Société | Val de Marne | 28/11/2014
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Convention pour mieux lutter contre les violences conjugales des femmes migrantes

Convention pour mieux lutter contre les violences conjugales des femmes migrantes
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Thierry Leleu-Créteil-Violence-conjugalesMieux identifier les femmes migrantes victimes de violences conjugales et les inciter à porter plainte : tel est l'objet du protocole signé entre la préfecture du Val-de-Marne, l’Office Français de l'Immigration et de l'Insertion (OFII) et le Centre d'information des droits des femmes et des familles (CIDFF) départemental ce mardi 25 novembre.

Les femmes migrantes sont en effet davantage exposées aux violences conjugales en raison d’une combinaison  de facteurs comme la mauvaise maîtrise de la langue, les différences entre le droit de leur pays d’origine et le droit français … « Si les violences faites aux femmes touchent tous les milieux sociaux, toutes les classes d’âge et toutes les cultures, les femmes migrantes sont confrontées à des situations de vulnérabilité particulière, du fait de leur statut administratif, de leur précarité économique… » détaille le préfet Thierry Leleu. « Beaucoup d’entre elles subissent des choses qui ne sont pas considérées comme des violences dans leurs pays d’origine, insiste Isabelle Belleau-Briard, directrice territoriale de l’Office Français de l’Immigration et de l’Insertion (OFII) de Créteil. Mais on doit leur faire comprendre que le droit français les protège »

De la prise de conscience au dépôt de plainte

Le protocole de coopération signé entre l’Etat-OFII et le CIDFF du Val de Marne prévoit  un meilleur partage des informations et des initiatives ciblées comme par exemple la tenue d’une permanence hebdomadaire de six heures destinée uniquement aux femmes migrantes ou une démarche de sensibilisation aux violences conjugales à l’occasion des formations de l’OFII, ainsi qu’une formation des personnels pour mieux repérer les personnes victimes.

Ces sensibilisations doivent inciter les personnes à porter plainte. « Seuls 16% des personnes affirmant avoir subi des violences conjugales déposent plainte » regrette Thierry Leleu. Dans cette optique, des dispositions ont déjà été prises dans le département comme l’analyse approfondie des mains courantes liées aux violences conjugales ou encore la mise en place d’un téléphone grand danger pour certaines personnes. Voir précédent article à ce sujet.

 

 

Les initiatives viennent aussi des associations. Dans le Val-de-Marne, Tremplin 94 – SOS Femmes organise par exemple la Mirabal, une course à pied conviviale qui se tient chaque année dans le parc du Tremblay de Champigny-sur-Marne (prochaine édition dimanche).

Un numéro d’appel national : le 3919

Au cours de l’année 2013, 146 personnes sont décédées suite à des violences conjugales (soit 22% des homicides en France). 121 d’entre elles étaient des femmes. 3 habitaient dans le Val-de-Marne. Un numéro national, gratuit et anonyme, le 3919, existe depuis plusieurs années pour demander de l’aide et être mis en contact avec des associations et organismes locaux d’accompagnement. Depuis le début de l’année, ce 3919 a déjà reçu 1162 appels provenant du département. Le CIDFF 94 s’est pour sa part occupé de 336 personnes reconnues pénalement comme victimes de violences conjugales.

 

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