Roms | | 21/05/2013
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Nouvelle évacuation d’un campement de Roms

Nouvelle évacuation d’un campement de Roms

DSC_0276Un campement de Roms qui s’était installé depuis un peu plus d’un an dans un terrain vague situé dans l’enceinte d’anciens bâtiments du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) de Limeil Brévannes a été expulsé ce mardi 21 mai vers 7 heures du matin. Sur 250 personnes, seuls restaient une petite centaine d’occupants, les autres familles étant déjà parties quelques jours plus tôt.

«Quatre autocars ont été dépêchés sur place. Certaines familles sont parties à pieds, d’autres sont montées dans les bus», indique un agent de la ville venu nettoyer. Parmi les résidents, plusieurs familles avaient été précédemment évacuées d’autres terrains du Val de Marne, notamment de Villejuif et Villeneuve le Roi. «Certains enfants étaient en attente de scolarisation. Ils devaient être scolarisés à Villejuif mais ils ont été expulsés de Villejuif le 15 décembre. Il va falloir recommencer toute la démarche dès que les familles nous aurons à nouveau donné signe de vie», regrette Aline Poupel, du collectif Romeurope. Plusieurs nuitées de chambre d’hôtel ont été proposées aux personnes qui étaient encore sur place ce matin.

 

Depuis la parution de la circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites, plusieurs campements ont fait l’objet d’une évacuation : Créteil (août 2012), Villejuif (décembre 2012) et Villeneuve-le-Roi (septembre 2012), le bois de Vincennes à la limite de Joinville-le-Pont (fin mars 2013) et Orly (voie du Bouvray à proximité du lieu d’accueil et d’insertion du Hameau du Bouvray). La prochaine évacuation pourrait concerner Vitry sur Seine où l’occupation d’un terrain fait actuellement l’objet d’un recours en expulsion au Tribunal administratif.

Suivi social

«Les démantèlements ont été précédés de la réalisation d’un diagnostic social des occupants des campements, effectué par le Samu social du Val-de-Marne, puis par le groupement d’intérêt public Habitat et Interventions sociales (GIP-HIS). Avant chaque évacuation, des places d’hébergement en hôtel, ont été réservées par le Samu social afin d’être proposées systématiquement aux personnes les plus vulnérables (familles avec jeunes enfants, personnes malades, femmes isolées…). Ces solutions d’hébergement furent malheureusement souvent refusées. Les personnes qui ont accepté des places d’hébergement en hôtel après les évacuations y résident toujours. Ainsi, 164 Roms résident dans des hôtels à ce jour. 3 familles, hébergées en hôtel initialement, ont été orientées vers des appartements en habitat diffus», précise la préfecture du Val de Marne.

Pour les personnes hébergées, un suivi social a également été mis en place, dispensé par des travailleurs sociaux du Conseil général et du Samu social à raison d’un rendez-vous hebdomadaire. Objectif : construire un parcours d’intégration, notamment professionnelle. Une dizaine de personnes se-sont ainsi vues délivrer un document provisoire d’admission au séjour avec droit au travail depuis l’été 2012.

Malgré ces nouveaux dispositifs, le suivi général de cette population reste compliqué car les communautés qui commencent à bénéficier de suivi associatif s’éparpillent à chaque évacuation et les fragiles parcours qui ont pu être ébauchés s’interrompent, comme par exemple une inscription à l’école. Dans le même temps, les sites qui ne sont pas évacués grossissent parfois au point de devenir ingérables comme le campement de Sucy qui a abrité jusqu’à plus de 800 personnes.

A lire également : Roms dans le Val de Marne, réponses politiques et actions concrètes

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