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Environnement | Val de Marne | 16/10/2014
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Gaz de schiste : D. Breuiller et J. Perreux répondent J-L Laurent

Gaz de schiste : D. Breuiller et J. Perreux répondent J-L Laurent
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carte geologiqueSuite à la tribune de Jean-Luc Laurent, député-maire MRC du Kremlin-Bicêtre, pour défendre la réouverture du débat sur le gaz de schiste pour réduire la dépendance énergétique de la France vis-à-vis de l’extérieur, les deux conseillers généraux écologistes du Val de Marne, Jacques Perreux et Daniel Breuiller, lui répondent.

« Le gaz de schiste est du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO² et les études montrent des fuites de 3 à 9 % des installations pendant la courte vie du Daniel-Breuillerjacques perreuxpuits (un an à 5 au maximum) et surtout après. L’Agence Internationale de l’Energie elle-même convient qu’il faut laisser une partie des hydrocarbures sous terre si on ne veut pas accentuer le dérèglement climatique. En matière de dépendance, pour produire ne serait-ce que le quart de notre consommation annuelle, des dizaines de milliers de puits seraient nécessaires – il y a plus de 600 000 puits aux USA, et les études sur une décennie ont montré la création de moins de 2 emplois par puits. Mais la densité de 3 à 4 habitants/km² dans la plupart des régions américaines concernées n’a rien à voir avec celle de plus de 110 habitants/km² de notre beau pays, voire au-delà plus proche de 200 habitants/km² en Île-de-France, et l’impact des pollutions éventuelles de l’air, du sol et de l’eau auraient des conséquences dramatiques sur la santé des franciliens – les études montrent une augmentation des maladies respiratoires mais aussi des cancers à proximité des puits« , détaillent le conseiller d’opposition de Vitry-sur-Seine et le maire d’Arcueil, ajoutant que la production serait trop marginale pour influer sur les prix du gaz.

« Par ailleurs, les « schistes » du bassin parisien ne renferment pas de gaz. Dans la continuité de l’exploitation pétrolière conventionnelle à l’oeuvre en Seine & Marne depuis 40 ans, qui produit tout juste 1 % de notre consommation actuelle, c’est du pétrole qu’on pourrait y trouver – et les arguments ci-dessus sont d’autant plus justes : le prix du pétrole est un prix mondial », ajoutent les deux élus qui rappellent qu’à l’exception des trois députés MRC, toute la gauche a voté la loi de transition énergétique pour sortir des énergies carbonées, et qu’au sein du Conseil général, « les conseillers généraux de tous bords ont réaffirmé leur opposition au principe de la fracturation hydraulique nécessaire au forage de gaz et huile de schiste« . (voir article à ce sujet)

Voir leur réaction complète en commentaire de la tribune de Jean-Luc Laurent.

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