Gouvernance | Val de Marne | 16/11/2014
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Grand Paris : l’impossible mécano politique des Conseils de territoire

Grand Paris : l’impossible mécano politique des Conseils de territoire
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Mecano © julien tromeur - FotoliaTrois conseils de territoire pour le Val de Marne : un UMP qui se situerait à l’Est du côté de l’Actep, un PS au centre, qui s’appuierait sur Plaine centrale en descendant vers le plateau briard et un PCF à l’Ouest adossé à Seine-Amont, le Val de Bièvre et Orly, telle est l’une des hypothèses envisagées pour découper le département dans le cadre de la future métropole du Grand Paris.

Cette proposition, qui pour l’instant n’est qu’une option,  donnerait lieu à des territoires d’une taille importante (plus de 500 000 habitants), largement au-delà des 300 000 habitants minimum prévus par la loi, permettant d’englober à chaque fois plusieurs intercommunalités et des périmètres de Contrat de développement territorial.

Cette hypothèse, qui ne fait pas l’unanimité auprès des élus en termes de cohérence territoriale, ne résout toutefois pas non plus complètement la question des étiquettes politiques.

Si à l’Ouest du département, les trois territoires que sont le Val de Bièvre (éconduit par sa composante alto-séquanaise), Seine-Amont et pôle d’Orly semblent prêts à se rapprocher pour constituer un seul Conseil de territoire, dont la majorité devrait conduire à une gouvernance PCF, l’affaire est plus compliqué au centre, et par ricochet, à l’Ouest.

Certes, la ville préfecture, Créteil (91 000 habitants), est PS, tout comme sa voisine Alfortville (45 000 habitants), ainsi que Boissy-Saint-Léger (16 000 habitants), qui a décidé de quitter la communauté du Haut Val de Marne pour pouvoir intégrer le territoire central,  mais ce n’est pas le cas des autres communes environnantes. Au sud, Limeil-Brévannes est devenue UMP et le plateau briard est aussi majoritairement à droite. Et même si sa population est faible (25 000 habitants au total), ses  5 communes auront chacune le droit à un élu au sein du Conseil de territoire dont la gouvernance devrait être similaire à celle des actuelles communautés d’agglomération.

Au nord ouest, se posent les questions de Maisons-Alfort (54 000 hab, historiquement rattachée à Alfortville) et de Saint-Maur-des-Fossés (75 000 hab), deux bastions de l’UMP aux populations non négligeables. Les deux communes intégreront-elles le territoire central ou seulement l’une des deux ? La question n’est pas tranchée alors que ces villes sont aussi attirées par la partie Est du département.

Mais dans ce contexte, la seule ville de Bonneuil (16 000 hab) de majorité PCF, ne suffira pas à donner une majorité au PS. Villeneuve-Saint-Georges et Valenton doivent obligatoirement figurer dans la dot, quand bien même ces communes font partie du périmètre du futur CDIT du Grand Orly et que Valenton a émis le souhait de rejoindre communauté d’agglo Seine Amont. Les deux communes s’y refusent mais n’auront pas forcément le dernier mot, d’autant qu’elles sont situées géographiquement du même côté de la Seine que les communes de Plaine Centrale, argument territorial émis pour justifier ce découpage.

Que faire du Haut Val de Marne ? Ce territoire, entièrement à droite si Boissy se retire, ferait immanquablement basculer le territoire central à droite s’il lui est associé. D’où la tentation de le coller avec le reste de l’Est du département, où  l’Actep a déjà émis le souhait de constituer un grand territoire à cheval sur le 94 et le 93, dont la taille serait encore accrue. A l’Est, cela assurerait en revanche clairement une majorité UMP au territoire.

Un vrai casse-tête politique qui risque de ne pas contenter tout le monde. Mais il reste encore quelques mois pour trouver la solution.

Voir aussi : Créez votre Conseil de territoire en 2 clics

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