Élections | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 25/11/2014
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Départementales 2015 : la gauche peine à se rassembler, la droite discute

Départementales 2015 : la gauche peine à se rassembler, la droite discute
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bulle origami : départementales marianne 2015A quelques mois des élections départementales des 22 et 29 mars, les alliances à gauche peinent à dépasser la première vitesse. De l’autre côté de l’échiquier, le centre s’est mis en ordre de bataille et s’apprête à discuter avec l’UMP.

Au sein du PS, les sections voteront le 3 décembre pour désigner leurs candidats. En dehors de Choisy-le-Roi Villeneuve-Saint-Georges où plusieurs candidatures doivent êtré départagées, les sections PS sont d’accord sur leurs quatre candidats (un binôme homme-femme avec leurs remplacements respectifs) dans la majorité des cantons, ce qui n’empêchera pas de constituer des alliances ensuite. Dans plusieurs cantons, les candidatures ont aussi d’emblée été gelées en l’attente d’un accord. Le PS validera ensuite ses investitures le 11 décembre. Si des accords sont en bonne voie avec le MRC et le PRG, et que des discussions ont avancé avec EELV,  aucune alliance n’a toutefois été scellée avec le PCF dans aucun canton à ce jour. De quoi agacer le PS alors que son premier fédéral, le sénateur-maire d’Alfortville Luc Carvounas a lancé un appel aux alliances dès septembre. « Nous n’allons pas attendre indéfiniment et présenterons des candidats dans tous les cantons si’l le faut« , prévient Jonathan Kienzlen,  secrétaire fédéral aux sections du PS du Val de Marne.

Au PCF, on maintient le tempo, rappelant que seules quelques alliances avaient été scellées fin décembre 2013 lors des élections municipales. « Nous ne voulons pas imposer notre rythme mais ne souhaitons pas nous le faire imposer non plus », pointe Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental du PCF. Le parti, qui a lancé sa plate-forme participative Val de Marne à venir il y a peu, et organisé plusieurs réunions avec ses sympathisants pour recueillir leurs avis, souhaite proposer un socle de grands principes d’ici quelques jours. Une base qui n’aura pas vocation à graver un programme dans le marbre mais à rappeler les convictions essentielles (« lutte contre les politiques d’austérité« , cite-t-on par exemple) à partir des quelles s’accorder ici ou là sur un programme commun. Le PCF espère ensuite avancer rapidement sur les éventuelles alliances,  avant Noël.

De son côté, EELV décidera des investitures lors d’un Conseil régional le 16 décembre, précédé quelques jours avant d’un Conseil départemental. C’est donc en ce moment que s’opèrent les discussions au sein des sections et avec les autres partis.

 

 

En parallèle, la majorité du Conseil général doit se réunir le 8 décembre avec ses différents partenaires de gauche pour faire son bilan.

Arcueil-Cachan : exemple de la quadrature du cercle

Sur le terrain, les choses ne sont pas plus faciles qu’au niveau départemental, et les doubles cantons doublent aussi les difficultés à se mettre d’accord car les positions d’un même parti ne sont pas forcément les mêmes entre une ville et sa voisine.

Le cas du canton d’Arcueil-Cachan témoigne de ces difficultés. Maire EELV d’Arcueil, Daniel Breuiller vient de lancer à nouveau un appel à l’union dès le premier tour, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur les convictions partagées en termes de politiques publiques locales plutôt que de s’arrêter aux divergences nationales. « Il ne s’agit pas de ‘sauver la gauche’  mais les politiques publiques menées par la majorité départementale », insiste l’élu. (lire sa déclaration complète) Mais l’union reste loin d’être gagnée dans ce canton, qui ne fait de toutes façons pas partie des cantons charnière pour faire basculer le département à droite.

Le PS devrait soutenir Daniel Breuiller -en tant que conseiller général sortant, à condition que ce soit lui qui se présente. Il serait alors en binôme avec une candidate PS,  Hélène de Comarmond, première adjointe au maire de Cachan. Pour l’heure, Daniel Breuiller n’a toutefois pas encore confirmé s’il sera candidat lui-même. Une candidature de Christian Métairie, son premier adjoint, fait aussi partie des hypothèses tandis que Daniel Breuiller pourrait envisager de se présenter aux régionales. La position du PS pourrait alors être différente. EELV Cachan, qui a présenté un candidat contre le député-maire Jean-Yves Le Bouillonnec aux municipales 2014,  n’a pas non plus pris position à ce jour.  Quant au PCF, qui fait partie de la majorité municipale à Arcueil comme à Cachan, il n’est pas certain pour autant qu’il soit sur la même  longueur d’onde dans les deux villes. A Arcueil, Carine Delahaye, n’a pas encore pris position mais son nom circule déjà comme possible candidate. Cette dernière reconnait du reste, bien qu’étant dans la majorité municipale de Daniel Breuiller, que les positions nationales précédentes d’EELV sur les départements et la réforme territoriale ne sont pas compatibles et que cela pose un problème de cohérence dans le cadre d’une campagne électorale.

Si le canton d’Arcueil-Cachan n’est pas un enjeu départemental car la majorité de gauche y est relativement acquise, il n’en est pas de même à Orly Villeneuve-le-Roi Ablon-sur-Seine, Limeil Valenton Villeneuve-Saint-Georges, Villejuif ou encore Fresnes L’Haÿ-les-Roses, qui pourrait bien être « le » canton de la bascule, à regarder les chiffres des municipales.

Discussions achevées au centre-droit et imminentes avec l’UMP

A droite et au centre-droit, tout n’est pas encore calé non plus mais les partis ont une grosse épine du pied en moins, étant tous dans l’opposition gouvernementale. S’il leur faut se mettre d’accord pour faire de la place à chaque ambition et donner une représentation à chaque parti, permettant notamment de constituer un  vrai groupe centriste à l’assemblée départementale, au moins peuvent-ils s’accorder plus facilement sur le programme et contester d’une seule voix les baisses des dotations aux collectivités locales. Pour l’instant, UDI et Modem ont discuté ensemble, et seraient d’accord sur quasiment tous les cantons. Les discussions avec l’UMP doivent se tenir officiellement dans quelques jours mais ont déjà commencé de manière informelle ici ou là, indique, confiant, Laurent Lafon, président de l’UDI Val de Marne. L’UMP doit elle même se réunir pour désigner ses candidats le 2 décembre. Le centre droit entend en tout cas jouer son rôle, notamment dans les cantons charnières où il est bien présent, qu’il s’agisse par exemple de Villejuif ou de Fresnes.

 

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