Education | Val de Marne | 05/12/2013
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Les villes se préparent plus ou moins aux nouveaux rythmes scolaires

Les villes se préparent plus ou moins aux nouveaux rythmes scolaires
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Rythmes ScolairesDans les communes du Val de Marne, la préparation aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2014 se poursuit avec plus ou moins de bonne ou mauvaise volonté. En pleine période électorale, les élus tentent de gérer ce dossier compliqué sans risquer de perdre des plumes. 

Sur ce sujet de politique nationale, les élus ont adopté des positions de principe en fonction de leur parti (PS enthousiaste, PCF et UMP contre) tout étant plus nuancés sur le terain.

Si le maire PCF de Vitry-sur-Seine, Alain Audoubert, a indiqué à plusieurs reprises qu’il n’appliquerait pas la réforme à la rentrée 2014, la maire PCF de Villejuif, Claudine Cordillot, invoque ses obligations d’élue pour expliquer la poursuite de la réflexion locale pour appliquer la réforme.

Aller jusqu’à la désobéissance ?

A droite, 23 maires ont signé un courrier demandant de suspendre la réforme faute de quoi ils se réservaient le droit de ne pas la mettre en oeuvre. Mais se voient-ils vraiment aller jusqu’au bout au-delà du coup de gueule ? L‘un des signataires, le maire de  Villecresnes, Daniel Wapler, explique sur son site son qu’il ne désobéira pas. « Nous sommes républicains, et si le gouvernement maintient sa position, Villecresnes appliquera cette réforme avec les moyens dont il dispose. Le maire de Villecresnes ne s’associera pas au collectif de ses collègues qui refuseront d’appliquer la réforme des rythmes scolaires dans leur ville.« 

 

 

Dans un courrier adressé à Vincent Peillon fin novembre, l’Association des élus communistes et républicains du Val de Marne insiste le fait que «  l’école de la réussite de tous doit se faire durant l’obligation scolaire assurée par l’Education nationale et que celle-ci doit être la même pour tous les élèves de France » et demande quant à elle la suspension de la mise en œuvre du décret tout en réaffirmant  sa « détermination à construire avec l’ensemble de la communauté éducative l’école du 21ème siècle, à la hauteur des besoins, ce qui suppose de « remettre à l’endroit » l’ensemble du projet. »

Une question qui avive les tensions politiques locales

En pleine période électorale, le sujet s’ajoute aux dossiers qui font débat entre les opposants aux municipales. C’est le cas à Fontenay-sous-Bois où le PS local et celui du Val de Marne ont publié un communiqué commun pour dénoncer la lenteur du maire PCF sur ce sujet tandis que la liste de Gildas Lecoq, UDI-UMP, a fait savoir au contraire qu’elle souhaitait le report de la réforme. A Boissy-Saint-Léger également, ville PS, le conseil municipal a été houleux alors que plusieurs conseillers, PS dissident et POI d’un côté, UMP de l’autre, souhaitaient déposer un voeu contre la réforme.

Concertation, organisation, coût

Malgré tout, la grande majorité des communes, même celles qui sont hostiles au projet, ont déjà beaucoup travaillé sur la question, avec des comités de pilotage, des sondages, des propositions. En général, les parents se sont prononcés en faveur du mercredi travaillé.

A Fontenay-sous-Bois, le maire PCF, Jean-François Voguet, accusé par le PS de traîner dans la mise en oeuvre, détaille ainsi dans un courrier de réponse la trentaine de réunions déjà organisée sur ce sujet.

Surtout, les communes ont aussi fait leurs comptes. Plusieurs maires du Val de Marne, de communes de tailles très différentes, ont chiffré la réforme à plusieurs centaines de milliers d’euros, « voire plusieurs millons » indique-t-on même à Vitry-sur-Seine.  Le coût varie aussi en fonction de l’organisation. L’une des principales difficultés est en effet de trouver des animateurs disponibles en nombre important, uniquement  pour 45 minutes chaque soir. Vitry a chiffré ce nombre à 550!  et en tenant compte des normes d’encadrement abaissé. Pour résoudre cette équation difficile, Alfortville imagine de proposer deux séances d’activités périscolaires d’1h30  chaque semaine plutôt que 45 minutes chaque jour, voir même d’expérimenter dans quelques écoles une séance de 3 heures permettant d’envisager une sortie,  tout en garantissant la gratuité.

Quel calendrier ?

Pour l’instant, aucun Conseil municipal du Val de Marne n’a encore acté le changement de rythmes scolaires et le calendrier initialement prévu de la fin décembre pour boucler l’ensemble de l’organisation devrait donc être difficile à tenir. Mais l’année scolaire compte encore deux trimestres.

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