Politique | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 07/10/2013
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Le Parti de Gauche du Val de Marne solidaire des propos de J-L Mélenchon

Le Parti de Gauche du Val de Marne solidaire des propos de J-L Mélenchon
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Jean-Luc Melenchon Photo 94 CitoyensSi le maire de Limeil-Brévannes, Joseph Rossignol, a donné sa démission suite au refus de Jean-Luc Mélenchon d’appeler à faire barrage au Front National au second tour de la cantonale partielle de Brignoles (Var), le Parti de gauche du Val de Marne se déclare en revanche en phase avec les propos du leader du mouvement, dans le contexte précis de Brignoles.

«La candidate UMP de Brignoles incarne une droite passerelle entre l’UMP et le FN, la réponse du Front républicain ne peut donc être la même», justifie Delphine Fénasse, co-secrétaire du PG Val de Marne. Une réaction partagée par Alain Piglione, militant du Parti de Gauche à Nogent-sur-Marne. «Au plus haut de l’UMP, cela ne dérange pas quand une personnalité comme François Fillon demande de choisir entre le moins sectaire», remarque également le militant.

Pour Delphine Fénasse le mauvais score des partis soutenus par le PS et EELV lors de cette partielle doit aussi permettre de tirer des conclusions en termes d’alliances. «Faire des listes communes avec un sortant PS dès le premier tour nous envoie dans le mur car nous serons victimes nous aussi de l’impopularité du gouvernement», précise-t-elle. «C’est d’abord la désespérance du fait des politiques menées par le gouvernement qui a conduit les électrices et les électeurs de gauche à rester chez eux. Les candidats du PCF et d’EELV soutenus par les Solfériniens se sont effondrés expulsant la gauche du deuxième tour et laissant la voie libre à un duel entre le Front national et la droite forte qui portent une même parole d’exclusion et prônent une même politique totalement anti-sociale», détaille le parti dans un communiqué réagissant à la démission de Joseph Rossignol.

Rappel du contexte
Ce dimanche 6 octobre, au terme du premier tour d’une cantonale partielle qui n’a attiré dans les bureaux de vote que 33% des citoyens (taux d’abstention de 67%), Laurent Lopez, candidat de Marine Le Pen, a rallié 40% des suffrages, se payant même le luxe d’un concurrent direct, Jean-Paul Dispard, précédent candidat FN (élu en 2011 avant la première annulation de l’élection) qui portait cette fois le drapeau du Parti pour la France de Carl Lang et  a fait 9,1%. Derrière le FN, la candidate UMP Catherine Delzers n’a pesé que la moitié du score, 20,8 % tandis que Laurent Carratala (PCF) atteignait 14,6 % et Magda Igyarto-Arnoult, candidate EELV, 8,9%. Alors que les partis de gauche appelaient à faire barrage au Front national au second tour, le 13 octobre 2013, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, a refusé de trancher, mettant UMP et FN dans le même panier. «C’est la peste ou le choléra, c’est tous les mêmes. Ils racontent les mêmes choses, ont les mêmes objectifs», a-t-il notamment commenté sur France Inter ce lundi matin. Voir l’interview.

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