La surpopulation carcérale ne faiblit pas à la Maison d’arrêt de Fresnes. Les chiffres officiels du ministère de la Justice font état d’un taux d’occupation de 156%, et selon des sources internes, le ratio approcherait davantage les 170%.
Quant à l’encadrement, il varie selon les situations mais peut aller jusqu’à 1 surveillant pour 120 détenus.
Difficile dans ces conditions de créer les conditions optimales pour éviter que la violence extérieure s’arrête à l’intérieur des murs.
Alors que quelques 70 surveillants des prisons de Fresnes, Fleury-Mérogis (Essonne), Bois-d’Arcy (Yvelines), Versailles (Yvelines) et Réau (Seine-et-Marne), se sont mobilisés pour bloquer l’accès à la prison de Fresnes afin de dénoncer ce manque de moyens le jeudi 30 octobre dernier, le sénateur-maire UMP de Saint-Maurice, Christian Cambon a déposé à nouveau une question écrite au gouvernement sur cette question.
Le parlementaire avait déjà questionné le gouvernement à l’été 2013. En octobre, la garde des Sceaux, Christiane Taubira lui avait répondu qu’une augmentation de 20% de crédit de rénovation avait été octroyée pour améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions de détention, et qu’un plan exceptionnel de 33 millions d’euros allait permettre de mieux sécuriser les établissements. Concernant l’encadrement à Fresnes, la ministre avait assuré que près de 97% des postes étaient pourvus.
Suite au suicide d’une surveillante de la prison quelques jours plus tard, le sénateur avait reposé une question à la garde des Sceaux, pointant la différence entre les chiffres du ministère et ceux des syndicats. “La ministre a constaté que, sur un plan général, l’administration pénitentiaire avait relevé soixante-dix agressions contre le personnel en 2012 et que, à ce jour, 35 avaient été recensées en 2013. Alors que les syndicats pénitentiaires annoncent le nombre de 114 agressions physiques et 232 insultes et menaces pendant la période du 1er janvier au 30 septembre 2013. Cette différence d’interprétation des chiffres a provoqué la colère des personnels et des syndicats pénitentiaires“, relevait le sénateur.
C’est dans ce double contexte de demande restée sans réponse et de nouvelle mobilisation des syndicats que le parlementaire a adressé une nouvelle question à la Garde des Sceaux début novembre.
“Un an plus tard, la situation n’a malheureusement pas changé. À Fresnes, il y a un surveillant pour 120 détenus, le nombre d’agressions augmente et l’interdiction des fouilles intégrales pour les détenus accédant au parloir favorise davantage l’entrée de la drogue et des portables dans la prison“, s’alarme l’élu qui demande “quelles mesures la Garde des Sceaux souhaite-t-elle prendre pour assurer des conditions de travail et de sécurité décentes pour les agents pénitentiaires.”
Je rigole qui a décidé de ne remplacer qu’un fonctionaire sur deux qui part à le retraite?
et voilà que ceux qui onr décidé cela se plaignent que l’on manque de gardien de prison. m Cambon soyez cohérents avec vous et accepter les conséquences de la politique que vous pronnez et arreter avec ce discour à géométrie variable.
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