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Livres | Val de Marne | 25/09/2014
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Christian Favier dévoile sa plaidoirie en faveur des départements

Christian Favier dévoile sa plaidoirie en faveur des départements
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Livre Christian FavierC’est ce jeudi 25 septembre que sort en librairie « Coup d’état contre les départements », livre réquisitoire contre la suppression des départements de Christian Favier, sénateur PCF et président du Conseil général du Val de Marne. 

Allégé du formalisme d’un discours institutionnel, ce coup de gueule de 150 pages reprend les principaux arguments de l’élu contre la suppression de l’échelon départemental comme la nécessité de proximité avec les habitants pour percevoir ce qui ne va pas ou porter des projets de territoire comme la future ligne 15 sud du Grand Paris Express, initiée au niveau des élus locaux dans le cadre du projet Orbival. « Ce va-et-vient entre le terrain et la décision politique est le poumon de la démocratie départementale« , plaide-t-il.

Pas de mille-feuille

Le président du Conseil général fait aussi son quatre-heure de la métaphore du mille-feuille pour illustrer les différents échelons de collectivité locale (ville, intercommunalité, département, région, syndicats intercommunaux…) « Je ne vois pas , dans ma longue Christian Favierexpérience, d’empilements ni de doublons dans les partenariats que les collectivités territoriales établissent entre elles. Ce que je constate est même l’exact inverse (…). Les fonctions ne se superposent pas, elles s’articulent, elles se complètent pour mener à bien des projets utiles« , argue le sénateur qui  défend une mise en réseau « particulièrement bien adaptée à la complexification de notre monde ». Et de citer le projet de lycée de l’eau à Choisy-le-Roi, faisant intervenir ville, communauté d’agglomération, département, région et entreprises. Le sénateur fustige en revanche l’excès de promotion de chaque échelon se sentant obligé de prouver que c’est lui qui l’a fait, évoquant « la guerre des logos directement inspirée des stratégies élaborées dans l’univers des marques commerciales. » « Ce qui doit être ‘visible’, c’est le bon fonctionnement de la démocratie de terrain et non la gloriole du service impliqué. »  L’élu dénonce également les  transferts de compétence sans les transferts financiers correspondants, dans le cadre des routes et voiries notamment, obligeant à « monter des usines à gaz qui en effet mobilisent en parallèle l’administration de l’Etat et les administrations territoriales. »

Financièrement, l’élu refuse le reproche d’endettement des collectivités, rappelant que le budget des collectivités locales ne peut être en déficit et que la partie fonctionnement doit obligatoirement être à l’équilibre, les emprunts ne pouvant financer que l’investissement. Et d’insister sur le rôle des investissements dans l’emploi. « Le Val de Marne investit chaque année 300 millions d’euros qui représentent  4 000 emplois privés« , détaille-t-il. Quant au coût des élus locaux eux-mêmes, il l’estime à 0,04% des budgets locaux.

La bonne échelle pour faire contrepoids à la capitale?

Concernant spécifiquement les départements de petite couronne, le président du Conseil général reconnaît qu’ils ne disposaient pas,  lors de leur création en 1967, d’une identité historique comme en province, cette couronne étant surtout perçue comme la banlieue, « arrière-cour » de la capitale. Il défend en revanche leur capacité à imposer cette banlieue. « Désormais, Paris n’a plus à ses portes une constellation de communes incapables de faire vraiment entendre leur voix, mais des départements qui dépassent le million d’habitants »

Clause de compétence générale

Au-delà de la seule défense de l’échelon départemental, le président du Conseil général milite pour conserver sa clause de compétence générale, qui lui permet d’intervenir dans tous les domaines (artistique, culturel, associatif…) même si cela ne fait pas partie de ses attributions obligatoires. Pour l’élu, c’est cette clause qui permet de concrétiser ses choix politiques (crèches, musées, animations, aide au transport, prévention…). Et de pointer au passage les revirements autour de cette clause, supprimée sous Nicolas Sarkozy puis rétablie sous François Hollande et à nouveau annoncée comme allant être supprimée par Manuel Valls.

Concernant la mise en place d’une échelle régionale comme unité standard au niveau européen, le parlementaire détaille les organisations des pays voisins pour en illustrer la disparité, même en Allemagne.

Coup d’Etat contre les départements
Editions de l’Atelier
10 euros

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