Administration | Val-de-Marne | 01/03/2013
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La feuille de route du nouveau préfet

La feuille de route du nouveau préfet

Sécurité, emplois et logements, c’est dans cet ordre que le nouveau préfet du Val de Marne, Thierry Leleu, a  détaillé hier ses priorités, en précisant les récents dispositifs qu’il sera en charge d’encourager dans le département. 

Sécurité et ZSP

Concernant la sécurité, c’est la ZSP (Zone de sécurité prioritaire) qui a fait son entrée fin 2012, que le représentant de l’Etat va devoir suivre. Ce dispositif doit permettre des actions concertées entre différents services de l’Etat ainsi qu’avec les collectivités locales, dans des quartiers identifiés comme sujets à violence, trafic de drogue ou autre fléau. Pour l’instant, 64 périmètres de ZSP ont été désignés en France dont  un dans le Val de Marne, au Bois L’Abbé de Champigny sur Marne. Une cinquantaine de nouvelles pourraient voir le jour en 2014. Dans le département, des villes comme Orly sont demandeuses. Gage de son engagement sur cette question, le nouveau préfet a indiqué que sa première visite de terrain s’était déroulée dans la ZSP de Champigny. “Ces opérations concertées donnent plus de marge manœuvre. La ZSP permet par exemple des actions conjointes avec les douaniers et ces derniers disposent de prérogatives étendues comme la fouille des voitures. Ils peuvent également transiger immédiatement”, explique le préfet dont une partie de la carrière a été consacrée aux questions de sécurité en tant qu’ancien conseiller technique du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement et ancien directeur adjoint du cabinet de Patrice Bergougnoux, alors directeur général de la police nationale.

Emploi : Cice, Emplois d’avenir, contrat de génération

En matière d’emploi, ce-sont trois nouveautés que le représentant de l’Etat va devoir promouvoir sur le terrain : le crédit impôt compétitivité (Cice) qui s’adresse aux entreprises et correspondra en 2013 à 4% des rémunérations brutes de leurs salariés en-deçà de 2,5 smic ; les emplois d’avenir qui s’adressent essentiellement au secteur non marchand (villes, bailleurs sociaux, association…) et leur permettra d’embaucher durant trois ans des jeunes de 16 à 25 ans sans formation (voir article détaillé sur les emplois d’avenir dans le Val de Marne) et le contrat de génération qui doit inciter financièrement les entreprises à embaucher des jeunes et garder des seniors. Si le contrat de génération commence tout juste à être opérationnel et qu’aucun n’a encore été signé dans le Val de Marne, plusieurs centaines d’emplois d’avenir ont en revanche déjà été engagés dans le département, essentiellement par des collectivités locales, et le préfet compte bien sensibiliser d’autres employeurs potentiels. “Je vais organiser trois réunions pour faire connaître ce dispositif, une avec les bailleurs sociaux qui représentent un important gisement d’emplois de proximité, une avec le secteur associatif et une avec le secteur médico-social”, précise le préfet.

Logements : SRU, DALO, Grand Paris

Sur la question du logement, le préfet cite trois défis. La mixité sociale en premier lieu, avec le suivi de l’application de la loi SRU modifiée qui impose un passage de 20% à 25% de logements sociaux dans les villes d’ici à 2025. Un objectif compliqué dans ce département très hétérogène en fonction des villes et au foncier souvent trop onéreux pour la réalisation de logements sociaux. Le deuxième enjeu est celui de la construction de logements. L’objectif des 70 000 logements par an en Ile de France, prévu à la fois par la loi du Grand Paris et le nouveau schéma directeur d’Ile de France, devrait se décliner au niveau départemental par la création de 9 000 logements annuels, un chiffre ambitieux qui pose également la question du foncier disponible et à quel prix. Troisième défi : l’accessibilité au logement prévue par la loi DALO (droit au logement opposable). Dans le Val de Marne, entre 5000 et 6000 demandes sont aujourd’hui en attente et 1800 à 1900 personnes ont déjà été relogées en 2012 a indiqué le préfet.

Au-delà de ces enjeux, le préfet aura aussi en charge la mise en oeuvre locale du prochain acte de la décentralisation, la poursuite de la carte intercommunale… Pour mener à bien sa mission, le préfet du Val de Marne peut s’appuyer sur  ses deux sous-préfectures et 500 agents, sans compter les autres services  déconcentrés de l’Etat.

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