Expositions | | 10/02/2013
Réagir Par

Jean-Pascal Imsand à la Maison Robert Doisneau

Télécharger dans votre calendrier
  • Jean-Pascal Imsand à la Maison Robert Doisneau
  • Maison de la Photographie Robert Doisneau, 1 rue de la Division du Général Leclerc, 94250 Gentilly
    Gentilly
  • Gratuit 0 EUR
Jean-Pascal Imsand à la Maison Robert Doisneau

Une centaine de photos en noir et blanc ont investi jusqu’au 12 mai les cimaises de la Maison de la Photographie Robert Doisneau à Gentilly. Ce sont les oeuvres de Jean-Pascal Imsand, photographe suisse à la carrière fulgurante.

Jean-Pascal Imsand apparaît sur la scène artistique dans les années 80 avec des photomontages d’une surprenante vraisemblance. Ce goût pour la manipulation visuelle, il le tient de sa formation d’imprimeur-lithographe. Sa virtuosité technique est bluffante, l’oeil s’écarquille en voyant s’envoler cette tour au-dessus du lac Léman. Mais l’esprit contredit la perception et rappelle l’impossibilité d’une telle manœuvre. Comme à la sortie d’un rêve, le visiteur erre entre les photomontages, tiraillé entre son admiration pour la prouesse technique et sa volonté de croire à ce que lui raconte l’artiste. Grâce à ces “assemblages” comme il les appelle, Imsand gagne le Grand Prix de la Photographie en Arles en 1988.

L’artiste ne s’arrête pas aux photomontages. Travaillant pour différents magazines, il traite de sujets divers et variés. Portraits, paysages, instantanés, gravures, dessins : il capture tout ce que son environnement a à lui offrir. L’ensemble a l’air épars pourtant, sa patte est là, partout. Dans la profondeur des noirs d’abord, qui vont parfois jusqu’à étouffer le sujet. Dans les perspectives ensuite : les photos d’Imsand contiennent toutes une ligne directrice pour le regard. Même lorsqu’il s’amuse des échelles entre les plans de l’image, il n’en oublie pas d’ouvrir une voie à l’oeil, qui n’est jamais perdu ni assailli. Il navigue de cliché en cliché, plongeant dans une rue de Lausanne ou suivant la courbe sensuelle d’un escalator.

Dans cette diversité apparente, une figure revient de manière lancinante. Il s’agit de Sabina, sa femme et son modèle favori. Tantôt rêveuse, tantôt malicieuse, elle reflète la pluralité des sensations et sentiments humains. La ville, souvent travaillée par série dans le cadre de reportages, est également une constante de son oeuvre. Le livre qu’il publie en 1990, Lausanne, une jeunesse, en est d’ailleurs une illustration.

Le parcours que propose la Maison de la Photographie constitue une plongée au coeur de l’oeuvre de Jean-Pascal Imsand. Il n’a pas vocation à être exhaustif mais tente de montrer les différentes facettes du travail du photographe suisse. Les cartels sont concis, comme la carrière de l’artiste, et informatifs, laissant ainsi libre cours à l’interprétation des visiteurs.

A voir du 7 février au 12 mai

Visites commentées à 16 heures les vendredi 22 février et 26 avril, et les dimanche 17 mars et 7 avril. Réservations au 01 55 01 04 84 ou par email : s.gay@agglo-valdebievre.fr

Tarifs : 2 euros, étudiants, chômeurs et retraités 1 euro, gratuit pour les moins de 18 ans.
Gratuit chaque dimanche de chaque mois.

Maison de la Photographie Robert Doisneau, 1 rue de la Division du Général Leclerc, 94250 Gentilly

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF. Déjà abonné ? Cliquez ici.
Cet article est publié dans , avec comme tags , Maison de la photographie robert doisneau
Cet article est publié dans ,
Aucun commentaire pour Jean-Pascal Imsand à la Maison Robert Doisneau
    Ajouter une photo

    N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    A lire aussi