l’accession à la propriété», précise Julien Zoughébi.
Le discours du Front National monte dans les urnes
Le Front National, qui compte son seul conseiller municipal du département dans la ville, en la personne de Dominique Joly, par ailleurs responsable départemental du parti, prêche pour sa part des solutions plus radicales. «Ce n’est pas la première fois que l’ultra violence sévit dans notre ville. On se souvient notamment de l’homme de 25 ans tué par balles en 2009 lors d’un règlement de comptes, non loin de la gare de Villeneuve-Triage, ou encore de cette femme assassinée par une autre, en février 2012, à proximité du groupe scolaire Anatole France. A cela s’ajoute la délinquance quotidienne subie depuis des années. Drogue, racket, voitures brûlées, racisme anti-Français et anti-Blancs, sont le lot quotidien des Villeneuvois et Villeneuvoises. Face à cette insécurité versant de plus en plus dans le crime, la majorité socialo-écolo-communiste répond par plus de propagande à sa gloire et des moyens en berne pour une police municipale plus que jamais indispensable à la sécurité de tous. La municipalité ne prend donc pas toute la mesure de l’insécurité qui gangrène notre ville. Cette situation est le résultat combiné de «l’immigration sauvage», du laxisme de la justice et de la baisse des effectifs de police. Les politiques menées par UMPS au niveau national, soutenues par l’extrême gauche au niveau local, en sont les directes responsables. S’inscrivant à l’opposé de cette politique désastreuse, le Front National de Villeneuve-Saint-Georges exige la fin de « l’immigration sauvage » que subit gravement notre ville, une politique pénale de répression plus sévère à l’égard des criminels, ainsi que le renforcement des équipes de police nationale et municipale», détaille ainsi Dominique Joly dans un communiqué faisant suite à la première fusillade. Le discours percute. Le FN est passé à Villeneuve-Saint-Georges de 12% au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 à 18% en 2012 où il a même devancé l’UMP de 2 points.
Il reste du bien vivre à Villeneuve
«Le Front National joue avec la peur de l’autre. Ce n’est pas la solution. Il y a 110 ethnies différentes dans notre ville, et cela peut aussi être une richesse, défend Julien Zoughébi. Il y a des habitants qui souhaitent s’en aller mais beaucoup sont aussi très attachés à leur ville. La situation n’est pas irréversible.»
je suis en colère. Mme le Maire va faire exproprier des commerçants et des propriétaires de leur biens.
près de 200 familles à reloger
Mme le Maire pour assouvir son ego et préparer sa campagne des élections municipales a présenté un projet immobilier et le réussir coûte que coûte, sans tenir compte des dégâts psychologique, financière et matérielles que cette façon de faire à engendré
ces méthodes qui s’apparentent pour certaines à celles de la mafia puisque des propriétaires et des habitants qui vivent dans l’angoisse d’une expropriation et d’expulsion faute de ne pas vendre leur bien aux conditions qui leur sont imposées par la Mairie
Mme le Maire avec son service d’urbanisme dont Mr Knopfer qui en a la charge puisque Maire adjoint
demandera par arrêté préfectoral l’expropriation de ces gens qui refusent de vendre leur bien et quitter leur logement. Nous sommes dans le totalitarisme et l’arbitraire le plus sournois. Sommes nous chez Staline, ou encore à Villeneuve st Georges?
le mal est collatéral puisqu’il touche des commerçants, qui devront partir
c’est faute de n’avoir pas pu les faire déguerpir en leur fermant leur commerce à partir de 22 heures par des arrêtés municipaux les mettant en cause des troubles de voisinages qui n’est en surplus jamais démontré
pensez donc des restaurants obligés à fermer à 22 heures
c’est la mort assurée de leur activité
quand au trouble de voisinage c’est le travail de la police
sauf si derrière tout cela il y a une machination autres projets aux détriment des uns et qui bénéficiera à certains que nous découvrirons dans un temps prochain
pourquoi et comment Mme le Maire a t elle laissé dégrader la rue de Paris, avec tout les délits qu’elle en a connaissance? n’est ce pas là une non assistance à ses administrés en situation de danger?
Où sont les valeurs humaines de ces gens dont vous avez partagé en qualité d’élu, leur engagement et la défense des opprimés
ne vous sentez vous pas trahi ? moi si..
ces pratiques sont une atteinte à la liberté et aux droits de l’homme, qui dégouttent par leurs manipulations et leurs présentations erronées des situations des quartiers de notre ville
la ville a besoin d’être rénovée . alors commençons par sa morale.
Je vous salue Mr Saint-Gealme , ça fait du bien de vous lire, rappeler la beauté de Villeneuve st Georges
oui c’est une ville qui respire la diversité avec cette volonté d’ adaptation et de participation dans notre société, alors qu’ils sont stigmatisés et accusés des maux de notre société,
c’est en cela la richesse, comme les premières générations d’étrangers qui ont participé à la construction de la France Merci à vous Merci à eux
Je suis né à Villeneuve, voici 68 ans et j’y habite toujours. Cette ville que j’ai connu “campagnarde” me fascine toujours même si elle a évolué dans un sens qui peut paraître contestable. Elle a conservé son charme d’antan pour qui sait le chercher et le découvrir. Elle s’est enrichie d’équipements nouveaux très fréquentés mais aussi de populations venues du monde entier. Ce “melting pot” est une des facettes qui la rend si étonnante. Que toutes ces communautés vivent dans une harmonie quasi parfaite est réellement un miracle. Bien sûr, vous aurez toujours des individus que cette harmonie dérange et qui préfèrent agiter l’épouvantail de la différence pour créer un sentiment de peur au sein des populations les plus âgées ou les plus fragiles. Ce sera une des réponses qui sortiront des urnes pour ces municipales car au delà des mots et des personnes en présence sur les diverses listes, c’est la démocratie qui devra s’exprimer et exprimer ses souhaits pour notre avenir et celui de nos enfants pour les 6 années à venir.
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