Education | Val de Marne | 03/09/2013
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Orientation scolaire : le casse-tête des jeunes sans affectation

Orientation scolaire : le casse-tête des jeunes sans affectation

Kamel Mastouri SOS RentreeEntre filières plus prisées que d’autres, déménagement des élèves, changement de vœux, passage du privé au public et autres impondérables, l’adéquation entre l’ensemble des élèves et les places en classe à partir du second degré n’a rien d’évident. Chaque année, plusieurs centaines d’élèves se retrouvent ainsi sans bahut dans le Val de Marne. Détail de la situation en cette rentrée 2013 avec Kamel Mastouri, responsable de SOS rentrée.

«Cette année, 339 jeunes nous ont sollicité pour les aider à trouver un établissement, et en ce jour de rentrée des classes, il en reste 175 qui n’ont pas encore obtenu d’affectation. A titre de comparaison, 245 avaient fait appel à nous l’an dernier et 183 étaient sans solution le jour de la rentrée», détaille Kamel Mastouri, responsable de SOS rentrée, un service du Conseil général destiné à accompagner les élèves concernés et faciliter la médiation avec la Direction des services départementaux de l’Education nationale (DSDEN) et le rectorat de Créteil.

Delegation BonneuilA la fois partenaire de l’Education nationale et aiguillon, le service avait organisé un rassemblement sous les fenêtres de la DSDEN ce mardi de rentrée. Mais malgré le beau temps et les jolis barnums blancs installés devant l’entrée, peu de monde avait fait le déplacement en dehors d’une importante délégation de Bonneuil. Une réunion pratique était également organisée à l’hôtel du département le soir, avec les jeunes et leurs parents.

«La communication est cette année plus fluide avec le rectorat et la DSDEN, a reconnu Kamel Mastouri. Les familles sont tenues mieux informées de l’avancée de leur dossier et les entretiens de situation ont été programmés dès le lendemain de la rentrée alors qu’il avait fallait attendre une semaine les années précédentes», ajoute le responsable de SOS Rentrée.

Pour autant, les problèmes demeurent pour les 175 élèves qui restent sans bahut. Dans le détail, 13 d’entre eux sont collégiens, 45 lycéens et 96 post-bac dont 55 en recherche de BTS et 41 en quête d’une place à l’université. A Bonneuil par exemple, une dizaine de personnes sont concernées dont la moitié sortent du collège. «Nous avons quelques élèves qui ont eu de bons résultats en bac pro mais n’ont pas obtenu de place dans les filières sélectives type BTS ou IUT, et dont le profil n’est pas forcément adapté à l’université. Nous constatons aussi cette année un peu plus de passages du privé au public, en partie pour des raisons pécuniaires», cite Kamel Mastouri.

Certaines filières professionnelles sont aussi fortement demandées comme l’hôtellerie-restauration, l’esthétique, la plomberie ou encore les SPVL (Services de proximité et vie locale) et l’ASSP (Accompagnement des soins et services à la personne). Dans les filières générales et technologiques, les quelques lycées à option artistique, notamment cinéma, ne peuvent non plus satisfaire toutes les requêtes, tout comme ceux proposant Sciences de l’ingénieur (SI), explique le responsable de SOS Rentrée.

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