Formation | Maisons-Alfort | 18/02/2013
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L’école vétérinaire de Maisons Alfort aux abois

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Rien ne va plus pour la prestigieuse et historique école nationale vétérinaire de Maisons Alfort (Enva). Après s'être vue amputer d'une importante partie du budget de rénovation qui lui était promis quelques années plus tôt, l'école doit aujourd'hui faire les frais d''une gestion passée insuffisamment rigoureuse, acculée dans une impasse financière dont le mariage avec l'Université Paris Est Créteil en 2012 ne suffira pas à la sortir.

Le déficit prévisionnel 2013 de l’établissement est évalué à 2,2 millions d’euros, et devant cette échéance, le remède de cheval pourrait bien achever la bête. Au programme :  une réduction de la masse salariale de 15%, soit une trentaine d’emplois, afin de réaliser une économie de 640 000 euros. En parallèle, l’établissement qui accueille un peu plus de 700 étudiants, augmentera ses effectifs de quinze personnes à la rentrée 2013 et d’une centaine d’ici 2017. La dotation du ministère, dont le budget n’est pas trop extensible par les temps qui courent, reste pour sa part plafonnée à 2.2 millions d’euros.

Conséquences : plusieurs enseignements pourraient être supprimés et le centre d’application de l’Enva de Champignelles (Yonne) fermé pour non rentabilité, bien qu’il permette aux étudiants de pouvoir pratiquer sur des animaux dès la première année. Surtout, le prestige de l’école créée en 1776 en prend un coup, l’Enva devrait perdre l’accréditation de l’association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire (Aeeev), renouvelée depuis des années. Pour éviter l’humiliation, le nouveau directeur de l’école, Marc Gogny, lui-même diplômé de l’Enva en 1979,  a annulé le passage de la commission d’accréditation.

C’est dans ce contexte que le secrétaire de la section socialiste de Maisons Alfort, Xavier Cohard, vient d’écrire au ministre de l’Agriculture, Stéphane, Le Foll, afin de solliciter un entretien.  Fin décembre, des enseignants et élèves avaient déjà témoigné de leur colère auprès de la directrice de l’enseignement et de la recherche au ministère de l’Agriculture, Mireille Riou-Canals, venue visiter l’établissement.

 

 

« Créée sous Louis XV, l’Enva est l’une des plus anciennes grandes écoles encore installée sur son site initial. Elle siège dans des bâtiments classés monuments historiques, et accueille un musée unique au monde, dont la collection est issue de l’ancien cabinet de curiosité. Dès lors, la structure des coûts de cette école est tout à fait particulière. Les frais d’entretien sont élevés mais justifiés au regard de la richesse architecturale de son patrimoine. Le budget exploitation-maintenance s’élève à 2,2 millions d’euros, somme équivalente à la dotation du ministère. L’Enva ne saurait donc faire l’objet d’une approche purement comptable, égale à celle des autres écoles vétérinaires« , défend le responsable local du PS.

 

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